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Posts Tagged ‘Orne 1944’

Jour-J heure par heure (Orep, 2019)

6 mai 2019 1 commentaire

Très bonne initiative que cet ouvrage qui décrit heure par heure le Débarquement allié en Normandie. Il transcrit bien le tempo de cette opération donné par les assaillants aux assaillis. Il est vrai que les ouvrages généraux retiennent plutôt une approche thématique ou géographique où le lecteur perd progressivement la vue d’ensemble et la chronologie simultanée des faits.

L’auteur choisit de retenir quelques dates dans le mois qui précède pour donner une impression du temps qui s’accélère.

Le chronomètre se met à réellement défiler à partir de l’entrée du 4 juin 1944.

Mais l’approche chronologique à la façon d’un techno-thriller n’est pas tout puisque les heures et minutes qui défilent sont entrecoupées de résumés thématiques avec de courtes synthèses qui vont à l’essentiel. Idéal pour des novices.

Pour les plus affûtés, il propose une façon rapide de s’y retrouver dans les moments essentiels sans être perturbé par les différences entre heure allemande et heure alliée.

C’est donc un ouvrage pour tous : des débutants aux passionnés, tous trouveront une raison d’apprécier ce livre même si c’est forcément un résumé qui va à l’essentiel : un complément idéal (et illustré) au Dictionnaire du Débarquement et de la bataille de NormandieLire la suite…

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Batailles n°85 (Ysec, 2019)

Et revoilà l’une des stars du 6 juin 1944 ! La 21. Panzer-Division est l’honneur de ce numéro de Batailles avec trois articles. Une fois encore ? En effet, la seule division blindée allemande stationnée à proximité des plages à l’Ouest et directement concernée par l’opération Overlord fait l’objet de plus littérature plus qu’abondante (par exemple, cf. Batailles n°2, 42 et 43, 39/45 Magazine n°1, Panzer Voran hors-série n°1)… Il est vrai que ses engins bricolés par la Baukommando Becker sur la base de blindés français exercent une attraction certaine. Son rôle aussi. Le 6 juin 1944, elle menace les parachutistes britanniques posés à l’Est de l’Orne. Face à Caen, elle lance une contre-attaque qui va jusqu’à la côte entre deux plages de débarquement. Faute de repousser les troupes aéroportées et débarquées, elle contribue néanmoins à bloquer le front devant Caen, ce qui pèse ensuite sur la bataille de Normandie jusqu’à ce que les Américains fassent sauter le front allemand avec l’opération Cobra. Lire la suite…

L’odyssée d’une division hippomobile allemande, la 272. Infanterie-Division, tome I, l’Enfer au sud de Caen (La Poche de Falaise – Chambois, 2016)

13 mars 2019 1 commentaire

La littérature consacrée à la bataille de Normandie de l’été 1944 fait généralement la part (très) belle aux divisions blindées allemandes. A croire parfois, que principalement celles-ci tenaient la ligne de front face aux Alliés. S’il est vrai qu’elles jouent un rôle important dans le verrouillage de Caen et l’arrêt des tentatives successives britanniques de crever le front germanique, les divisions d’infanterie sont bien plus nombreuses. Leur rôle reste cependant bien peu connu et les ouvrages consacrés à leur parcours durant la bataille bien moins nombreux. Il faut dire que l’iconographie est plus rare. Cela n’empêche pas quelques auteurs passionnés de se plonger dans les archives (cf. par exemple la 42 jours) et de livrer des études relativement confidentielles, mais indispensables pour appréhender l’ensemble des combats. Lire la suite…

Pegasus Bridge & Batterie de Merville, deux opérations commando du Jour J (Heimdal, 2018)

20 février 2019 Laisser un commentaire

Ce cinquième opus de l’auteur allemand Helmuth Konrad von KEUSGEN traduit aux Editions Heimdal (cf. Saint Marcouf, Pointe du Hoc, Wn 62, Omaha Beach) apporte un éclairage particulier à deux opérations britanniques particulièrement connues du 6 juin 1944. En effet, l’auteur bénéficie de nombreux témoignages allemands qui permettent de mieux comprendre la vie sur la côte normande avant le Débarquement, les préparatifs et la vie quotidienne des hommes qui arment le Mur de l’Atlantique, les combats proprement dits.

Un autre aspect particulièrement intéressant qui est décrit sont les liens antre occupants allemands et la population française. Ce qui marque également, c’est le relâchement de la discipline militaire de certains soldats allemands et de leurs officiers. A la fois les épreuves passées de la guerre (surtout pour ceux passés par le Front de l’Est), la durée loin de son foyer et un certain manque de pression lié au manque d’opérations militaires proprement dites en sont la cause. Lire la suite…