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Granville – Occupation, Libération, le raid (Histoire & Fortifications, 2015)

10 janvier 2018 Laisser un commentaire

Dans ce fascicule de près de 60 pages, les auteurs passent en revue les fortifications établies par les Allemands au cours de la Seconde Guerre mondiale pour protéger la côte et les installations portuaires de Granville, port normand situé à l’Ouest du Cotentin face aux îles anglo-normandes. A l’appui, de très nombreuses photos d’époque, des plans et des cartes des différents points d’appui et bunkers.

Mais ce livre ne s’arrête pas là puisqu’il décrit également les différentes unités allemandes qui se sont trouvées en poste au cours de la guerre, la destruction du port par les Occupants avant sa Libération du 31 juillet 1944 par la 6th US Armored Division, sa réhabilitation par le génie maritime américain et enfin le raid allemand dans la nuit du 8 au 9 mars 1945 en provenance de Jersey et mené par des hommes de la 719. Infanterie-Division avec des moyens issus de la 46. Minensuch-Flottille et de la 6. Artillerieträger-Flottille ayant survécu aux opérations face au Débarquement allié et à la bataille de Normandie. Lire la suite…

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39/45 Magazine n°347 (Heimdal, 2018)

Les amateurs de la Seconde Guerre mondiale, et plus particulièrement du conflit en Europe avec en son centre l’Allemagne, seront particulièrement comblés par ce numéro de 39/45 Magazine proposé par les Editions Heimdal qui n’oublie pas non plus le Pacifique et les Harley-Davidson des soldats américains. Bref, un sommaire riche et un contenu de grande qualité…

Il est coutume de considérer que les Alliés ont été totalement pris par surprise par l’offensive allemande dans les Ardennes le 16 décembre 1944 et que leurs services de renseignements avaient failli dans leur mission. Pourtant, grâce aux interceptions réalisées par ULTRA, ils sont capables de lire à livre ouvert dans les communications des forces armées du III. Reich. A croire que le secret aurait été particulièrement bien tenu et que les Allemands n’auraient aucunement transmis d’ordres ou de consignes via leur système de transmission codé ENIGMA que les Alliés décryptent. Or, il n’en est rien, comme le prouve l’excellent article de Hugues WENKIN concernant l’échec du renseignement allié qui rétablit quelques vérités. Tout d’abord, si les Allemands ont tout particulièrement soigné le secret de leurs préparatifs, ils ont bien utilisé leurs habituels systèmes de transmissions. Mais des raisons techniques expliquent que tous les messages n’ont pas été captés. La somme des interceptions est également telle qu’il est difficile de trier entre l’important et le bruit de fond – un problème qui existe toujours dans le domaine des interceptions électroniques qui font l’objet de tris automatiques avant d’être examinés par des cerveaux humains. Ensuite, les interprétations des élément captés sont défaillantes. Par ailleurs, toutes les sources habituelles de renseignement sont aveugles, même les plus rudimentaires (interrogatoires des prisonniers, reconnaissances aériennes). En cette fin d’année 1944, l’échec allié de voir clair dans le jeu adverse et l’exploit allemand de reconstituer une force de manœuvre en toute confidentialité sont les deux faces d’un même acte qui se conclura par un réveil douloureux au petit matin du 16 décembre. Lire la suite…

Batailles & Blindés hors-série n°35 (Caraktère, 2018)

2 janvier 2018 2 commentaires

Retour aux classiques avec ce numéro hors-série du magazine Batailles & Blindés des Editions Caraktère. En effet, il s’agit du second volume de l’étude exhaustive des régiments blindés de la Waffen-SS au cours de la Seconde Guerre mondiale. Au menu se trouvent les 5. SS-Panzer-Division Wiking, 9. SS-Panzer-Division Hohenstaufen, 10. SS-Panzer-Division Frundsberg, 11. SS-Freiwilligen-Panzer-Grenadier-Division Nordland et 12. SS-Panzer-Division Hitlerjugend. Ces unités sont mises sur pied en 1943 et en 1944 dans un but évident de politiser les forces armées allemandes au détriment des unités classiques, quitte à sacrifier la compétence et éparpiller des matériels déjà pas assez nombreux.

Pour comprendre ce non-sens organisationnel, l’introduction du numéro est particulièrement intéressante. Lire la suite…

2e Guerre Mondiale n°75 (Mars & Clio, 2018)

2GM 075Ce numéro de 2e Guerre mondiale de Mars & Clio Editions s’articule autour de quatre articles majeurs. Le premier est tout simplement extraordinaire.

En effet, la percée des Ardennes en mai 1940 est souvent relatée dans le détail, mais principalement du côté allemand. Ce n’est pas le cas ici, puisque Pascal KREGER (compagnon d’écriture de Jean-Yves MARY dans la rédaction des fabuleux séries d’ouvrages consacrés à mai et juin 1940 – Le corridor des Panzer volume 1, Le Corridor des Panzer volume 2, Le carrousel des Panzer volume 1, Le Carrousel des Panzer volume 2, Mémorial de la bataille de France volume 1, Mémorial de la bataille de France volume 2) présente les faits côté belge et Chasseurs ardennais. Au cours des premières heures de l’offensive allemande, les deux camps se livrent à une course contre la montre. D’un côté pour avancer le plus vite possible avec une série d’opérations spéciales destinées à ouvrir la route des unités blindées, de l’autre avec des combats retardateurs pour avoir le temps de préparer la ligne de résistance principale. Les combats menés par les Chasseurs ardennais montrent qu’il est possible de résister et de ralentir l’avance allemande à partir du moment où les unités s’accrochent au terrain ou qu’elles ne reçoivent tout simplement pas l’ordre de décrocher… Le courage de ces hommes est mal employé compte tenu d’une appréciation erronée des grands états-majors alliés, notamment français, et une stratégie belge déconnectée des intérêts de l’alliance formée avec la France (cf. Jean-Claude DELHEZ, La déroute française de 1940, la faute aux Belges ?). Les photos attachées à l’article méritent également le détour… Lire la suite…

Trucks & Tanks Magazine n°65 (Caraktère, 2018)

28 décembre 2017 Laisser un commentaire

TNT 065Sans réel fil conducteur thématique, ce numéro de Trucks & Tanks Magazine des Editions Caraktère consacre majoritairement ses articles à des engins de la Seconde Guerre mondiale, mais n’oublie pas non plus l’après-guerre. Comme d’habitude, les brèves d’actualités offrent un éclairage contemporain. Ainsi, l’article sur les véhicules suicide utilisés par les Islamistes permet de saisir à la fois la tournure prise par les guerres asymétriques du XXIème siècle et surtout l’imagination sans cesse renouvelée des belligérants pour s’adapter à leurs adversaires de façon à leur causer le maximum de pertes. Tous les types de véhicules sont bons à être reconvertis en engins-suicide par l’Etat islamique : voiture de tourisme, van, camionnette, camion, semi-remorque, engins de chantier, etc. Comme le souligne la conclusion des six pages consacrées au sujet, ce concept est à la fois une adaptation tactique mais aussi une orientation stratégique sciemment voulue par rapport à un objectif à atteindre en tenant compte du rapport de force et des moyens à disposition.

Le premier des articles consacrés à des engins de la Seconde Guerre mondiale se penche sur les Panzer de propagande, projets ou engins réels destinés à tromper l’ennemi. Il y a bien entendu le char à tourelles multiples Neubaufahrzeug qui est engagé au combat lors de l’opération Weserübung et l’invasion de la Norvège. Les projets de Panzer IX et de Panzer X présentés dans la revue de propagande Signal début 1944 sont à la fois purement spéculatifs mais suffisamment réalistes pour donner une impression de vrai auprès d’un large public pas forcément au fait des technologies militaires de l’époque et des contraintes tant logistiques que d’engagement… Lire la suite…

Ligne de Front n°71 (Caraktère, 2018)

27 décembre 2017 Laisser un commentaire

Ligne de Front 071Totalement consacré à la Seconde Guerre mondiale, et particulièrement germano-centré, ce numéro recèle cependant une pépite.. En effet, presqu’en clôture du n°71 du magazine Ligne de Front des Editions Caraktère, le lecteur découvre un dossier sur les fusiliers-marins soviétiques qui évoque l’étendue des actions menées par ces unités (Odessa, Sebastopol, Kertch, Taman, Kouban, Crimée, Sakaline, Kouriles) et leur développement sous l’impulsion notamment de deux hommes : Ilya Grigorievitch STARINOV et Viktor Nikolaïevitch LEONOV. Ils sont à l’origine des quelques plus belles opérations spéciales soviétiques au cours de la guerre. La légende Spetsnaz est née.

Pourtant la couverture ultra classique faisant sa une sur Panzer et bocage normand ne le laissait pas présager, toute focalisée sur le dossier consacré à l’engagement des chars allemands en Normandie face aux Alliés. Ce dernier mérite cependant le détour, même s’il n’apporte pas grand chose de neuf. La synthèse est en effet solidement charpentée. Lire la suite…

39/45 Magazine hors-série Batailles & Témoignages n°11 (Heimdal, 2017)

22 décembre 2017 Laisser un commentaire

La SS-Panzer-Grenadier-Division Totenkopf est l’une des trois grandes unités de la Waffen-SS engagées à Kharkiv (Kharkov) en février / mars 1943 ainsi que durant la bataille de Koursk lors de l’opération Zitadelle en juillet 1943.

Chaque des divisions est dotée d’un régiment blindé comprenant une compagnie de chars lourds Panzer VI Tiger. Contrairement à ce que leur désignation laisse penser, il s’agit de divisions blindées. La puissance de frappe est importante et c’est probablement le corps de bataille le plus puissant rassemblé par la Wehrmacht durant la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, malgré le miraculeux rétablissement qui suit la défaite de Stalingrad, cette force brute butte sur un ennemi plus fort et s’émousse au point de ne pas parvenir à briser les défenses soigneusement préparées des Soviétiques à Koursk et à se dépêtrer des contre-attaques incessantes lancées à son encontre. Pourtant, ce n’est pas non plus l’hécatombe telle que présentée par la propagande de l’URSS durant et après le conflit.

Ce numéro hors-série Batailles & Témoignages de 39/45 Magazine des Editions Heimdal apporte un éclairage particulier aux événements qui se déroulent tout au long de 1943, année au cours de laquelle le balancier penche définitivement du côté de l’Armée Rouge. En effet, le texte fait appel aux récits des vétérans qui racontent ainsi leurs aventures et permettent de capter les combats tels que vécus par leurs participants. Au-delà des combats de Koursk, ceux de la fin juillet et d’août, moins connus, sont particulièrement intéressants. Lire la suite…