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Posts Tagged ‘Normandie 1944 Armée allemande’

Rommel (Perrin, 2018)

23 octobre 2018 Laisser un commentaire

C’est au tour de la collection Maîtres de guerre chez Perrin de s’enrichir d’une biographie sur Erwin, l’un des plus célèbres chefs militaires allemands de la Seconde Guerre mondiale. Élevé au rang de mythe par la propagande du III. Reich puis par les Britanniques eux-mêmes, son image s’est très nettement dégradée au début des années 2000 quand le recul historique et la fin de la Guerre Froide permettent de regarder plus objectivement le rôle de la Wehrmacht, de ses chefs et de ses hommes dans la crimes de guerre nazis.

Écrite par Benoît RONDEAU, cette nouvelle biographie recherche un certain équilibre entre ces différentes posture. Il en ressort un ROMMEL tout en nuance. L’homme d’abord, dévoré d’ambition, il possède une très haute opinion de lui-même qui lui attire nombre d’inimitiés. Sur le plan personnel, on y trouve un jeune homme père d’un enfant naturel qui en assume la charge toute sa vie et un mari qui entretient une correspondance quasi quotidienne avec son épouse. D’une énergie débordante quand il est en première ligne, parfois agité, gonflé à bloc lors des campagnes victorieuses menées en France et en Afrique, il est bien plus fragile quand la situation se retourne. Il est alors dépressif et sombre dans le défaitisme. Lire la suite…

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Normandie 1944 Magazine n°14 (Heimdal, 2015)

8 septembre 2018 1 commentaire

L’histoire militaire ne peut se résumer aux seuls combats et ne peut faire fi ni de l’avant, ni de l’après. Ce numéro de Normandie 1944 Magazine illustre parfaitement l’étendue du spectre éditorial que doit proposer aux lecteurs les revues spécialisées.

La Seconde Guerre mondiale a vu beaucoup d’innovations technologiques et doctrinales. Mais le progrès ne s’est pas limité en ces seuls domaines. En témoigne l’article sur l’enjeu de la logistique permettant aux services des santé alliés de transfuser les blessés. La médecine de guerre se modernise, se complexifie. Elle prend une importance de plus en plus importante dans les armées occidentales. La Seconde Guerre mondiale annonce ainsi les conflits contemporains où une attention de plus en plus grande est portée en amont à la préparation physique et psychologique des militaires en complément des seuls rudiments purement militaires ainsi que la médecine de guerre cherchant de plus en plus à sauver et à réparer. La logique du zéro mort dans ses propres rangs est encore loin, mais la volonté de limiter les pertes définitives est déjà présente chez les Alliés.

Inaugurant une série de trois articles sur la destinée des matériels laissés sur le champ de bataille (cf. Normandie 1944 Magazine n°15 et Normandie 1944 Magazine n°16), ce numéro s’intéresse plus particulièrement au dépôt établi à Saint-Lambert-sur-Dives après les combats. Regroupant nombre d’épaves entassées dans la poche de Falaise-Trun-Chambois quand la 7. Armee s’échappe des pinces alliées, il contient un véritable bestiaires des matériels roulants, blindés et d’artillerie allemands engagées à l’époque. A noter une très belle carte des engins entassés surimprimée sur une vue aérienne, le tout sur deux pages. Lire la suite…

2e Guerre Mondiale n°78 (Mars & Clio, 2018)

Le sommaire de ce numéro de 2e Guerre Mondiale met à l’honneur l’engagement des blindés des différents belligérants de la Seconde Guerre mondiale dans les tous derniers mois de la guerre.

A l’Est, ce sont les combats de Courlande et de Berlin qui sont décrits. Les premiers mettent en avant le rôle de pompier du front su III. SS-Panzer-Korps qui participe aux quatre premières batailles pour défendre cet îlot allemand isolé en Lettonie avant d’être évacué par la mer. Ce transfert par la Baltique est d’ailleurs une prouesse car les unités sélectionnées conservent leur cohésion et peuvent rapidement reprendre le combat. La bataille de Berlin voit quant à elle l’engagement massif de blindés par l’Armée Rouge pour compenser son manque d’infanterie. C’est d’ailleurs le mérite de cette étude de souligner l’état des vainqueurs qui sortent quand même particulièrement usés de quatre années de guerre avec le III. Reich et des pertes abyssales qu’ils ont subi. Paradoxalement, la défense allemande s’appuient sur des fantassins qui n’ont à disposition que quelques armes individuelles, dont certaines très performantes au contraire des Soviétiques qui compensent leur manque d’hommes par du matériel (chars et artillerie) et des troupes spécialisée (génie). C’est dire combien les combats des derniers mois ont été douloureux aussi pour les Soviétiques et que les Allemands se sont défendus avec acharnement. A noter également un réflexion judicieuse sur la configuration de l’agglomération berlinoise fragmentée par une multitude de coupures humides.

A l’Ouest, ce numéro propose une très intéressante analyse comparative de trois opérations en Normandie : Cobra pour les Américains, Bluecoat pour les Britanniques et Lüttich pour les Allemands. Lire la suite…

Panzerdivision Hitlerjugend, volume 1.1 (Maranes, 2018)

20 juin 2018 1 commentaire

En 2015, les Editions Maranes publient le tome 2 de l’étude de Stephan CAZENAVE sur la formation et l’engagement en Normandie du régiment blindé de la 12. SS-Panzer-Division Hitlerjugend. Cette division y joue en effet un rôle essentiel en tentant tout d’abord de repousser les Alliés à la mer puis en verrouillant Caen puis en défendant pied à pied chaque arpent de terrain.

Trois ans plus tard, c’est le reste de la division qui est traité (entre-temps, l’auteur a publié SS-Panzer-Regiment 1 LAH (Maranes, 2017) et SS-Panzer-Regiment 2 DR (Maranes, 2016), deux historiques dédiés à l’engagement de ces régiments blindés en Normandie).

Compte tenu de la masse de documents rassemblés, le tome 1 est divisé en deux. Ce premier volume aborde la mise sur pied de toutes les composantes de la division à l’exception du SS-Panzer-Regiment 12 dont la constitution a été traitée dans le tome 2. Cette séparation est logique quand on sait que cette composante a vu le jour et vécu ses premiers temps d’unité constituée à plusieurs centaines de kilomètres des autres unités. Le second volume du tome 1 est consacré à la montée au front et aux combats en Normandie.

Sur le fond, l’ouvrage est dense avec un texte bien tassé, écrit de façon vivante et entrecoupé de très nombreux témoignages recueillis auprès des vétérans. Lire la suite…

Les Panzers en Normandie (Heimdal, 1978)

3 février 2018 1 commentaire

Ce livre est la bible de toute une génération de passionnés de la Seconde Guerre mondiale, de la bataille de Normandie et des chars allemands. Après la présentation de la composition type 1944 du régiment blindé allemand de 1944 (mais il y a loin entre la théorie et la réalité), cet ouvrage présente un résumé succinct des différents matériels engagés (Panzer IV, Panzer V Panther, Panzer VI Ausf. E Tiger, Panzer VI Ausf. B Königstiger (mais aussi Panzer III, Panzer 35S(f), Panzer 35R(f), Panzer 39H(f), Borgward B-IV), les canons d’assaut (StuG III Ausf. G), les engins de défense antiaérienne (SdKfz 10/5, SdKfz 7/1, Flakpanzer 38(t), Flakpanzer IV Möbelwagen, Flakpanzer IV Wirbelwind, Flakpanzer IV Ostwind), les engins  de dépannage (Bergepanzer III, Bergepanzer V Bergepanther, SdKfz 9/1) et le SdKfz 251. Suit ensuite une partie intéressante sur les tankistes et leurs uniformes avec quelques belles planches d’uniformes.

La moitié des pages est consacrée à la description de chacune des unité de chars (régiments ou bataillons) lancées dans la bataille face aux Alliés. Lire la suite…

39/45 Magazine n°347 (Heimdal, 2018)

Les amateurs de la Seconde Guerre mondiale, et plus particulièrement du conflit en Europe avec en son centre l’Allemagne, seront particulièrement comblés par ce numéro de 39/45 Magazine proposé par les Editions Heimdal qui n’oublie pas non plus le Pacifique et les Harley-Davidson des soldats américains. Bref, un sommaire riche et un contenu de grande qualité…

Il est coutume de considérer que les Alliés ont été totalement pris par surprise par l’offensive allemande dans les Ardennes le 16 décembre 1944 et que leurs services de renseignements avaient failli dans leur mission. Pourtant, grâce aux interceptions réalisées par ULTRA, ils sont capables de lire à livre ouvert dans les communications des forces armées du III. Reich. A croire que le secret aurait été particulièrement bien tenu et que les Allemands n’auraient aucunement transmis d’ordres ou de consignes via leur système de transmission codé ENIGMA que les Alliés décryptent. Or, il n’en est rien, comme le prouve l’excellent article de Hugues WENKIN concernant l’échec du renseignement allié qui rétablit quelques vérités. Tout d’abord, si les Allemands ont tout particulièrement soigné le secret de leurs préparatifs, ils ont bien utilisé leurs habituels systèmes de transmissions. Mais des raisons techniques expliquent que tous les messages n’ont pas été captés. La somme des interceptions est également telle qu’il est difficile de trier entre l’important et le bruit de fond – un problème qui existe toujours dans le domaine des interceptions électroniques qui font l’objet de tris automatiques avant d’être examinés par des cerveaux humains. Ensuite, les interprétations des élément captés sont défaillantes. Par ailleurs, toutes les sources habituelles de renseignement sont aveugles, même les plus rudimentaires (interrogatoires des prisonniers, reconnaissances aériennes). En cette fin d’année 1944, l’échec allié de voir clair dans le jeu adverse et l’exploit allemand de reconstituer une force de manœuvre en toute confidentialité sont les deux faces d’un même acte qui se conclura par un réveil douloureux au petit matin du 16 décembre. Lire la suite…

Batailles & Blindés hors-série n°35 (Caraktère, 2018)

2 janvier 2018 4 commentaires

Retour aux classiques avec ce numéro hors-série du magazine Batailles & Blindés des Editions Caraktère. En effet, il s’agit du second volume de l’étude exhaustive des régiments blindés de la Waffen-SS au cours de la Seconde Guerre mondiale. Au menu se trouvent les 5. SS-Panzer-Division Wiking, 9. SS-Panzer-Division Hohenstaufen, 10. SS-Panzer-Division Frundsberg, 11. SS-Freiwilligen-Panzer-Grenadier-Division Nordland et 12. SS-Panzer-Division Hitlerjugend. Ces unités sont mises sur pied en 1943 et en 1944 dans un but évident de politiser les forces armées allemandes au détriment des unités classiques, quitte à sacrifier la compétence et éparpiller des matériels déjà pas assez nombreux.

Pour comprendre ce non-sens organisationnel, l’introduction du numéro est particulièrement intéressante. Lire la suite…