Across the Rhine, January-May 1945 (Casemate, 2020)

Le Rhin, dernière défense naturelle à l’ouest de l’Allemagne, dernier obstacle géographique majeur pour les Alliés. Et au final, une bataille titanesque qui en termes de préparation et de moyens n’a rien à envier côté Alliés aux opérations de débarquement en Normandie ou en Provence. Bien entendu, l’adversaire a déjà plus qu’un genou à terre, mais il est conscient que ce sera le dernier combat défensif coordonné sur ce front. L’issue ne peut faire guère de doute d’autant plus que les maigres réserves sont transférées face à l’Armée Rouge depuis la fin de la phase offensive de la contre-attaque des Ardennes (sans oublier Nordwind en Alsace). Pourtant, mis à part quelques images parcellaires, l’ensemble du franchissement du Rhin reste peu étudié dans sa globalité (soulignons toutefois deux ouvrages en français chez Economica) alors qu’il représente l’obsession alliée une fois la bataille de Normandie conclue victorieusement.

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Ardennes 1944/1945 – mercredi 3 janvier 1945

Alors que les attaques de la 3rd US Army progressent peu autour de Bastogne, néanmoins dégagée, et que les Allemands font glisser leur centre de gravité vers « ce saillant américain dans le saillant allemand » en dégarnissant le front nord des Ardennes, les Alliés sont prêts à passer à l’attaque de façon généralisée. Avec un jour d’avance sur un nouvel assaut que Walter MODEL souhaite donner à Bastogne… Lire la suite « Ardennes 1944/1945 – mercredi 3 janvier 1945 »

Ardennes 1944/1945 – samedi 30 décembre 1944

30 décembre 1944, après un peu d’accalmie, c’est le clash autour de Bastogne. D’un côté, les Allemands lancent leur assaut en tenaille qui vise à encercler de nouveau la ville en coupant le corridor établi par la 4th US Armored Division le 26 décembre 1944. A l’ouest, la Führer-Begleit-Brigade et la 3. Panzergrenadier-Division se heurtent de plein fouet à la 11th US Armored Division et ne parvient à aucun résultat concret (voir Les grenadiers du Führer, la Führer-Begleit-Brigade au combat, Ardennes, décembre 1944, in 39/45 Magazine n°295). Lire la suite « Ardennes 1944/1945 – samedi 30 décembre 1944 »

Ardennes 1944/1945 – mercredi 27 décembre 1944

La situation s’est aggravée pour les Allemands le 26 décembre 1944. La 2. SS-Panzer-Division a été repoussée de Manhay, la 2. Panzer-Division a dû replier ses avant-gardes en abandonnant leur matériel et la 4th US Armored Division a rétabli la liaison avec la garnison de Bastogne qui n’est donc plus encerclée totalement, même si elle forme un saillant avancé dans les flancs allemands. Lire la suite « Ardennes 1944/1945 – mercredi 27 décembre 1944 »

Ardennes 1944/1945 – vendredi 22 décembre 1944

A la fin du 21 décembre 1944, la situation est toujours aussi désespérante pour les Allemands. Pourtant l’attaque continue et il n’est pas question de stopper les efforts… Lire la suite « Ardennes 1944/1945 – vendredi 22 décembre 1944 »

Ardennes 1944/1945 – jeudi 21 décembre 1944

La veille, les nuages continuent de s’amonceler au-dessus de l’offensive allemande des Ardennes, au sens propre et figuré. Les Hautes Fagnes restent une barrière infranchissable : ni l’arrivée de la 3. Panzergrenadier-Division, ni le glissement de la 12. SS-Panzer-Division n’apportent une quelconque perspective de victoire. La Kampfgruppe Peiper est immobilisée à La Gleize, les tentatives des autres unités de la 1. SS-Panzer-Division et de la 9. SS-Panzer-Division restent pour le moment infructueuses. Saint-Vith est toujours aux mains des alliés. Les pointes avancées de la 116. Panzer-Division, de la 2. Panzer-Division et de la 130. Panzer-Lehr-Division continuent leur progression vers la Meuse mais les renforts américains arrivent désormais en permanence. La ville de Bastogne est maintenant solidement défendue, même si presque totalement encerclée : l’occasion de l’enlever sans coup férir est déjà largement passée. Les quelques succès de la 7. Armee ne peuvent masquer son extrême fragilité et ne permettent en aucun cas de créer un rempart défensif pour protéger le flanc sud de l’avance (voir Ligne de Front hors-série n°37). Lire la suite « Ardennes 1944/1945 – jeudi 21 décembre 1944 »

Mook 1944 hors-série n°1 (Weyrich, 2019)

Mook 1944 HS 001Très similaire sur la forme aux numéros réguliers de Mook 1944 (voir 1/2019 et 2/2019), ce hors-série est fondamental pour appréhender dans leur ensemble les ratés alliés après la bataille de Normandie. L’impossibilité de boucler à temps la poche de Falaise, l’échec de Market-Garden ou le coup de frein de Patton en Lorraine sont bien connus. Mais ces échecs ne sont pas les seuls et ne peuvent masquer les « autres » qui sont au moins tout aussi importants. Cela n’empêche de véritables succès tactiques, de longues chevauchées que seules les pannes d’essence arrêtent. Indispensable donc pour combler les trous historiographiques de la Libération. Lire la suite « Mook 1944 hors-série n°1 (Weyrich, 2019) »

Batailles & Blindés hors-série n°40 (Caraktère, 2019)

Batailles et Blindes HS 040Lorraine 1944 ou l’illustration des difficultés alliées face au redressement allemand sur le Front de l’Ouest immédiatement après la Normandie… Dans ces combats, finalement tout le monde y perd, à l’exception des Soviétiques : les Alliés ne seront pas à Berlin avant eux et les Soviétiques davantage en position de force à Yalta en février 1945 qu’à Moscou en octobre 1944. De leurs côtés, les Allemands laissent passer l’occasion de donner quelques sérieux coups de griffe dont les effets auraient été bénéfiques lors de la bataille des Ardennes. Lire la suite « Batailles & Blindés hors-série n°40 (Caraktère, 2019) »

Patton, la chevauchée héroïque (Tallandier, 2016)

En complément de plusieurs ouvrages consacrés à l’armée allemande (Afrikakorps, l’armée de Rommel, Invasion ! Le Débarquement vécu par les Allemands, L’armée d’Hitler), ou au Débarquement (Les divisions du Débarquement, Les opérations aéroportées du Débarquement), sans compter un nombre conséquent d’articles parus notamment dans le magazine 2e Guerre Mondiale, Benoît RONDEAU s’attaque avec brio aussi aux généraux emblématiques de la Seconde Guerre mondiale.

En témoigne ce Patton, avant de revenir à Rommel.

L’auteur puise dans les écrits de l’intéressé et de ses contemporains pour alimenter sur une base chronologique la trame de son livre. Son recul et surtout sa connaissance de certains théâtres d’opérations (Afrique du Nord, Normandie) lui permettent d’offrir un texte équilibré qui tient compte aussi de la perception de l’adversaire. Loin des récits politiquement corrects qui tendent à orienter les lecteurs avec des yeux contemporains, Benoît RONDEAU se garde de porter un jugement sur les opinions de George PATTON, bien qu’elles soient particulièrement bien tranchées et parfois sulfureuses. Elles font néanmoins partie intégrante du personnage dont il faut aussi savoir différencier les provocations des intimes convictions. Les actes traduisent plus le sentiment profond que les paroles qui relèvent parfois du théâtre. L’exemple de PATTON est à cet égard criant.

Car le sujet de cette biographie est à l’évidence un personnage. Bien plus complexe que ses propos crus peuvent laisser transparaître. Seule certitude, son ego est gigantesque. Contrairement à certains de ses contemporains et aux « grandes » individualités (réelles ou supposées) qui font partie intégrante de l’Humanité et de tout groupe humain (hier, aujourd’hui et demain), il ne s’en cache pas et l’assume pleinement. Lire la suite « Patton, la chevauchée héroïque (Tallandier, 2016) »

39/45 Magazine n°350 (Heimdal, 2018)

350ème numéro de 39/45 Magazine pour les Editions Heimdal ! Ca commence à faire… Le sommaire est en tout point conforme à la ligne éditoriale du moment et très ciblé sur des parcours individuels.

C’est tout d’abord le parcours de l’as américain Leonard Kyle « Kit » CARSON qui écume le ciel européen à bord de son P-51 Mustang du 357th US Fighter Group. Les photos qui illustrent l’article sont issues des archives officielles avec quelques beaux clichés en couleurs reproduits en grand format. Après avoir décrit assez brièvement le parcours de l’as, l’auteur brosse un rapide portrait du P-51 avant de citer des témoignages du pilote issus de son autobiographie classés par thème (escorter les bombardiers, garder un cap, mitrailler des cibles terrestres, etc.). Malgré la domination aérienne alliée au-dessus de l’Europe, les pertes n’en sont pas moins sensibles comme le montrent quelques statistiques de l’unité citées sur le nombre d’avions perdus, de pilotes tués, d’accidents… Lire la suite « 39/45 Magazine n°350 (Heimdal, 2018) »