Les carnets secrets du général Huntziger (Pierre de Taillac, 2019)

Un témoignage indispensable doublé d’un formidable travail éditorial ! Un livre incontournable pour tous ceux qui s’intéressent aux événements de 1940, qui cherchent à comprendre la chute de la France face au III. Reich et plus globalement pour tous ceux qui cherchent à comprendre la personnalités par nature particulière des leaders, quelle que soit leur époque. Si le commandant de la 9ème Armée, André CORAP, est souvent accusé de tous les mots pour ne pas avoir tenu la Meuse, son homologue de la 2ème Armée est cependant bien plus coupable à bien des égards…

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L’inexorable défaite, mai-juin 1940 (Heimdal, 2020)

Colossal, massif, exhaustif, définitif… Difficile de sélectionner la qualificatif qui sied le mieux à ce nouvel ouvrage de Jean-Yves MARY sur les opérations à l’Ouest et mai et juin 1940 et plus particulièrement la bataille de France. En effet, l’auteur conclut d’une façon magistrale le cycle inauguré avec le soixante-dixième anniversaire de 1940 des albums mémoriaux chez les Editions Heimdal. C’est tout d’abord le Corridor des Panzer en deux volumes retraçant la traversée des Ardennes et la percée jusqu’à la Manche, puis le Carrousel des Panzer toujours en deux volumes traitant cette fois-ci des troupes blindées allemandes lors de l’opération Fall Rot qui aboutit à l’Armistice.

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GBM n°133 (Histoire & Collections, 2020)

Pour commémorer les quatre-vingts ans de 1940, GBM livre un numéro assez exceptionnel avec deux articles qu’il est indispensable de lire et de posséder. Ils symbolisent le degré de maturité qu’atteint l’historiographie de cette époque après des décennies d’errements. L’aboutissement d’un long travail. Un numéro aussi important que le précédent mais également le 92 paru pour les soixante-dix ans des mêmes événements.

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La bataille de Sedan « … fors l’honneur » (de Fallois, 2020)

Sedan ou la symbole de l’effondrement français de mai 1940… Depuis le 13 mai 1940, cette alimente bien des ouvrages et des articles. Et surtout des jugements parfois caricaturaux sur les soldats français, la 55ème Division d’Infanterie et son chef Henri LAFONTAINE. De l’autre côté, Sedan est présenté comme l’archétype de la qualité opérationnelle de la Wehrmacht, de ses chefs, de ses matériels, de ses soldats. Est-il encore nécessaire d’y consacrer un livre ? En l’occurrence, la réponse est ici oui…

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Histoire de Guerre n°15 (Edipol, 2001)

Un très beau numéro du magazine Histoire de Guerre qui donne une autre image de l’armée française en mai et juin 1940 que celle communément admise. Deux légendes en prennent pour leur grade. La première et l’absence de l’aviation française. Si les scores de la chasse et le rôle des bombardier contre les points de passage allemands sur la Meuse représentent l’engagement et le scrifice méconnus des ailes françaises, la reconnaissance n’est pas en reste ! En témoigne le repérage des colonnes allemandes dans les Ardennes. L’autre légende est l’absence des chars français ou de leur faible engagement. Or, force est de constater qu’ils sont quotidiennement sur la brèche. C’est encore vrai dans les heures et jours qui suivent le déclenchement de l’opération Fall Rot sur la Somme le 5 juin 1940. Tous les blindés de la 7ème Armée donnent le maximum pour tenter l’impossible : contenir l’assaut allemand.


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Sont ainsi engagées les unités suivantes : 1ère Division Cuirassée (DCR) (reconstituée avec les 24ème Bataillon de Chars de Combat (BCC), 25ème Bataillon de Chars de Combat (BCC), 28ème Bataillon de Chars de Combat (BCC) et 34ème Bataillon de Chars de Combat (BCC)) et le 1er Bataillon de Chars de Combat (BCC). Roye, Noyon, Saint-Just-en-Chaussée, Clermont sont autant de lieux qui méritent d’être aussi connu que ceux de Hannut/Gembloux, Flavion, Montcornet, Crécy-sur-Serre ou Abbeville. L’article comporte de nombreux témoignages et plusieurs cartes détaillées.

Autre drame méconnu, celui de l’ouvrage de Villy- La Ferté. A découvrir dans le détail des faits et des installations.

Symbole quasi légendaire de la bataille de France en 1940, le Junker Ju 87 Stuka n’est déjà pas loin de passer en correctionnel…

A ne pas rater, une étude passionnante de l’industrie française engagée dans l’effort d’armement qui se retrouve un enjeu de négociation entre Allemands et Français dans le cadre de l’Armistice… Un volet sous-estimé des pourparlers.

Sommaire :

  • Patrick TOUSSAINT, Le Stuka dans la campagne à l’Ouest, le temps de la gloire, in Histoire de Guerre n°15 (Edipol, 2001)
  • Michel TRUTTMANN, La Ferté, naissance et mort d’un ouvrage et de son équipage, in Histoire de Guerre n°15 (Edipol, 2001)
  • Erik BARBANSON et Régis POTIE, Picardie, juin 1940, les chars de la 7ème Armée dans la tourmente, in Histoire de Guerre n°15 (Edipol, 2001)
  • Jean-Robert GORCE, 12 mai 1940, la « reco » française a vu les Panzer dans les Ardennes, in Histoire de Guerre n°15 (Edipol, 2001)
  • Patrick VEYRET, Les débuts de la collaboration d’Etat entre Vichy et le III. Reich, l’exemple des industries de guerre (juin-octobre 1940), in Histoire de Guerre n°15 (Edipol, 2001)
  • Vous nous avez écrit
  • L’Histoire sur le web
  • Lu et vu pour vous

39/45 Magazine n°60 (Heimdal, 1991)

A part quelques clichés comme les Ardennes en 1940 et 1944 ou le fort d’Eben-Emael, la Belgique reste un champ de bataille quelque peu délaissé par l’historiographie de la Seconde Guerre mondiale. Hors, les sujets sont variés et importants comme le montre ce numéro de 39/45 Magazine que ce soit en 1940 ou en 1944.

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Militaria hors-série n°96 (Histoire & Collections, 2015)

En mai 1940, les chars français sont partout ! C’est en tout cas une impression bien réelle qui ressort de ce numéro hors-série de Militaria Magazine et d’une analyse un peu fin des engagements en mai 1940. En effet, dès le 10 mai 1940, chacun des belligérants met en action les forces blindées développées durant l’Entre-Deux-Guerres.

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La défaite française, un désastre évitable, le 16 mai 1940, il fallait rester en Belgique (Economica, 2007)

Choquée par la brutalité de sa défaite en 1940, la France considère que le résultat ne peut être différent. Plombés par le jugement qu’en fait Vichy puis la fracture française issue de l’opposition entre gaullistes, pétainistes et communistes, les combats menés à l’Ouest en 1940 ne condamnent pas obligatoirement l’armée française. Cet exercice d’uchronie, aussi théorique soit-il, comprend une fine analyse des six premiers jours de combat et rappelle que chaque décision entraîne un ensemble de réactions, bonnes et/ou mauvaises.

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En mai 1940, fallait-il entrer en Belgique ? (Economica, 2000)

L’Histoire semble condamner définitivement la manœuvre Dyle-Breda qui consiste à faire entrer en Belgique l’aile mobile française et le British Expeditionary force le 10 mai 1940 en réaction de la triple invasion allemande des Pays-Bas, de la Belgique et du Luxembourg. En effet, sa mis en action facilite l’enveloppement qui résulte du franchissement de la Meuse de Sedan à Dinant par le corps de bataille principal allemand qui vient de franchir les Ardennes en trois jours. Le résultat est connu, c’est Dunkerque et l’anéantissement d’une partie importante de l’armée française et britannique tant d’un point quantitatif que qualificatif. Alors pourquoi se poser encore la question du bien fondé de cette manœuvre ?

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Von Rundstedt, le maréchal oublié (Perrin, 2020)

80 ans après la défaite française de 1940 et 75 ans celle du III. Reich, voilà enfin une biographie (en français de plus)  de l’un des principaux commandants opérationnels de la Wehrmacht de 1939 à 1945. L’exercice est d’autant plus méritoire que les sources premières sur l’homme sont rares. Mais cela n’empêche pas son auteur Laurent SCHANG de nous en faire un portrait complet et éloquent qui apporte une pierre essentielle à l’historiographie de l’avènement du III. Reich, de la faillite morale de l’un de ceux qui aurait dû être un garde fou comme doyen de l’armée dans les années qui précèdent la Seconde Guerre mondiale. Certainement moins convaincu politiquement que certains de ses plus jeunes collègues (il est cependant difficile de savoir ce qu’il pensait réellement), n’aspirant qu’à une retraite paisible, il se retrouve en première ligne et se laisse manipuler par HITLER sans réellement résister. Un destin accepté faute de caractère pour se rebeller.

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