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Posts Tagged ‘Benoît RONDEAU’

2e Guerre Mondiale n°80 (Mars & Clio, 2018)

28 octobre 2018 Laisser un commentaire

Tout d’abord, il faut apprécier la rubrique des actualités et des recensions. Celles-ci concernent à la fois des ouvrages classiques et quelques pépites peu connues et à découvrir. Loin d’être des reprises de présentations promotionnelles, mais de réelles critiques originales, elles sont d’autant plus appréciables ! A noter le bon accueil fait à la Wehrmacht de Fall Gelb, au quatrième tome du Mémorial de la bataille de France ou des Témoins d’acier de la bataille des Ardennes (tomes 1 et 2). A découvrir, la bande dessinée d’un Français dans la tourmente.

Les combats de la Résistance française sont encore mal connus malgré quelques héros magnifiés, l’image des renseignements fournis aux Alliés en prévision du Débarquement ou encore la Libération de Paris. L’article sur le rôle du SOE britannique auprès des Français est donc passionnant d’autant qu’il est très bien illustré. Les copies de rapports d’époque sont très instructifs sur les termes employés du moment et les éléments rapportés. Ils méritent le détour et sont facilement accessibles au public francophone puisque rédigés en Français… Lire la suite…

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Rommel (Perrin, 2018)

23 octobre 2018 Laisser un commentaire

C’est au tour de la collection Maîtres de guerre chez Perrin de s’enrichir d’une biographie sur Erwin, l’un des plus célèbres chefs militaires allemands de la Seconde Guerre mondiale. Élevé au rang de mythe par la propagande du III. Reich puis par les Britanniques eux-mêmes, son image s’est très nettement dégradée au début des années 2000 quand le recul historique et la fin de la Guerre Froide permettent de regarder plus objectivement le rôle de la Wehrmacht, de ses chefs et de ses hommes dans la crimes de guerre nazis.

Écrite par Benoît RONDEAU, cette nouvelle biographie recherche un certain équilibre entre ces différentes posture. Il en ressort un ROMMEL tout en nuance. L’homme d’abord, dévoré d’ambition, il possède une très haute opinion de lui-même qui lui attire nombre d’inimitiés. Sur le plan personnel, on y trouve un jeune homme père d’un enfant naturel qui en assume la charge toute sa vie et un mari qui entretient une correspondance quasi quotidienne avec son épouse. D’une énergie débordante quand il est en première ligne, parfois agité, gonflé à bloc lors des campagnes victorieuses menées en France et en Afrique, il est bien plus fragile quand la situation se retourne. Il est alors dépressif et sombre dans le défaitisme. Lire la suite…

Patton, la chevauchée héroïque (Tallandier, 2016)

5 août 2018 2 commentaires

En complément de plusieurs ouvrages consacrés à l’armée allemande (Afrikakorps, l’armée de Rommel, Invasion ! Le Débarquement vécu par les Allemands, L’armée d’Hitler), ou au Débarquement (Les divisions du Débarquement, Les opérations aéroportées du Débarquement), sans compter un nombre conséquent d’articles parus notamment dans le magazine 2e Guerre Mondiale, Benoît RONDEAU s’attaque avec brio aussi aux généraux emblématiques de la Seconde Guerre mondiale.

En témoigne ce Patton, avant de revenir à Rommel.

L’auteur puise dans les écrits de l’intéressé et de ses contemporains pour alimenter sur une base chronologique la trame de son livre. Son recul et surtout sa connaissance de certains théâtres d’opérations (Afrique du Nord, Normandie) lui permettent d’offrir un texte équilibré qui tient compte aussi de la perception de l’adversaire. Loin des récits politiquement corrects qui tendent à orienter les lecteurs avec des yeux contemporains, Benoît RONDEAU se garde de porter un jugement sur les opinions de George PATTON, bien qu’elles soient particulièrement bien tranchées et parfois sulfureuses. Elles font néanmoins partie intégrante du personnage dont il faut aussi savoir différencier les provocations des intimes convictions. Les actes traduisent plus le sentiment profond que les paroles qui relèvent parfois du théâtre. L’exemple de PATTON est à cet égard criant.

Car le sujet de cette biographie est à l’évidence un personnage. Bien plus complexe que ses propos crus peuvent laisser transparaître. Seule certitude, son ego est gigantesque. Contrairement à certains de ses contemporains et aux « grandes » individualités (réelles ou supposées) qui font partie intégrante de l’Humanité et de tout groupe humain (hier, aujourd’hui et demain), il ne s’en cache pas et l’assume pleinement. Lire la suite…

2e Guerre Mondiale n°78 (Mars & Clio, 2018)

Le sommaire de ce numéro de 2e Guerre Mondiale met à l’honneur l’engagement des blindés des différents belligérants de la Seconde Guerre mondiale dans les tous derniers mois de la guerre.

A l’Est, ce sont les combats de Courlande et de Berlin qui sont décrits. Les premiers mettent en avant le rôle de pompier du front su III. SS-Panzer-Korps qui participe aux quatre premières batailles pour défendre cet îlot allemand isolé en Lettonie avant d’être évacué par la mer. Ce transfert par la Baltique est d’ailleurs une prouesse car les unités sélectionnées conservent leur cohésion et peuvent rapidement reprendre le combat. La bataille de Berlin voit quant à elle l’engagement massif de blindés par l’Armée Rouge pour compenser son manque d’infanterie. C’est d’ailleurs le mérite de cette étude de souligner l’état des vainqueurs qui sortent quand même particulièrement usés de quatre années de guerre avec le III. Reich et des pertes abyssales qu’ils ont subi. Paradoxalement, la défense allemande s’appuient sur des fantassins qui n’ont à disposition que quelques armes individuelles, dont certaines très performantes au contraire des Soviétiques qui compensent leur manque d’hommes par du matériel (chars et artillerie) et des troupes spécialisée (génie). C’est dire combien les combats des derniers mois ont été douloureux aussi pour les Soviétiques et que les Allemands se sont défendus avec acharnement. A noter également un réflexion judicieuse sur la configuration de l’agglomération berlinoise fragmentée par une multitude de coupures humides.

A l’Ouest, ce numéro propose une très intéressante analyse comparative de trois opérations en Normandie : Cobra pour les Américains, Bluecoat pour les Britanniques et Lüttich pour les Allemands. Lire la suite…

2e Guerre Mondiale n°75 (Mars & Clio, 2018)

2GM 075Ce numéro de 2e Guerre mondiale de Mars & Clio Editions s’articule autour de quatre articles majeurs. Le premier est tout simplement extraordinaire.

En effet, la percée des Ardennes en mai 1940 est souvent relatée dans le détail, mais principalement du côté allemand. Ce n’est pas le cas ici, puisque Pascal KREGER (compagnon d’écriture de Jean-Yves MARY dans la rédaction des fabuleux séries d’ouvrages consacrés à mai et juin 1940 – Le corridor des Panzer volume 1, Le Corridor des Panzer volume 2, Le carrousel des Panzer volume 1, Le Carrousel des Panzer volume 2, Mémorial de la bataille de France volume 1, Mémorial de la bataille de France volume 2) présente les faits côté belge et Chasseurs ardennais. Au cours des premières heures de l’offensive allemande, les deux camps se livrent à une course contre la montre. D’un côté pour avancer le plus vite possible avec une série d’opérations spéciales destinées à ouvrir la route des unités blindées, de l’autre avec des combats retardateurs pour avoir le temps de préparer la ligne de résistance principale. Les combats menés par les Chasseurs ardennais montrent qu’il est possible de résister et de ralentir l’avance allemande à partir du moment où les unités s’accrochent au terrain ou qu’elles ne reçoivent tout simplement pas l’ordre de décrocher… Le courage de ces hommes est mal employé compte tenu d’une appréciation erronée des grands états-majors alliés, notamment français, et une stratégie belge déconnectée des intérêts de l’alliance formée avec la France (cf. Jean-Claude DELHEZ, La déroute française de 1940, la faute aux Belges ?). Les photos attachées à l’article méritent également le détour… Lire la suite…

2e Guerre Mondiale hors-série n°42 (Mars & Clio, 2017)

21 juin 2017 2 commentaires

2e Guerre Mondiale HS 042Dans ce numéro hors-série du magazine 2e Guerre Mondiale, Benoît RONDEAU (voir son interview à l’occasion de la parution de son livre Invasion ! Le Débarquement vécu par les Allemands) revient sur la bataille de Caen qui constitue l’ultime affrontement personnifié entre MONTGOMERY côté Alliés et ROMMEL côté Allemands. Les textes procurent une véritable analyse des événements en offrant des perspectives de réflexion aux lecteurs ne se contentant pas d’égrainer des dates et des faits.

Le fait de ne pas s’emparer de Caen dès le 6 juin 1944 au soir contrarie de facto les plans alliés pour l’exploitation du Débarquement. Seule l’incapacité des Allemands à mener rapidement une contre-offensive décisive permet aux Alliés de se retrouver bloqués dans leur tête de pont voire repousser à la mer. Dès lors, la guerre d’attrition qui s’engage ne peut tourner qu’en faveur des Alliés et sceller ainsi la bataille de Normandie. Lire la suite…

Batailles & Blindés n°79 (Caraktère, 2017)

Batailles et Blindes 079Très teinté Seconde Guerre mondiale, ce numéro de Batailles & Blindés montre néanmoins le chemin parcouru en un siècle par les chars de combat.

Le premier engagement des chars français Schneider CA en avril 1917 n’est pas glorieux comme le rappelle un article centré sur les opérations (très complémentaire de celui paru dans GBM n°120 plutôt focalisé sur les carences techniques du Schneider CA). Lire la suite…