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Batailles hors-série n°1 (Ysec, 2014)

25 janvier 2016 Laisser un commentaire

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Indispensable ! Ce premier numéro hors-série de l’époque Ysec apporte du neuf sur la bataille de Normandie et sur l’armée américaine. Loin de retracer les combats qui marquent l’itinéraire de l’armée américaines de ses têtes de pont à la percée d’Avranches, il s’attarde sur quelques points caractéristiques de l’US Army dont certains sont des atouts indéniables, sans pour autant occulter la face sombre des GI’s à propos des vols, viols et meurtres commis par certains de ses membres en Normandie.

Après ces thèmes (voir le sommaire ci-après), une petite vingtaine de pages balayent la liste des unités engagées en Normandie (armées, corps d’armées et divisions) en précisant les unités qui leurs sont attachées, les commandants et à un bref historique qui s’arrête à la Normandie. Petit regret, comme souvent, il y a peu d’éléments statistiques sur les effectifs, les dotations, les pertes ou les résultats des combats. Preuve qu’il existe encore de nombreuses pistes à explorer pour les chercheurs ! Lire la suite…

Automne 1944, échec allié ou redressement allemand ? (Batailles & Blindés hors-série n°25, Batailles n°66)

18 octobre 2014 2 commentaires

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La bataille de Normandie débouche en août 1944 sur une claire victoire alliée. Le front allemand est percé et la Wehrmacht condamnée à abandonner les conquêtes du printemps 1940. Alors que les Allemands sont dans l’impossibilité d’offrir une résistance organisée et d’être en capacité de reprendre l’initiative, le mois de septembre voit tous les espoirs alliés de terminer la guerre avant Noël s’envoler.

Sur le front Ouest, le second semestre 1944 se déroule en quatre étapes :

  • La victoire alliée en Normandie
  • L’enlisement allié
  • La consolidation des positions des deux camps
  • La contre-offensive allemande dans les Ardennes et en Alsace

La question est donc ouverte : s’agit-il d’un échec allié ou d’un spectaculaire redressement allemand ?

Deux numéros viennent alimenter la réflexion. Le numéro 66 du magazine Batailles se penche plutôt sur la réaction allemande et la capacité du III. Reich à rétablir une situation qui pouvait paraître désespérée. De son côté hors-série numéro 25 de la revue Batailles & Blindés analyse la succession des erreurs que commettent les Alliés.

La poche de Falaise marque d’un côté la fin de la bataille de Normandie pour les Allemands mais aussi le début des décisions erronées alliées. Même en laissant un matériel important et plusieurs milliers de prisonniers, les Allemands préservent l’essentiel. Le franchissement de la Seine et le repli du Sud de la France sont deux succès défensifs à mettre au crédit allemand. La problématique est la même : comment sauver ce qui peut l’être et ramener le maximum de troupes sur les frontières du Reich à défaut d’être capable de mettre en place des lignes de défense intermédiaires.

L’exploitation du succès normand est clairement un échec allié. Si les moyens militaires sont là, la logistique n’est pas suffisante, même si elle est colossale, pour alimenter correctement tous les axes de progression : Bretagne, Nord, Ouest… Des choix sont à faire, et seuls des compromis verront le jour pour des questions essentiellement politiques et relationnelles au sein des Alliés. Les Américains sont stoppés en Lorraine et les Alliés tenus en échec en Hollande.

En fait, c’est l’addition de petits événements qui s’accumulent et qui conduisent à l’impossibilité alliée de terminer la guerre avant Noël :

  • L’impossibilité alliée de boucler hermétiquement la poche de Falaise
  • Le succès des replis allemands par la Seine et du Sud de la France
  • Le blocage des principaux ports français avec l’établissement de forteresses qui détournent des unités alliées et empêchent la multiplication des points de ravitaillement sur les côtes
  • L’incapacité alliée à encercler la 15. Armee et à s’emparer de l’embouchure de l’Escaut pour se servir d’Anvers dont les installations portuaires sont pourtant capturées intactes
  • L’inadéquation des plans opérationnels américains en Lorraine
  • L’opération aéroportée « Market-Garden » mal conçue, sur un terrain inapproprié
  • Le maintien de la cohérence tactique des unités allemandes rodée par des années de guerre et de situations acrobatiques, sans oublier une discipline de fer et une éducation idéologique relayées par une propagande omniprésente

Comme le souligne John MOSIER dans son livre Le mythe du Blitzkrieg, les Alliés répètent les mêmes erreurs que les Allemands en Hollande en 1940 ou pendant la Première Guerre mondiale face à des unités relativement faibles mais bien installées dans des fortifications rustiques comme à Metz.

En fait, l’analyse comparée des erreurs alliées et des mesures de redressement allemand démontre que comme souvent, celui qui gagne au final est celui qui fait le moins d’erreurs. Cela dit, le déséquilibre stratégique et des forces est tel, qu’une défaite alliée et une victoire du III. Reich étaient impossibles sauf à imaginer une succession de décisions désastreuses d’un côté et un sans-faute de l’autre. Les conséquences de l’automne 1944 ne se ressentent pas immédiatement mais sur le seconde moitié du XXème siècle avec l’abandon de toute l’Europe de l’Est au profit de l’URSS… Et la Guerre froide qui en résulte.

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Militaria hors-série n°90 (Editions Histoire & Collections, avril / mai / juin 2014)

6 avril 2014 1 commentaire

revue_militaria_hs_090**** Excellent / *** Très bien / ** Bien / * Moyen / x A éviter

Le 70ème anniversaire du Débarquement en Normandie apporte son lot de nouvelles publications, livres ou revues. Nul doute que le meilleur côtoiera le pire.

C’est avec un peu d’appréhension que j’ai ouvert ce numéro hors-série en me disant, « quoi de neuf ? ».

Rapidement, la qualité de l’exercice est apparue. Tout d’abord, sur le fond, Yves BUFFETAUT apporte une synthèse de l’histoire du Mur de l’Atlantique et sa genèse après le renoncement des projets d’invasion de la Grande-Bretagne à l’arrivée de ROMMEL les mois qui précèdent le Débarquement en passant par une description de l’Organisation Todt qui reste indissociable du Mur même si ce ne fut pas là sa seule activité.

Sur la forme, la mise en page est soignée, les photos issues des archives officielles sont très belles même si globalement très connues.

Ce qui rend ce numéro véritablement excellent, ce sont la qualité et l’originalité des dessins et profils couleurs de Jean RESTAYN. Le numéro s’ouvre sur un dessin sur deux pages du canon « Leopold » sur voie ferrée qui sort de son tunnel de protection. Au-delà des profils relativement classiques de canons et de tracteurs blindés, le dessinateur nous propose également des profils de canons de 15 cm sous tourelle tels qu’ils ont été installés à Longues-sur-Mer ou à Vasouy. L’artillerie lourde sur voie ferrée n’est pas en reste avec ses canons de 21 et 24 cm.

Un article dédié aux mines allemandes du Mur de l’Atlantique est également présent. Il aborde la façon dont elles sont utilisées et les contraintes liées à leur usure compte tenu de l’environnement dans lequel elles sont posées (mer, sable).

Enfin, la partie reportage se concentre sur les trois batteries opérées par la Kriegsmarine dans la zone du Débarquement (Crisbecq, Longues-sur-Mer et Vasouy) avec de belles photos couleurs actuelles. Seul regret, des cartes et des plans en coupe des ouvrages de ces ouvrages auraient été bienvenus !

En conclusion, un numéro à recommander les yeux fermés !


 

=> Sommaire détaillé

=> Militaria Magazine hors-série n°90, Editions Histoire & Collections, avril / mai / juin 2014, 11,50 € (prix à parution, France métropolitaine), 84 pages

=> Texte, photos N&B et couleurs, profils couleurs


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