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Archive for the ‘Revues’ Category

Trucks & Tanks hors-série n°28 (Caraktère, 2018)

15 mai 2018 1 commentaire

Poursuivant l’élaboration de son encyclopédie des engins et véhicules militaires de la Seconde Guerre mondiale, le magazine Trucks & Tanks des Editions Caraktère s’attaque ici aux blindés des pays alliés du III. Reich : Espagne, Slovaquie, Hongrie, Finlande, Croatie, Italie, Irak, Bulgarie, Roumanie et Thaïlande. Une notice replace le contexte de chaque pays. Si le choix de présenter l’Irak peut se concevoir, celui de la Thaïlande est plus iconoclaste car plus proche du Japon que de l’Allemagne. Au passage, cela démontre, s’il en était encore besoin, la complexité des intérêts de chacun au cours de la Seconde Guerre mondiale et rappelle à nos yeux contemporains que la géopolitique et le jeu des alliances ne sont jamais écrits d’avance…

Conformément à son habitude éditoriale, la revue propose de nombreux clichés d’époque agrémentés d’un nombre conséquent de profils couleurs et de plans filaires. Lire la suite…

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39/45 Magazine n°349 (Heimdal, 2018)


Les opérations militaires d’avant septembre 1939 sont assez peu étudiées dans la littérature consacrées à la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, elles sont l’occasion pour certains pays ensuite engagés de forger leurs outils guerriers. C’est notamment le cas du III. Reich dont l’éclatante victoire de 1940 est le fruit d’une maturation doctrinale au cours de l’Entre-Deux-Guerres et expérimentée au cours de la guerre d’Espagne, de l’invasion de la Tchécoslovaquie et même lors de l’intégration de l’Autriche (cf. La Wehrmacht de Fall Gelb). Le récit du volet militaire de l’Anschluβ qui introduit ce numéro comble ainsi un manque dans la littérature spécialisée. Non seulement les troupes rapides sont mises à contribution mais également les troupes aéroportées qui sont en l’occurrence aérotransportées.

L’épopée du sous-marin Narval est relatée en s’appuyant sur des images d’archive mais également de superbes clichés contemporains de l’épave qui repose au large de la Tunisie. Lire la suite…

Normandie 1944 Magazine n°27 (Heimdal, 2018)

C’est encore un excellent numéro qui est proposé ici !

Les articles sur l’échec de la 1. SS-Panzer-Division Leibstandarte SS Adolf Hitler devant Saint-Barthélémy le 7 août 1944 (suite de la première partie parue dans le numéro 25) et le parcours de l’une des compagnies de réparation de la 130. Panzer-Lehr-Division apportent un éclairage essentiel à la compréhension des difficultés auxquelles sont confrontées les Allemands. Les textes sont le fruit d’un travail de recherche et d’analyse particulièrement soigné. L’iconographie est de très grande qualité.

Suite au numéro 26, un article revient sur le bombardement par les Alliés de l’état-major de la Panzergruppe West à La Caine le 10 juin 1944 qui désorganise totalement les efforts allemands de coordonner une contre-attaque destinée à scinder la tête de pont anglo-américaine en deux pour mieux la repousser. C’est une action de décapitation très moderne dans son approche qui a ici une véritable portée opérationnelle. Lire la suite…

Steelmasters n°159 (Histoire & Collections, 2018)

Le regard est indiscutablement attiré par le magnifique SdKfz 251/22 équipé d’un puissant canon antichar PaK 40 qui orne la couverture. La curiosité est encore plus aiguisée quand la lecture de ce numéro de Steelmasters explique qu’il s’agit d’une maquette à l’échelle 1/32ème… Tout simplement splendide et impressionnant.

Les autres reproductions sont également de très bonne qualité : KM900, AB 40 Autoblinda Ferroviaria, Lanchester Armoured Car, M31, et bien entendu SdKfz 251/22. Petit clin d’œil à l’histoire du cinéma et hommage à l’un de ses films culte, ce numéro décrit et présente la reproduction du véhicule hybride constitué pour les besoins du tournage Mais où est donc passée la 7ème compagnie ?

A l’instar de GBM n°124 édité également par Histoire & Collections, Steelmasters rend un hommage appuyé et émouvant à Pascal DANJOU.

L’article historique présente la dotation en chars de la 9. SS-Panzer-Division Hohenstaufen lors de son engagement en Galicie au printemps 1944, notamment la tentative de dégagement de Tarnopol. Alors que les pertes s’accumulent et que son industrie peine à suivre les besoins des fronts, le III. Reich continue de mettre sur pied de nouvelles unités blindées dans la seconde moitié du conflit. Non seulement, cela détourne des moyens humains et matériels qui ne peuvent être utilisés pour remettre à niveau les unités existantes qui s’affaiblissent de plus en plus, mais la dotation elle-même de ces nouvelles unités est compliquée (cf. Batailles & Blindés hors-série n°31 et Batailles & Blindés hors-série n°35). Lire la suite…

Trucks & Tanks Magazine n°67 (Caraktère, 2018)

Opposant Panzer VI Ausf. E Tiger et JS-2, l’illustration de couverture de ce numéro de Trucks & Tanks pourrait laisser penser que le magazine historique et technique des engins et véhicules du XXème siècle des Editions Caraktère propose à nouveau un dossier sur les monstres blindés de la Seconde Guerre mondiale…

Il faut donc ouvrir et entrer dans ce numéro pour découvrir un comparatif bien plus subtile qui ne s’arrête pas tout à fait aux seuls chars (neuf sur dix quand même). Le classement lui-même réserve des surprises, puisque le facteur puissance de feu n’est pas le seul pris en compte, bien au contraire. L’adaptation de l’engin par rapport aux capacités industrielles du pays et le nombre d’engins produits sont des facteurs particulièrement importants. Ainsi, le T-34/76  et le M4 Medium Tank Sherman, symboles respectivement des forces blindées soviétiques et américaines tout au long de la guerre qui les opposent aux Allemands, sont sur le podium. Le Panzer V Panther allemand, considéré par beaucoup comme le meilleur char du conflit, complète ce dernier, mais sa complexité technique, sa fragilité et son coût ne lui permettent pas d’accéder à la plus haute marche dans une vision assurément stratégique. Lire la suite…

Batailles & Blindés hors-série n°36 (Caraktère, 2018)

C’est avec une grande honnêteté intellectuelle que l’éditeur prévient les lecteurs que ce numéro est une version remaniée et enrichie du hors-série n°4. En tout cas, le sujet et la mise en page méritent de se replonger dans cette bataille titanesque que fut Stalingrad, ce symbole des combats urbains modernes qui se met progressivement en place alors que la ville n’est pas l’objectif prioritaire de l’opération Fall Blau, l’offensive d’été allemande de 1942 en URSS.

Après avoir replacé la situation stratégique et opérationnelle des différents protagonistes au sortir de l’hiver 1941/1942 qui marque le premier revers sérieux subi par l’armée du III. Reich depuis le commencement de la Seconde Guerre mondiale et plus globalement depuis le début de la politique expansionniste et agressive entreprise par Adolf HITLER, ce numéro présente les enjeux et le déroulement des combats de l’été. L’Armée Rouge est encore une fois défaite. Mais comme en juillet 1941 quand l’opération Barbarossa battait son plein et quand l’avance allemande semblait irrésistible, les premiers grains de sable commencent à apparaître. La constance stratégique se fissure aussitôt. La volonté, les prédications, ne peuvent rien contre l’inadéquation des moyens et des objectifs. Pendant ce temps, l’Armée Rouge gagne du temps, s’accroche et se donne le temps et les moyens de reprendre l’avantage. Lire la suite…

39/45 Magazine n°348 (Heimdal, 2018)

Numéro d’hiver oblige, cet opus de 39/45 Magazine des Editions Heimdal propose un article fouillé sur les combats de Stavelot lors de la contre-offensive des Ardennes de décembre 1944 rédigé par l’un des meilleurs experts du sujet, Hugues WENKIN, qui complète parfaitement son ouvrage Stavelot, La Gleize, le destin des Tiger de Peiper paru aux Editions Caraktère en 2015. Cet épisode est particulièrement représentatif des errements allemands et de la ténacité américaine. Si en mai 1940, tout souriait aux forces armées du III. Reich qui se trouvaient dans une situation idéale de préparation [cf. 1940, la Wehrmacht de Fall Gelb (Economica, 2018)] face à des adversaires en retard d’une guerre, ce n’est plus du tout le cas en cette fin d’année 1944. Les velléités offensives sont handicapée par du matériel non adapté, un ravitaillement insuffisant, des troupes fatiguées ou manquant d’entraînement, une chaîne de commandement  complètement sclérosée de haut en bas de la hiérarchie militaire. En face, l’armée américaine sait faire preuve de souplesse, d’initiative et de réactivité (qualités qui font défaut aux armées alliées en 1940, notamment françaises). Dès qu’il s’élance, le Kampfgruppe Peiper qui doit percer et ouvrir la voie jusqu’à la Meuse connaît des difficultés dans sa progression. L’énergie de sa pointe s’émousse trop vite du fait des embouteillages, de la confusion et des blocages rencontrés. Des erreurs tactiques sont faites. Les erreurs de jugement sont nombreuses. Elles provoquent des pertes inutiles et surtout gâchent les opportunités laissées par l’ennemi. A la lecture de l’article, le lecteur comprend que le contre-offensive des Ardennes est vouée à l’échec dès le premier jour… Lire la suite…