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Posts Tagged ‘Ardennes 1940’

10-11 mai 1940, une défaite annoncée (Sutton, 2018)

11 mai 2019 1 commentaire

Sutton 2018 CHARPY Yves 10-11 mai 1940 une defaite annonceeLa défaite militaire française de 1940, ou plutôt l’effondrement de la première puissance militaire de l’époque ne cesse d’interroger, même près quatre-vingts ans plus tard. Dans ce livre, Yves CHARPY replonge dans les écrits et les déclarations d’un certain nombre de protagonistes et de quelques documents d’archives pour décrire et comprendre l’enchaînement des faits. Rien de bien nouveau, si ce n’est pas la mise en ordre des différentes pièces du puzzle (au demeurant édifiant…)et le soulignement de quelques faits largement sous-évalués ensuite dans la littérature consacrée au sujet.

L’autre avantage du livre est de proposer une analyse parallèle de la démarche alliée (française, luxembourgeoise et belge principalement) et allemande. En tout cas, une bonne leçon à enseignement tant dans les écoles militaires que de management, de sciences politiques et d’administration… Lire la suite…

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Mémorial de la bataille de France, volume 4 (Heimdal, 2018)

19 janvier 2019 1 commentaire

Dernier volume du Mémorial de la bataille de France, ce livre couvre la période du 17 au 25 juin 1940.

La seconde phase des opérations militaires à l’Ouest a commencé le 5 juin 1940 avec le déclenchement de Fall Rot. La fragile Ligne Weygand est percé après de durs combats. Pour l’armée française, plus rien ne peut militairement empêcher une défaite totale.

Ces derniers jours sont particulièrement confus. D’un côté, les bruits d’une armistice se précisent de plus en plus sachant que le nouveau chef du gouvernement Philippe PETAIN exprime publiquement à la radio dès le 17 juin 1940 qu’il faut cesser le combat. Si le constat parait alors logique, l’exprimer ainsi est désastreux pour les armées et les civils. A quoi bon désormais se battre et se sacrifier ? Lire la suite…

Mémorial de la bataille de France, volume 2 (Heimdal, 2017)

19 janvier 2019 3 commentaires

Ce second volume du Mémorial de la bataille de France en quatre volumes parus chez Heimdal entre 2016 et 2018 se concentre sur les journées du 22 mai au 4 juin 1940.

Alors que les Allemands ont atteint la Manche dès le 20 mai 1940 (voir volume 1) coupant en deux le front allié et isolant son principal corps de bataille, Allemands et Français hésitent sur la conduite à tenir. D’un côté, comment exploiter ce succès finalement facile ? De l’autre, comment rétablir la situation ? Les interrogations des deux camps leur font perdre à chacun du temps. Côté Français, la contre-attaque décisive n’aura jamais lieu. Côté allemand, les atermoiement permettent l’évacuation du corps expéditionnaire britannique et d’une partie des troupes françaises – dans l’immédiat, rien d’important, mais à terme, ils ont perdu l’occasion d’amputer la Grande-Bretagne d’une partie non négligeable de ses troupes.

Ce deuxième volume est cependant composé pour plus de la moitié de ses pages d’une analyse très fouillée des causes de la défaite française qui puisent leurs origines au lendemain de la Victoire de 1918. Lire la suite…

1940, la Wehrmacht de Fall Gelb (Economica, 2018)

24 mars 2018 13 commentaires

Ce livre est à l’évidence l’oeuvre d’un passionné et d’un chercheur qui ne se contente pas de reproduire ce que d’autres ont écrit (cf. sa propre présentation de cet ouvrage). Eric DENIS, son auteur, n’a pas hésité à se replonger dans les archives pour ressortir des éléments factuels, ce qui lui vaut le privilège d’une préface d’Alain VERWICHT connu pour ses plongées dans les archives allemandes pour ressortir les faits et les chiffres.

Pour l’armée allemande, mai 1940 est un moment particulier, assez rare dans l’histoire militaire, où plusieurs éléments se combinent favorablement et sont adaptés à l’objectif : stratégie, organisation, moyens matériels et humains, leadership. Comme le souligne l’auteur, cette armée n’est pas seulement rodée avec la guerre d’Espagne et l’invasion de la Pologne, mais aussi par la remilitarisation de la Sarre, l’annexion de l’Autriche, la prise de contrôle de Tchécoslovaquie. En effet, chacun de ces événements, même sans combat, a donné la possibilité de planifier, d’entraîner et de réaliser des manœuvres grandeur nature qui apportent nombre d’enseignements et retours d’expérience.

Comme le titre l’indique, ce n’est pas le récit de la première phase des opérations militaires entamées par le III. Reich à l’Ouest en mai 1940 qui aboutit à la mise hors jeu de la Hollande, de la Belgique et du Luxembourg tout en amputant très significativement le corps de bataille français et en rejetant le corps expéditionnaire britannique à la mer. Ce n’est pas non plus l’analyse des carences alliées. Mais c’est l’analyse des facteurs qui font que la victoire allemande de mai/juin 1940 n’est pas le fruit du hasard ou des seules carences de ses adversaires. Lire la suite…

Historical Perspectives of the Operational Art (Center of Military History, United States Army, 2005)

5 février 2018 1 commentaire

Cette anthologie compile plusieurs études relativement courtes réparties en quatre parties qui étudient chacune l’évolution de la pensée opérationnelle des XIXème et XXème siècle : France, Allemagne, URSS et Russie, Etats-Unis.

Les services historiques de l’armée américaine possèdent une culture de l’analyse et de l’écrit particulièrement développés. Après la Seconde Guerre mondiale, cela se traduit par des interviews de vétérans allemands sur les combats menés et la rédaction de nombreux historiques officiels. Ces deux sources d’information seront durant de nombreuses années, et le sont encore, l’origine de très nombreux écrits (livres et articles). Cette tradition se perpétue encore au XXIème comme en témoigne la publication annuelle de la liste des lectures recommandées par le chef d’état-major des armées.

Ce livre est édité alors que les Américains sont engagés au combat de façon extensive en Afghanistan et Irak où ils sont confrontés à une guerre asymétrique à laquelle ils sont assez peu préparés. La mode est alors à la transformation tout azimut l’accent mis sur la technologie, la mise en réseaux de toutes les composantes armées (hommes, matériels, structures de commandement). Cependant, la nature même de la guerre ne change pas fondamentalement et pour vaincre, il ne suffit pas d’avoir le meilleur matériel ou la technologie dernier cri… Lire la suite…

2e Guerre Mondiale n°75 (Mars & Clio, 2018)

2GM 075Ce numéro de 2e Guerre mondiale de Mars & Clio Editions s’articule autour de quatre articles majeurs. Le premier est tout simplement extraordinaire.

En effet, la percée des Ardennes en mai 1940 est souvent relatée dans le détail, mais principalement du côté allemand. Ce n’est pas le cas ici, puisque Pascal KREGER (compagnon d’écriture de Jean-Yves MARY dans la rédaction des fabuleux séries d’ouvrages consacrés à mai et juin 1940 – Le corridor des Panzer volume 1, Le Corridor des Panzer volume 2, Le carrousel des Panzer volume 1, Le Carrousel des Panzer volume 2, Mémorial de la bataille de France volume 1, Mémorial de la bataille de France volume 2) présente les faits côté belge et Chasseurs ardennais. Au cours des premières heures de l’offensive allemande, les deux camps se livrent à une course contre la montre. D’un côté pour avancer le plus vite possible avec une série d’opérations spéciales destinées à ouvrir la route des unités blindées, de l’autre avec des combats retardateurs pour avoir le temps de préparer la ligne de résistance principale. Les combats menés par les Chasseurs ardennais montrent qu’il est possible de résister et de ralentir l’avance allemande à partir du moment où les unités s’accrochent au terrain ou qu’elles ne reçoivent tout simplement pas l’ordre de décrocher… Le courage de ces hommes est mal employé compte tenu d’une appréciation erronée des grands états-majors alliés, notamment français, et une stratégie belge déconnectée des intérêts de l’alliance formée avec la France (cf. Jean-Claude DELHEZ, La déroute française de 1940, la faute aux Belges ?). Les photos attachées à l’article méritent également le détour… Lire la suite…

Opération « Niwi » (10 mai 1940)

8 février 2017 3 commentaires

silhouette-fieseler-fi-156-storchL’opération « Niwi » est une opération militaire allemande au cours de la Seconde Guerre mondiale. Elle se déroule le 10 mai 1940 au moment du déclenchement de l’offensive contre la Hollande, la Belgique, le Luxembourg et la France (opération « Fall Gelb »).

Contexte stratégique et opérationnelle :

Envahie d’abord par l’Allemagne puis également par l’URSS, la Pologne est vaincue à l’automne 1939. La France et la Grande-Bretagne déclarent la guerre au III. Reich, mais restent l’arme au pied malgré l’offensive limitée sur la Sarre.

Dès la défaite de la Pologne, le III. Reich redéploie ses forces vers l’Ouest. Tout au long de l’hiver 1939/1940, le front reste calme. C’est la « Drôle de guerre ». Le conflit se déplace sur des fronts périphériques (Atlantique, Danemark, Norvège) tandis que l’URSS vient souffre face à la Finlande.

Tandis que les Français restent en position strictement défensive, les Belges, Luxembourgeois et Hollandais restent neutres malgré les signes montrant que le III. Reich est prêt à violer leur neutralité. De leur côté, les Allemands préparent activement l’offensive et tirent les enseignements de la campagne de Pologne. Deux axes d’offensive font l’objet d’une attention particulière et incluent des opérations qui peuvent être cataloguées comme « spéciales ». Le premier concerne la Hollande avec l’engagement massif d’unités aéroportées pour neutraliser ce pays le plus rapidement possible. Le second concerne les Ardennes belges et luxembourgeoises par lesquelles doivent passer les unités blindées en charge de percer le front français sur la Meuse. Lire la suite…