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Posts Tagged ‘Max SCHIAVON’

Ligne de Front n°75 (Caraktère, 2018)

11 octobre 2018 1 commentaire

100% Seconde Guerre mondiale, ce numéro de Ligne de Front réussit à proposer un sommaire particulièrement original et surtout attractif pour tout amateur de la période.

La seconde partie de l’étude sur la stratégie, la tactique et les règles d’emploi des armes de la Wehrmacht se penche cette fois-ci sur la défensive (principes généraux, points d’appui, organisation du front défensif, utilisation des réserves) après avoir étudié l’offensive dans le numéro 74. Jamais abordés (ou si peu) abordés dans la littérature spécialisée, ces principes sont pourtant essentiels pour comprendre le déroulement des combats. Max SCHIAVON réussit en outre à proposer un éclairage simple et facilement abordable par tout lecteur qui n’est pas militaire de carrière. Les schémas sont simples et d’une grande clarté.

Alors que le III. Reich est assailli de toutes parts, il ne rend pas les armes, même fin mars et début avril 1945. Les combats de Paderborn illustrent parfaitement à la fois l’acharnement et l’improvisation désespérée dont font preuve les Allemands qui s’appuient également sur quelques uns de leurs monstres blindés avec plus ou moins de bonheur… La guerre ne peut plus être gagnée, mais les pertes alliées peuvent encore être sensibles.  Lire la suite…

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Ligne de Front n°74 (Caraktère, 2018)

24 juin 2018 3 commentaires

Quelles que soient les armes, navales, aériennes ou terrestres (et maintenant aussi spatiales), chaque pays entame une guerre avec ce dont il dispose. Pour le meilleur ou pour le pire… C’est la raison pour laquelle, la recherche et la veille doctrinale sont des disciplines fondamentales qui pèsent lourdement sur la victoire ou la défaite.

Ce numéro de Ligne de Front édité par Caraktère ouvre une étude en quatre volets sur la stratégie tactique et les règles d’emploi des armes de la Wehrmacht au cours de la Seconde Guerre mondiale. Certes, il s’agit encore d’une étude sur l’armée du III. Reich, mais elle vaut le détour. Espérons cependant qu’auteurs et éditeurs veuillent bien réaliser de façon tout aussi récurrente des travaux similaires sur les autres belligérants du conflit. Au passage, félicitons le travail par Histoire & Collections pour l’armée française à travers sa revue GBM.

Cette première partie se concentre sur les tactiques employées en 1940 qui réussissent si bien lors de Fall Gelb et sur l’offensive blindée sur un front étroit. Comme cela est aussi clairement identifié dans l’ouvrage d’Eric DENIS, La Wehrmacht de Fall Gelb, l’armée allemande atteint au printemps au 1940 son apogée. Sa réflexion et sa constitution sont le fruit d’une évolution doctrinale débutée au lendemain de la défaite de 1918 qui a été testée opérationnellement, à la fin de la Guerre d’Espagne et en Pologne (« combat proven » dirait-on au début du XXIème siècle). Lire la suite…

Ligne de Front n°64 (Caraktère, 2016)

4 janvier 2017 1 commentaire

ligne-de-front-064Ce numéro est un modèle du genre. Si tous les articles relèvent de la Seconde Guerre mondiale (pourquoi donc s’obstiner à conserver le sous-titre « Histoire des conflits du XXe siècle au magazine ?), ils satisferont à la fois les novices et les lecteurs aguerris par de longues heures passées devant une abondante littérature, livres ou magazines, voire maintenant internet. Lire la suite…

Ligne de Front n°61 (Caraktère, 2016)

17 mai 2016 1 commentaire

Ligne de Front 061

Premier article, première surprise… Décidément, la défaite de 1940 n’a pas fini de se dévoiler sous de nouveaux jours. En témoigne ce très bon article sur le général WEYGAND quand il est rappelé pour prendre en main le destin de l’armée française quand la première partie de l’offensive allemande à l’Ouest est déjà consommée. Il dévoile le rôle majeur joué par le nouveau commandant en chef au cours des semaines qui précèdent et suivent l’Armistice. Lire la suite…

Ligne de Front n°52 (Caraktère, 2014)

21 octobre 2014 1 commentaire

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Il est parfois bon de rappeler que le résultat d’une guerre n’est pas que la conséquence d’une seule stratégie militaire et politique ou d’une succession d’engagements. La mobilisation du potentiel économique (et plus particulièrement industriel) et humain sont deux conditions essentielles notamment dans l’optique de conflits longs et totaux comme l’ont été les deux guerres mondiales. Ce numéro en donne deux exemples. Le premier concerne la mobilisation de l’industrie d’armement du III. Reich. Tout le monde ou presque connaît la progression spectaculaire des chiffres de production dans la deuxième partie du conflit. Pourtant, l’une des causes évidentes de la défaite allemande réside dans son impréparation économique, des choix matériels et industriels hasardeux. La technologie sans la production n’est rien. Et paradoxalement, la Wehrmacht a connu ses plus grands succès militaires quand son industrie était balbutiante. Les excellentes synthèses chiffrées données dans l’article sont évidentes : le Reich atteint son plein potentiel industriel en 1943 et 1944 quand la guerre est déjà perdue. Il manque malheureusement une facette à ces chiffres : celles des pertes. Car si l’industrie participe à l’expansion du potentiel militaire jusqu’en 1941, elle ne réussit pas à combler les pertes qui s’accumulent dès 1942 et qui cumulées à la multiplication des théâtres d’opérations conduisent à une défaite inéluctable malgré quelques coups défensifs et un mordant jusqu’au bout.

Le second exemple concerne la mobilisation humaine française au cours de la Première Guerre mondiale. Les chiffres donnent la mesure de l’effort accompli et du sacrifice consenti. Ils expliquent aussi en partie le poids qu’aura à supporter le pays pour s’occuper des blessés et le contrecoup moral qui touchera ensuite la France pour des années, voire plus…

Pour commémorer les 70 ans de l’opération « Market-Garden » ce numéro propose une vision allemande de la bataille d’Arnhem. C’est l’occasion de comprendre pourquoi il est fondamental pour les Allemands de reprendre le contrôle du pont d’Arnhem afin de convoyer renforts et ravitaillement vers Nimègue.

Deux études étudient plus spécifiquement deux batailles dont l’une a eu lieu et l’autre n’aura jamais lieu. La première décrit les affrontements autour de Gomel que la Panzergruppe Guderian, devant la résistance acharnée de l’Armée Rouge à Smolensk et à  Yelnia, glisse vers le Sud et rend possible le futur encerclement gigantesque autour de Kiev. Malgré une nouvelle victoire, les germes de la défaite allemande à l’Est apparaissent… La seconde compare les plans d’invasion américains et de défense nippons du Japon. Le largage des bombes atomiques précipitera de toute façon la fin de conflit et résumera l’invasion du Japon à un cas d’école dont les hypothèses de pertes des deux côtés ne pourront heureusement jamais être vérifiées…

Côté systèmes d’armes, ce numéro passe en revue les « Nebelwerfer » allemands avec un très bel organigramme théorique dessiné véhicule par véhicule.


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GBM n°107 (Editions Histoire & Collections, janvier / février / mars 2014)

26 février 2014 Laisser un commentaire

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Dans la continuité des précédents numéros de GBM, celui-ci continue d’explorer l’organisation et l’équipement de l’infanterie française au cours de la Première Guerre mondiale en s’arrêtant ici sur la section de mitrailleuses et la difficile gestation des programmes de chars français durant l’Entre-Deux-Guerres. Dans ce dernier, se trouve un schéma d’évolution du concept en France de 1918 à 1939 qui complète parfaitement le dossier sur la naissance du « Main Battle Tank » paru dans Truck & Tanks n°42.

D’un seul morceau, l’historique du 5ème BCC couvre les opérations en Sarre en septembre 1939, les combats pour Longwy en mai 1940 et la retraite vers Toul où s’achève la guerre pour cette unité. De très nombreuses photos accompagnent le texte ainsi que des profils couleurs et un exceptionnel organigramme dessiné véhicule par véhicule.

La biographie du général HUNTZIGER est particulièrement intéressante au sens où elle met en valeur les paradoxes du haut commandement français. Intellectuellement brillant, physiquement très alerte, il sera totalement dépassé par les événements de mai 1940 alors qu’il commande un secteur clef… Sa mort accidentelle en novembre 1941 lui évite une cruelle introspection sur son rôle en mai et dans les premiers pas de l’Armée d’Armistice.

Les autres articles (Remington pour les fantassins français de 1914, les automobiles du Service de Santé des armées lors de la Première Guerre mondiale, le remplacement du canon de montagne de 65 mm ou encore les fameuses Citroën-Kégresse P 19) combleront les passionnés et autres amateurs de l’armée française.


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