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Posts Tagged ‘Normandie 1944’

Patton, la chevauchée héroïque (Tallandier, 2016)

En complément de plusieurs ouvrages consacrés à l’armée allemande (Afrikakorps, l’armée de Rommel, Invasion ! Le Débarquement vécu par les Allemands, L’armée d’Hitler), ou au Débarquement (Les divisions du Débarquement, Les opérations aéroportées du Débarquement), sans compter un nombre conséquent d’articles parus notamment dans le magazine 2e Guerre Mondiale, Benoît RONDEAU s’attaque avec brio aussi aux généraux emblématiques de la Seconde Guerre mondiale.

En témoigne ce Patton, avant de revenir à Rommel.

L’auteur puise dans les écrits de l’intéressé et de ses contemporains pour alimenter sur une base chronologique la trame de son livre. Son recul et surtout sa connaissance de certains théâtres d’opérations (Afrique du Nord, Normandie) lui permettent d’offrir un texte équilibré qui tient compte aussi de la perception de l’adversaire. Loin des récits politiquement corrects qui tendent à orienter les lecteurs avec des yeux contemporains, Benoît RONDEAU se garde de porter un jugement sur les opinions de George PATTON, bien qu’elles soient particulièrement bien tranchées et parfois sulfureuses. Elles font néanmoins partie intégrante du personnage dont il faut aussi savoir différencier les provocations des intimes convictions. Les actes traduisent plus le sentiment profond que les paroles qui relèvent parfois du théâtre. L’exemple de PATTON est à cet égard criant.

Car le sujet de cette biographie est à l’évidence un personnage. Bien plus complexe que ses propos crus peuvent laisser transparaître. Seule certitude, son ego est gigantesque. Contrairement à certains de ses contemporains et aux « grandes » individualités (réelles ou supposées) qui font partie intégrante de l’Humanité et de tout groupe humain (hier, aujourd’hui et demain), il ne s’en cache pas et l’assume pleinement. Lire la suite…

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2e Guerre Mondiale n°78 (Mars & Clio, 2018)

Le sommaire de ce numéro de 2e Guerre Mondiale met à l’honneur l’engagement des blindés des différents belligérants de la Seconde Guerre mondiale dans les tous derniers mois de la guerre.

A l’Est, ce sont les combats de Courlande et de Berlin qui sont décrits. Les premiers mettent en avant le rôle de pompier du front su III. SS-Panzer-Korps qui participe aux quatre premières batailles pour défendre cet îlot allemand isolé en Lettonie avant d’être évacué par la mer. Ce transfert par la Baltique est d’ailleurs une prouesse car les unités sélectionnées conservent leur cohésion et peuvent rapidement reprendre le combat. La bataille de Berlin voit quant à elle l’engagement massif de blindés par l’Armée Rouge pour compenser son manque d’infanterie. C’est d’ailleurs le mérite de cette étude de souligner l’état des vainqueurs qui sortent quand même particulièrement usés de quatre années de guerre avec le III. Reich et des pertes abyssales qu’ils ont subi. Paradoxalement, la défense allemande s’appuient sur des fantassins qui n’ont à disposition que quelques armes individuelles, dont certaines très performantes au contraire des Soviétiques qui compensent leur manque d’hommes par du matériel (chars et artillerie) et des troupes spécialisée (génie). C’est dire combien les combats des derniers mois ont été douloureux aussi pour les Soviétiques et que les Allemands se sont défendus avec acharnement. A noter également un réflexion judicieuse sur la configuration de l’agglomération berlinoise fragmentée par une multitude de coupures humides.

A l’Ouest, ce numéro propose une très intéressante analyse comparative de trois opérations en Normandie : Cobra pour les Américains, Bluecoat pour les Britanniques et Lüttich pour les Allemands. Lire la suite…

Panzerdivision Hitlerjugend, volume 1.1 (Maranes, 2018)

En 2015, les Editions Maranes publient le tome 2 de l’étude de Stephan CAZENAVE sur la formation et l’engagement en Normandie du régiment blindé de la 12. SS-Panzer-Division Hitlerjugend. Cette division y joue en effet un rôle essentiel en tentant tout d’abord de repousser les Alliés à la mer puis en verrouillant Caen puis en défendant pied à pied chaque arpent de terrain.

Trois ans plus tard, c’est le reste de la division qui est traité (entre-temps, l’auteur a publié SS-Panzer-Regiment 1 LAH (Maranes, 2017) et SS-Panzer-Regiment 2 DR (Maranes, 2016), deux historiques dédiés à l’engagement de ces régiments blindés en Normandie).

Compte tenu de la masse de documents rassemblés, le tome 1 est divisé en deux. Ce premier volume aborde la mise sur pied de toutes les composantes de la division à l’exception du SS-Panzer-Regiment 12 dont la constitution a été traitée dans le tome 2. Cette séparation est logique quand on sait que cette composante a vu le jour et vécu ses premiers temps d’unité constituée à plusieurs centaines de kilomètres des autres unités. Le second volume du tome 1 est consacré à la montée au front et aux combats en Normandie.

Sur le fond, l’ouvrage est dense avec un texte bien tassé, écrit de façon vivante et entrecoupé de très nombreux témoignages recueillis auprès des vétérans. Lire la suite…

Objectif Hillman, le Wn 17 face aux assauts du 1st Suffolk (OREP, 2017)

Si le Débarquement le 6 juin 1944 est un indéniable succès allié, quelques grains de sable se sont glissés et vont peser très lourd dans la suite de la bataille de Normandie. Sur Sword Beach comme sur la plupart des zones d’assaut à l’exception d’Omaha Beach, les unités prennent pied relativement facilement et peuvent entamer leur progression vers l’intérieur des terres. Le Mur de l’Atlantique (Atlantikwall) est percé. Il ne réussit ni à bloquer les Alliés sur les plages, ni à causer des pertes telles que la tête de pont serait sous la menace de la moindre contre-attaque allemande.

L’un des échecs les plus importants de ce jour est l’incapacité des Britanniques à s’emparer de Caen le 6 juin, voire le 7. Les renforts allemands et notamment la 12. SS-Panzer-Division Hitlerjugend s’accrochent à la ville. Prendre impérativement, tout comme la tenir, devient l’obsession de chaque camp et conditionne jusqu’à fin juillet l’ensemble des opérations militaires.

Pourtant, tout avait bien commencé pour les Britanniques : la capture de Pegasus Bridge, le développement de la tête de pont aéroportée à l’est de l’Orne, le débarquement sur Sword Beach, la jonction des troupes débarquées avec celles parachutées… Lire la suite…

Normandie 1944 Magazine hors-série n°15 (Heimdal, 2018)

Ce numéro hors-série de Normandie 1944 Magazine des Editions Heimdal est le premier volet d’une étude consacrée à l’opération Martlet et aux combats pour les villages de Fontenay-le-Pesnel et de Rauray durant lesquels s’affrontent Britanniques de la 49th (West Riding) Infantry Division épaulés par la 8th Armoured Brigade aux Allemands des 12. SS-Panzer-Division Hitlerjugend et 130. Panzer-Lehr-Division. Pour Bernard MONTGOMERY et les Britanniques, vingt jours après le Débarquement, il s’agit de faire oublier les faux pas de la non prise de Caen au soir du 6 juin 1944 et de l’échec de Villers-Bocage alors que les Américains s’apprêtent à remporter leur première grande victoire avec la prise de Cherbourg dans le Cotentin.

De premier abord, la mise en page est particulièrement soignée et claire. Côté iconographie, plutôt que de proposer des clichés déjà maintes fois publiés, les auteurs proposent de très nombreuses vues aériennes contemporaines du champ de bataille sur lesquelles ils superposent soit des schémas, soit des extraits de clichés d’époque. Grâce à leur connaissance précise du terrain, ils donnent ainsi aux lecteurs la possibilité de visualiser simplement mais efficacement les engagements tactiques décrits dans le texte. Les lecteurs de Normandie 1944 Magazine reconnaîtront le concept qui fait le succès des articles fouillés de Frédéric DEPRUN publiés au fil des numéros. Lire la suite…

39/45 Magazine n°349 (Heimdal, 2018)


Les opérations militaires d’avant septembre 1939 sont assez peu étudiées dans la littérature consacrées à la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, elles sont l’occasion pour certains pays ensuite engagés de forger leurs outils guerriers. C’est notamment le cas du III. Reich dont l’éclatante victoire de 1940 est le fruit d’une maturation doctrinale au cours de l’Entre-Deux-Guerres et expérimentée au cours de la guerre d’Espagne, de l’invasion de la Tchécoslovaquie et même lors de l’intégration de l’Autriche (cf. La Wehrmacht de Fall Gelb). Le récit du volet militaire de l’Anschluβ qui introduit ce numéro comble ainsi un manque dans la littérature spécialisée. Non seulement les troupes rapides sont mises à contribution mais également les troupes aéroportées qui sont en l’occurrence aérotransportées.

L’épopée du sous-marin Narval est relatée en s’appuyant sur des images d’archive mais également de superbes clichés contemporains de l’épave qui repose au large de la Tunisie. Lire la suite…

Normandie 1944 Magazine n°27 (Heimdal, 2018)

C’est encore un excellent numéro qui est proposé ici !

Les articles sur l’échec de la 1. SS-Panzer-Division Leibstandarte SS Adolf Hitler devant Saint-Barthélémy le 7 août 1944 (suite de la première partie parue dans le numéro 25) et le parcours de l’une des compagnies de réparation de la 130. Panzer-Lehr-Division apportent un éclairage essentiel à la compréhension des difficultés auxquelles sont confrontées les Allemands. Les textes sont le fruit d’un travail de recherche et d’analyse particulièrement soigné. L’iconographie est de très grande qualité.

Suite au numéro 26, un article revient sur le bombardement par les Alliés de l’état-major de la Panzergruppe West à La Caine le 10 juin 1944 qui désorganise totalement les efforts allemands de coordonner une contre-attaque destinée à scinder la tête de pont anglo-américaine en deux pour mieux la repousser. C’est une action de décapitation très moderne dans son approche qui a ici une véritable portée opérationnelle. Lire la suite…