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Posts Tagged ‘Bernard MONTGOMERY’

Patton, la chevauchée héroïque (Tallandier, 2016)

En complément de plusieurs ouvrages consacrés à l’armée allemande (Afrikakorps, l’armée de Rommel, Invasion ! Le Débarquement vécu par les Allemands, L’armée d’Hitler), ou au Débarquement (Les divisions du Débarquement, Les opérations aéroportées du Débarquement), sans compter un nombre conséquent d’articles parus notamment dans le magazine 2e Guerre Mondiale, Benoît RONDEAU s’attaque avec brio aussi aux généraux emblématiques de la Seconde Guerre mondiale.

En témoigne ce Patton, avant de revenir à Rommel.

L’auteur puise dans les écrits de l’intéressé et de ses contemporains pour alimenter sur une base chronologique la trame de son livre. Son recul et surtout sa connaissance de certains théâtres d’opérations (Afrique du Nord, Normandie) lui permettent d’offrir un texte équilibré qui tient compte aussi de la perception de l’adversaire. Loin des récits politiquement corrects qui tendent à orienter les lecteurs avec des yeux contemporains, Benoît RONDEAU se garde de porter un jugement sur les opinions de George PATTON, bien qu’elles soient particulièrement bien tranchées et parfois sulfureuses. Elles font néanmoins partie intégrante du personnage dont il faut aussi savoir différencier les provocations des intimes convictions. Les actes traduisent plus le sentiment profond que les paroles qui relèvent parfois du théâtre. L’exemple de PATTON est à cet égard criant.

Car le sujet de cette biographie est à l’évidence un personnage. Bien plus complexe que ses propos crus peuvent laisser transparaître. Seule certitude, son ego est gigantesque. Contrairement à certains de ses contemporains et aux « grandes » individualités (réelles ou supposées) qui font partie intégrante de l’Humanité et de tout groupe humain (hier, aujourd’hui et demain), il ne s’en cache pas et l’assume pleinement. Lire la suite…

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39/45 Magazine hors-série n°4 (Heimdal, 1988)

7 février 2018 Laisser un commentaire

Issu des premiers numéros hors-série de 39/45 Magazine qui donnent par la suite la naissance au magazine Historica, ce quatrième numéro hors-série couvre le déroulement des opérations de la percée d’Avranches suite au succès de l’opération Cobra jusqu’au franchissement de la Seine par l’armée allemande en retraite. Si le titre de la couverture (la retraite allemande) peut laisser penser à une vision essentiellement germanique, le texte analyse surtout les errements du commandement allié qui empêchent de prendre dans la nasse de la poche de Falaise / Trun / Chambois la majeure partie du corps de bataille allemand engagé contre la tête de pont alliée depuis le Débarquement du 6 juin 1944.

Sur la petite centaine de pages que contient le numéro, seules une quinzaine sont du texte. Les autres proposent de nombreuses photographies issues des archives officielles de l’époque et plusieurs cartes.

Ce numéro est cependant essentiel pour la bonne compréhension du retard allié pour fermer la poche et des forces allemandes qui parviennent à s’échapper. Lire la suite…

39/45 Magazine n°1 (Heimdal, 1983)

28 janvier 2018 Laisser un commentaire

Il s’agit du tout premier numéro de 39/45 Magazine des Editions Heimdal qui lance ainsi sa revue six mois avant les célébrations du quarantième anniversaire du Débarquement allié en Normandie. L’accent est donc de suite mis sur la bataille de Normandie et le 6 juin 1944. Compte tenu de la couverture internationale de l’événement, ce numéro est trilingue (Français, Anglais et Allemand). Cette particularité complexifie quelque peu la mise en page

Ce numéro introductif pose les bases de ce qui fera le succès de la revue : iconographie abondante, études puisant leurs sources dans les témoignages des vétérans encore très présents à cette époque, des matchings permettant de comparer les lieux à quelques décennies d’intervalle. Est lancée la rubrique Bunkerarcheo qui traite des fortifications militaires et qui dès le départ se concentre sur le Mur de l’Atlantique. Lire la suite…

39/45 Magazine n°343 (Heimdal, 2017)

28 mai 2017 2 commentaires

3945 Magazine 343La couverture de ce numéro de 39/45 Magazine annonce un sommaire spécial blindés et c’est vrai que trois articles tournent autour de ce thème. Il ne s’agit pas particulièrement d’un historique de l’arme blindée au cours de la Seconde Guerre mondiale, mais plutôt de trois aperçus de chars en guerre au cours de l’année 1944… parmi un sommaire bien fourni et varié.   Lire la suite…

Les mythes de la Seconde Guerre mondiale (Perrin, 2015)

15 janvier 2017 Laisser un commentaire

perrin-2015-lopez-jean-wieviorka-olivier-mythe-de-la-seconde-guerre-mondialeIl faut toujours du temps pour que les faits et l’objectivité apparaissent. La Seconde Guerre mondiale ne fait pas exception à cette loi, bien au contraire d’ailleurs, compte tenu de la propagande entretenue par les différents belligérants au cours du conflit et le contexte particulièrement tendu entre l’Est et l’Ouest après 1945. En France également, il est toujours difficile d’aborder la période avec sérénité comme le prouvent les débats réguliers qui agitent les historiens, et les politiques, dès lors que sont abordés des sujets comme DE GAULLE, PETAIN, les différentes facettes de la Résistance, le rôle des communistes, la Collaboration, etc. A sa lecture, ce livre fait aussi penser à quelques mythes qui ne sont pas tous abordés. Des archives sont encore inaccessibles, surtout en Russie. A quand un second volume ? Lire la suite…

Batailles & Blindés n°71 (Caraktère, 2016)

30 janvier 2016 2 commentaires

Batailles et Blindes 071

Ce numéro regorge de sujets inédits et fait partie des grands crus de ce magazine à posséder impérativement dans sa bibliothèque. La couverture accrocheuse sur l’agonie de la Panzerwaffe à l’Est en 1945 ne suffit pas à résumer ce numéro !

Si la Belgique joue un rôle majeur dans l’avant mai 1940 et au cours des journées cruciales qui voient le III. Reich abattre d’un coup la Hollande, la Belgique elle-même, le Luxembourg et la France (voir La déroute française de 1940, la faute aux Belges ?), ses combats sont finalement très peu étudiés. C’est finalement tout l’intérêt de l’article consacré aux Renault ACG1 du Corps de Cavalerie belge qui représentent les seuls vrais blindés de l’Armée belge. Leur emploi est inappropié. Ils sont dispersés, disposés en support de l’infanterie. Bref, les huit exemplaires dont le lecteur suit le parcours un par un, ne s’illustrent pas particulièrement. Ils reprendront ensuite tous du service comme « Beute Panzer » sous la dénomination Panzer 738(f). Lire la suite…

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Automne 1944, échec allié ou redressement allemand ? (Batailles & Blindés hors-série n°25, Batailles n°66)

18 octobre 2014 1 commentaire

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La bataille de Normandie débouche en août 1944 sur une claire victoire alliée. Le front allemand est percé et la Wehrmacht condamnée à abandonner les conquêtes du printemps 1940. Alors que les Allemands sont dans l’impossibilité d’offrir une résistance organisée et d’être en capacité de reprendre l’initiative, le mois de septembre voit tous les espoirs alliés de terminer la guerre avant Noël s’envoler.

Sur le front Ouest, le second semestre 1944 se déroule en quatre étapes :

  • La victoire alliée en Normandie
  • L’enlisement allié
  • La consolidation des positions des deux camps
  • La contre-offensive allemande dans les Ardennes et en Alsace

La question est donc ouverte : s’agit-il d’un échec allié ou d’un spectaculaire redressement allemand ?

Deux numéros viennent alimenter la réflexion. Le numéro 66 du magazine Batailles se penche plutôt sur la réaction allemande et la capacité du III. Reich à rétablir une situation qui pouvait paraître désespérée. De son côté hors-série numéro 25 de la revue Batailles & Blindés analyse la succession des erreurs que commettent les Alliés.

La poche de Falaise marque d’un côté la fin de la bataille de Normandie pour les Allemands mais aussi le début des décisions erronées alliées. Même en laissant un matériel important et plusieurs milliers de prisonniers, les Allemands préservent l’essentiel. Le franchissement de la Seine et le repli du Sud de la France sont deux succès défensifs à mettre au crédit allemand. La problématique est la même : comment sauver ce qui peut l’être et ramener le maximum de troupes sur les frontières du Reich à défaut d’être capable de mettre en place des lignes de défense intermédiaires.

L’exploitation du succès normand est clairement un échec allié. Si les moyens militaires sont là, la logistique n’est pas suffisante, même si elle est colossale, pour alimenter correctement tous les axes de progression : Bretagne, Nord, Ouest… Des choix sont à faire, et seuls des compromis verront le jour pour des questions essentiellement politiques et relationnelles au sein des Alliés. Les Américains sont stoppés en Lorraine et les Alliés tenus en échec en Hollande.

En fait, c’est l’addition de petits événements qui s’accumulent et qui conduisent à l’impossibilité alliée de terminer la guerre avant Noël :

  • L’impossibilité alliée de boucler hermétiquement la poche de Falaise
  • Le succès des replis allemands par la Seine et du Sud de la France
  • Le blocage des principaux ports français avec l’établissement de forteresses qui détournent des unités alliées et empêchent la multiplication des points de ravitaillement sur les côtes
  • L’incapacité alliée à encercler la 15. Armee et à s’emparer de l’embouchure de l’Escaut pour se servir d’Anvers dont les installations portuaires sont pourtant capturées intactes
  • L’inadéquation des plans opérationnels américains en Lorraine
  • L’opération aéroportée « Market-Garden » mal conçue, sur un terrain inapproprié
  • Le maintien de la cohérence tactique des unités allemandes rodée par des années de guerre et de situations acrobatiques, sans oublier une discipline de fer et une éducation idéologique relayées par une propagande omniprésente

Comme le souligne John MOSIER dans son livre Le mythe du Blitzkrieg, les Alliés répètent les mêmes erreurs que les Allemands en Hollande en 1940 ou pendant la Première Guerre mondiale face à des unités relativement faibles mais bien installées dans des fortifications rustiques comme à Metz.

En fait, l’analyse comparée des erreurs alliées et des mesures de redressement allemand démontre que comme souvent, celui qui gagne au final est celui qui fait le moins d’erreurs. Cela dit, le déséquilibre stratégique et des forces est tel, qu’une défaite alliée et une victoire du III. Reich étaient impossibles sauf à imaginer une succession de décisions désastreuses d’un côté et un sans-faute de l’autre. Les conséquences de l’automne 1944 ne se ressentent pas immédiatement mais sur le seconde moitié du XXème siècle avec l’abandon de toute l’Europe de l’Est au profit de l’URSS… Et la Guerre froide qui en résulte.

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