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Posts Tagged ‘Nicolas PONTIC’

Batailles hors-série n°8 (Ysec, 2019)

17 septembre 2019 Laisser un commentaire

Batailles HS 008Excellente initiative que ce numéro hors-série du magazine Batailles consacré à Diên Biên Phu et plus globalement à la guerre d’Indochine – les combats eux-mêmes ne représentent qu’un bon tiers des cent pages. Les conflits d’après guerre sont rarement abordés et il faut rendre grâce à Batailles d’avoir repris le flambeau depuis quelques numéros à propos de ce conflit.

Pourtant, ces « petites guerres » sont des sujets passionnants et riches d’enseignements, alors que les conflits asymétriques et hybrides sont devenue monnaie courante. Et la couverture littéraire peu abondante et souvent ancienne (ce qui ne veut pas dire médiocre – en témoigne le livre poignant d’Erwan BERGOT). Lire la suite…

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2e Guerre Mondiale n°85 (Mars & Clio, 2019)

1 septembre 2019 1 commentaire

2e Guerre Mondiale 085Dans ce numéro de 2e Guerre Mondiale, Benoît RONDEAU propose un étonnant dossier sur la capacité de l’armée allemande à retraiter au cours de la Seconde Guerre mondiale. Il est vrai que certains replis ont presque le goût de victoires tant la situation paraît désespérée. Au-delà des exemples qui illustrent le propos (hiver 1941/1942 en URSS, Afrique du Nord, Caucase après Stalingrad, Ouest à l’issue de la bataille de Normandie, Italie, Dniepr en 1943), ces pages ont le mérite de valoriser la retraite comme tout autre mouvement opérationnel. Une retraite correctement menée permet d’éviter un désastre et peut annoncer des succès futurs. Lire la suite…

2e Guerre Mondiale n°84 (Mars & Clio, 2019)

2e Guerre Mondiale 084La Résistance allemande est protéiforme, tout comme celle des autres pays occupés, et généralement mal connue. Souvent réduite à l’attentat du 20 juillet 1944, elle traduit cependant l’ambivalence de la population allemande et de ses élites vis-à-vis du nazisme. C’est donc une bonne initiative de ce numéro de 2e Guerre Mondiale que de proposer ainsi une étude sur le sujet. Celui-ci est d’ailleurs magnifiquement illustrée par la photo présente sur la couverture : un homme seul croise ostensiblement ses bras, refusant ainsi publiquement de faire le salut nazi alors que la foule à ses côtés est en délire et acclame le passage de son Führer. Quel courage, quel esprit de résistance ! Et quelle force de l’image… Lire la suite…

2e Guerre Mondiale thématique n°45 (Mars & Clio, 2019)

18 mai 2019 3 commentaires

2e Guerre Mondiale HS 045.jpgFidèle à ses habitudes, le magazine 2e Guerre Mondiale propose à l’occasion du 75ème anniversaire du Débarquement de prendre un peu de hauteur et d’analyser le Jour-J et la bataille de Normandie autour de six articles.

Il en ressort tout d’abord que le succès allié n’est pas inscrit dans le marbre malgré l’ampleur des moyens engagés et le détail de préparatifs. Les forces allemandes qui sont engagées sont loin d’être négligeables et se battent bien, y compris les divisions dites statiques. Si le niveau de motorisation des deux adversaires n’est pas comparable, la puissance de feu des unités élémentaires allemandes est supérieure à celle de leurs adversaires.

Très intéressante aussi l’analyse de la répartition des forces allemandes qui s’opposent aux Américains d’un côté et aux Anglo-Canadiens de l’autre. Contrairement à la légende, le déséquilibre n’est pas si flagrant que ça. Lire la suite…

Batailles n°85 (Ysec, 2019)

Et revoilà l’une des stars du 6 juin 1944 ! La 21. Panzer-Division est l’honneur de ce numéro de Batailles avec trois articles. Une fois encore ? En effet, la seule division blindée allemande stationnée à proximité des plages à l’Ouest et directement concernée par l’opération Overlord fait l’objet de plus littérature plus qu’abondante (par exemple, cf. Batailles n°2, 42 et 43, 39/45 Magazine n°1, Panzer Voran hors-série n°1)… Il est vrai que ses engins bricolés par la Baukommando Becker sur la base de blindés français exercent une attraction certaine. Son rôle aussi. Le 6 juin 1944, elle menace les parachutistes britanniques posés à l’Est de l’Orne. Face à Caen, elle lance une contre-attaque qui va jusqu’à la côte entre deux plages de débarquement. Faute de repousser les troupes aéroportées et débarquées, elle contribue néanmoins à bloquer le front devant Caen, ce qui pèse ensuite sur la bataille de Normandie jusqu’à ce que les Américains fassent sauter le front allemand avec l’opération Cobra. Lire la suite…

2e Guerre Mondiale n°83 (Mars & Clio, 2019)

5 mai 2019 2 commentaires

Au menu du dossier central de ce numéro de 2e Guerre Mondiale, une étude sur le haut-commandement allemand durant la Seconde Guerre mondiale. Rédigé par Benoît RONDEAU (voir ses livres Alarm ! Les Allemands face au débarquement des Alliés, L’armée d’Hitler, Invasion !, Afrikakorps ou encore Patton), il comprend trois volets. Le premier passe en revue les différents commandements centraux (OKW, OKH, OKL et OKM). Sur le papier, l’organisation est rationnelle : un état-major des armées et un pour chacune des armées de terre, de l’air et de la marine. Le problème, c’est que la répartition des responsabilités défie elle toute logique. Adolf HITLER est le seul responsable de cette cacophonie qui ne fait que s’accentuer au cours de la guerre. Contrairement à ce qui peut être vu aux Etats-Unis, l’efficacité ne prime pas, c’est la volonté de diviser pour s’imposer qui est recherchée. Du coup, et c’est le deuxième article du dossier, la responsabilité des groupes d’armées est essentielle pour coordonner et gérer les opérations. Le problème est que leur autonomie de décision se réduit au fur et à mesure que le conflit avance, notamment sur les fronts principaux (Est et Ouest). Et leur articulation pâtit de la confusion qui règne au-dessus et du manque de stratégie cohérente, compatible avec les moyens disponibles et les exigences de la guerre moderne dans un espace grand comme le continent européen. Lire la suite…

2e Guerre Mondiale n°82 (Mars & Clio, 2019)

Fidèle à son concept éditorial, ce numéro de 2e Guerre Mondiale continue de revisiter et de mettre en perspective les grands moments du conflit. Le choix des angles décalés par rapport au habituelles études historiques permet de révéler des aspects peu connus ou oubliés.

Ainsi, ce numéro revient sur l’importance de l’infanterie dans l’armée allemande et notamment durant les victoires à l’Ouest en 1940. En effet, la majorité de la ligne de front est tenue par des fantassins, même si la percée est obtenue par les troupes blindées et motorisées. L’auteur, Benoît RONDEAU, précise ainsi que le front en Hollande et au Nord de la Belgique est poussé par les divisions d’infanterie. Les soldats parcourent des dizaines de kilomètres par jour à pied. Ils franchissent de force nombre de coupures humides (Meuse, Somme, Aisne, Seine, Loire). La liste des exemples peut s’allonger de bien d’autres encore. Sans la marche en avant avec succès de l’infanterie en Hollande et en Belgique, Dunkerque n’est pas possible. Sans l’infanterie, la Somme et l’Aisne ne peuvent être franchies lors du démarrage de Fall Rot. Sans infanterie, l’armée allemande ne peut poursuivre la retraite et empêcher le rétablissement des unités françaises. Lire la suite…