Archive

Archives d’un auteur

Trucks & Tanks hors-série n°28 (Caraktère, 2018)

15 mai 2018 1 commentaire

Poursuivant l’élaboration de son encyclopédie des engins et véhicules militaires de la Seconde Guerre mondiale, le magazine Trucks & Tanks des Editions Caraktère s’attaque ici aux blindés des pays alliés du III. Reich : Espagne, Slovaquie, Hongrie, Finlande, Croatie, Italie, Irak, Bulgarie, Roumanie et Thaïlande. Une notice replace le contexte de chaque pays. Si le choix de présenter l’Irak peut se concevoir, celui de la Thaïlande est plus iconoclaste car plus proche du Japon que de l’Allemagne. Au passage, cela démontre, s’il en était encore besoin, la complexité des intérêts de chacun au cours de la Seconde Guerre mondiale et rappelle à nos yeux contemporains que la géopolitique et le jeu des alliances ne sont jamais écrits d’avance…

Conformément à son habitude éditoriale, la revue propose de nombreux clichés d’époque agrémentés d’un nombre conséquent de profils couleurs et de plans filaires. Lire la suite…

Publicités

Operation Don’s Main Attack (Kansas, 2018)

Le chaînon manquant ! Ce pavé du spécialiste américain de l’Armée Rouge, David M. GLANTZ, prend la suite de sa trilogie consacrée à la bataille de Stalingrad (en fait quatre épais et denses volumes auxquels s’ajoute un consacré uniquement à des annexes) et couvre les mois de janvier et février 1943. Alors que la 6. Armee résiste toujours dans Stalingrad sans espoir d’être secourue, les Soviétiques ont déclenché une offensive contre la 8ème armée italienne le 16 décembre 1942. Comme ce sera le cas lors de l’opération Cobra en Normandie en juillet 1944, il n’y a pas vraiment de percée lors du premier jour. Mais l’absence de réserves immédiates en arrière du front ne permet pas aux Allemands de renforcer les premières lignes fragilisées qui du coup s’effondrent le lendemain, laissant la possibilité à leur adversaire de s’engouffrer dans la brèche.

La première conséquence est l’abandon de l’opération Wintergewitter, la tentative de dégagement de Stalingrad, qui était déjà sérieusement compromise par les attaques soviétiques continues sur le Tchir qui détournent une partie des moyens prévus par les Allemands. Lire la suite…

39/45 Magazine n°349 (Heimdal, 2018)


Les opérations militaires d’avant septembre 1939 sont assez peu étudiées dans la littérature consacrées à la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, elles sont l’occasion pour certains pays ensuite engagés de forger leurs outils guerriers. C’est notamment le cas du III. Reich dont l’éclatante victoire de 1940 est le fruit d’une maturation doctrinale au cours de l’Entre-Deux-Guerres et expérimentée au cours de la guerre d’Espagne, de l’invasion de la Tchécoslovaquie et même lors de l’intégration de l’Autriche (cf. La Wehrmacht de Fall Gelb). Le récit du volet militaire de l’Anschluβ qui introduit ce numéro comble ainsi un manque dans la littérature spécialisée. Non seulement les troupes rapides sont mises à contribution mais également les troupes aéroportées qui sont en l’occurrence aérotransportées.

L’épopée du sous-marin Narval est relatée en s’appuyant sur des images d’archive mais également de superbes clichés contemporains de l’épave qui repose au large de la Tunisie. Lire la suite…

Normandie 1944 Magazine n°27 (Heimdal, 2018)

C’est encore un excellent numéro qui est proposé ici !

Les articles sur l’échec de la 1. SS-Panzer-Division Leibstandarte SS Adolf Hitler devant Saint-Barthélémy le 7 août 1944 (suite de la première partie parue dans le numéro 25) et le parcours de l’une des compagnies de réparation de la 130. Panzer-Lehr-Division apportent un éclairage essentiel à la compréhension des difficultés auxquelles sont confrontées les Allemands. Les textes sont le fruit d’un travail de recherche et d’analyse particulièrement soigné. L’iconographie est de très grande qualité.

Suite au numéro 26, un article revient sur le bombardement par les Alliés de l’état-major de la Panzergruppe West à La Caine le 10 juin 1944 qui désorganise totalement les efforts allemands de coordonner une contre-attaque destinée à scinder la tête de pont anglo-américaine en deux pour mieux la repousser. C’est une action de décapitation très moderne dans son approche qui a ici une véritable portée opérationnelle. Lire la suite…

The German Secret Field Police in Greece, 1941-1944 (McFarland, 2018)

(English abstract below)

S’il en était encore besoin, voici une nouvelle preuve qu’il reste encore beaucoup à explorer sur la Seconde Guerre mondiale ! Le titre de ce livre pourtant explicite  est pourtant réducteur… Le contenu contient bien plus encore que la simple description des opérations de police en Grèce durant l’Occupation allemande entre 1941 et 1944.

Tout d’abord, l’auteur prend soin de rappeler le contexte et fait comprendre pourquoi des milliers d’Allemands sont devenus des criminels, et au-delà, pourquoi le nazisme a emmené une nation au désastre, à la folie meurtrière et finalement au déshonneur. Ne pas juger avec nos yeux contemporains permet de fournir une explication logique, implacable, à ce mouvement qui paraît folie. Pourtant, comprendre les ressorts de ces enchaînements qui possèdent leur propre logique, donne aussi un avertissement clair que l’actualité nous rappelle au quotidien : cette situation peut se reproduire et se reproduit d’ailleurs régulièrement, même si à des échelles moindres.

L’une des caractéristiques du III. Reich est le foisonnement des organisations paramilitaires, des services de sécurité et des officines diverses. C’est d’ailleurs l’une des marques de fabrique du régime pour à la fois embrigader et cadenasser tout un peuple et s’assurer qu’il existe suffisamment de concurrence interne pour neutraliser toute ambition ou contestation.

Parmi les services de sécurité, la Geheime Feldpolizei, est en effet peu connue du grand public et ne doit pas être confondue avec la Geheime Staatspolizei (Gestapo). Lire la suite…

A l’assaut de la Hague (Isoète, 2018)

Ce livre est l’oeuvre d’un passionné et d’un fin connaisseur des lieux eux-mêmes. De suite, le lecteur sent que l’auteur a le soucis du détail des vestiges, des êtres qui les ont côtoyés et des événements qui s’y sont déroulés.

D’un point de vue historique, ce livre couvre une page du Mur de l’Atlantique assez peu étudiée alors que ce secteur est à proximité des plages du Débarquement et est le témoin des derniers combats de le Cotentin en 1944 au cours de la bataille de Normandie.

La Pointe de la Hague est celle située à l’Ouest de Cherbourg. Ses batteries d’artillerie ne sont donc pas une menace directe pour les Alliés lors de l’assaut des plages et plus tard pour les combats à l’intérieur des terres. Néanmoins, la densité des installations de guidage et de détection en fait une zone à neutraliser en vue du Jour-J pour rendre aveugle les Allemands. En effet, cette pointe est un emplacement idéal pour surveiller, dès 1940, le bras de Mer qui sépare le continent occupé par les forces armées du III. Reich et la Grande-Bretagne qui résiste encore et devient du coup l’avant-poste des forces de la Liberté. C’est donc tout logiquement que ce livre s’attarde sur les différents radars et stations de guidage qu’installent les Allemands et les efforts alliés pour les neutraliser.

Lire la suite…

Steelmasters n°159 (Histoire & Collections, 2018)

Le regard est indiscutablement attiré par le magnifique SdKfz 251/22 équipé d’un puissant canon antichar PaK 40 qui orne la couverture. La curiosité est encore plus aiguisée quand la lecture de ce numéro de Steelmasters explique qu’il s’agit d’une maquette à l’échelle 1/32ème… Tout simplement splendide et impressionnant.

Les autres reproductions sont également de très bonne qualité : KM900, AB 40 Autoblinda Ferroviaria, Lanchester Armoured Car, M31, et bien entendu SdKfz 251/22. Petit clin d’œil à l’histoire du cinéma et hommage à l’un de ses films culte, ce numéro décrit et présente la reproduction du véhicule hybride constitué pour les besoins du tournage Mais où est donc passée la 7ème compagnie ?

A l’instar de GBM n°124 édité également par Histoire & Collections, Steelmasters rend un hommage appuyé et émouvant à Pascal DANJOU.

L’article historique présente la dotation en chars de la 9. SS-Panzer-Division Hohenstaufen lors de son engagement en Galicie au printemps 1944, notamment la tentative de dégagement de Tarnopol. Alors que les pertes s’accumulent et que son industrie peine à suivre les besoins des fronts, le III. Reich continue de mettre sur pied de nouvelles unités blindées dans la seconde moitié du conflit. Non seulement, cela détourne des moyens humains et matériels qui ne peuvent être utilisés pour remettre à niveau les unités existantes qui s’affaiblissent de plus en plus, mais la dotation elle-même de ces nouvelles unités est compliquée (cf. Batailles & Blindés hors-série n°31 et Batailles & Blindés hors-série n°35). Lire la suite…