La bataille de France 10 mai – 25 juin 1940 (Editions du milieu du monde, 1941)

Ecrit à chaud quelques mois seulement après les événements de mai et juin 1940 à l’Ouest et juste avant le déclenchement de l’opération Barbarossa, ce livre est un témoignage capital sur la façon dont est perçue sur le moment la défaite de la France. Il est écrit à partir des sources ouvertes de l’époque et est imprimé en Suisse, c’est à dire en territoire neutre avec d’avantage de liberté que les livres publiés à Paris en territoire occupé. De quoi démêler les premiers fils d’une historiographie pour le moins malmenée de cet épisode.

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Mai-juin 1940, les causes de la défaite, panorama inédit des responsabilités politiques et militaires (Alisio, 2020)

Fidèle à son habitude et avec son entrain coûtumier, Dominique LORMIER entreprend de revisiter les causes de la défaite française de 1940 et de défendre l’honneur des soldats tricolores dans un ouvrage grand public, très facile à lire. Un sous-titre annonçant un « panorama inédit des responsabilités politiques et militaires » ne peut qu’attirer l’attention…

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Histoire de Guerre n°15 (Edipol, 2001)

Un très beau numéro du magazine Histoire de Guerre qui donne une autre image de l’armée française en mai et juin 1940 que celle communément admise. Deux légendes en prennent pour leur grade. La première et l’absence de l’aviation française. Si les scores de la chasse et le rôle des bombardier contre les points de passage allemands sur la Meuse représentent l’engagement et le scrifice méconnus des ailes françaises, la reconnaissance n’est pas en reste ! En témoigne le repérage des colonnes allemandes dans les Ardennes. L’autre légende est l’absence des chars français ou de leur faible engagement. Or, force est de constater qu’ils sont quotidiennement sur la brèche. C’est encore vrai dans les heures et jours qui suivent le déclenchement de l’opération Fall Rot sur la Somme le 5 juin 1940. Tous les blindés de la 7ème Armée donnent le maximum pour tenter l’impossible : contenir l’assaut allemand.


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Sont ainsi engagées les unités suivantes : 1ère Division Cuirassée (DCR) (reconstituée avec les 24ème Bataillon de Chars de Combat (BCC), 25ème Bataillon de Chars de Combat (BCC), 28ème Bataillon de Chars de Combat (BCC) et 34ème Bataillon de Chars de Combat (BCC)) et le 1er Bataillon de Chars de Combat (BCC). Roye, Noyon, Saint-Just-en-Chaussée, Clermont sont autant de lieux qui méritent d’être aussi connu que ceux de Hannut/Gembloux, Flavion, Montcornet, Crécy-sur-Serre ou Abbeville. L’article comporte de nombreux témoignages et plusieurs cartes détaillées.

Autre drame méconnu, celui de l’ouvrage de Villy- La Ferté. A découvrir dans le détail des faits et des installations.

Symbole quasi légendaire de la bataille de France en 1940, le Junker Ju 87 Stuka n’est déjà pas loin de passer en correctionnel…

A ne pas rater, une étude passionnante de l’industrie française engagée dans l’effort d’armement qui se retrouve un enjeu de négociation entre Allemands et Français dans le cadre de l’Armistice… Un volet sous-estimé des pourparlers.

Sommaire :

  • Patrick TOUSSAINT, Le Stuka dans la campagne à l’Ouest, le temps de la gloire, in Histoire de Guerre n°15 (Edipol, 2001)
  • Michel TRUTTMANN, La Ferté, naissance et mort d’un ouvrage et de son équipage, in Histoire de Guerre n°15 (Edipol, 2001)
  • Erik BARBANSON et Régis POTIE, Picardie, juin 1940, les chars de la 7ème Armée dans la tourmente, in Histoire de Guerre n°15 (Edipol, 2001)
  • Jean-Robert GORCE, 12 mai 1940, la « reco » française a vu les Panzer dans les Ardennes, in Histoire de Guerre n°15 (Edipol, 2001)
  • Patrick VEYRET, Les débuts de la collaboration d’Etat entre Vichy et le III. Reich, l’exemple des industries de guerre (juin-octobre 1940), in Histoire de Guerre n°15 (Edipol, 2001)
  • Vous nous avez écrit
  • L’Histoire sur le web
  • Lu et vu pour vous

Le Fana de l’Aviation n°606 (Larivière, 2020)

Quatre-vingtième anniversaire de 1940 oblige, Le Fana de l’Aviation ne peut que faire sa couverture sur le sujet. Et de splendide manière en choisissant de l’illustrer par l’un des symboles de la victoire allemande mais aussi de l’impuissance apparente française : le Junkers Ju 87 Stuka. Et pas pour n’importe quel engagement : à Sedan. L’avion d’attaque en piqué fait partie intégrante de la légende maudite de la traversée de la Meuse. Mais comme le souligne l’article en conclusion, le mythe est en trompe-l’œil et ses équipages souffrent à l’image de Günter SCHWARTZKOPFF, commandant du Sturzkampfgeschwader (StG) 77, abattu le 14 mai 1940. Derrière la victoire éclatante pointent déjà de criantes faiblesses qui sont déjà exploitées par l’aviation française avant de l’être par les Britanniques durant la bataille d’Angleterre… A travers le mythe du Stuka, il est bien de rappeler que la bataille de France n’est quand même pas une promenade de tout repos pour la Luftwaffe.

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39/45 Magazine n°60 (Heimdal, 1991)

A part quelques clichés comme les Ardennes en 1940 et 1944 ou le fort d’Eben-Emael, la Belgique reste un champ de bataille quelque peu délaissé par l’historiographie de la Seconde Guerre mondiale. Hors, les sujets sont variés et importants comme le montre ce numéro de 39/45 Magazine que ce soit en 1940 ou en 1944.

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Militaria hors-série n°96 (Histoire & Collections, 2015)

En mai 1940, les chars français sont partout ! C’est en tout cas une impression bien réelle qui ressort de ce numéro hors-série de Militaria Magazine et d’une analyse un peu fin des engagements en mai 1940. En effet, dès le 10 mai 1940, chacun des belligérants met en action les forces blindées développées durant l’Entre-Deux-Guerres.

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La défaite française, un désastre évitable, le 16 mai 1940, il fallait rester en Belgique (Economica, 2007)

Choquée par la brutalité de sa défaite en 1940, la France considère que le résultat ne peut être différent. Plombés par le jugement qu’en fait Vichy puis la fracture française issue de l’opposition entre gaullistes, pétainistes et communistes, les combats menés à l’Ouest en 1940 ne condamnent pas obligatoirement l’armée française. Cet exercice d’uchronie, aussi théorique soit-il, comprend une fine analyse des six premiers jours de combat et rappelle que chaque décision entraîne un ensemble de réactions, bonnes et/ou mauvaises.

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39/45 Magazine n°50 (Heimdal, 1990)

Numéro 50 pour le cinquantième anniversaire de 1940, le sujet s’impose donc… De ces journées tragiques, quatre images surgissent dans l’imaginaire collectif : Panzer, la Meuse, Sedan, de GAULLE… De quoi bâtir un solide sommaire avec en prime le détail des tentatives désespérées franco-britanniques de détruire les ponts par les airs.

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La bataille de Stonne (Perrin, 2010)

Victoire ou défaite ? Comme l’affrontement du Corps de Cavalerie à Hannut/Gembloux, celui de Stonne cultive l’ambiguïté. Pris isolément, les deux sont un rayon de soleil parmi la succession de désastres de mai 1940. Au point d’en être presque transformés en victoires tricolores. L’intention primaire est louable, il s’agit de réhabiliter les combattants et d’honorer leur courage et leur sacrifice. En effet, une armée vaincue n’est pas obligatoirement une armée de lâches. Pourtant, malgré tout le mérite qui revient aux hommes qui écrivent ces pages épiques, il n’en reste pas moins que ces épisodes durant lesquelles l’armée allemande n’apparaît pas comme insolemment triomphante sont autant d’opportunités manquées d’inverser le cours des choses.

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En mai 1940, fallait-il entrer en Belgique ? (Economica, 2000)

L’Histoire semble condamner définitivement la manœuvre Dyle-Breda qui consiste à faire entrer en Belgique l’aile mobile française et le British Expeditionary force le 10 mai 1940 en réaction de la triple invasion allemande des Pays-Bas, de la Belgique et du Luxembourg. En effet, sa mis en action facilite l’enveloppement qui résulte du franchissement de la Meuse de Sedan à Dinant par le corps de bataille principal allemand qui vient de franchir les Ardennes en trois jours. Le résultat est connu, c’est Dunkerque et l’anéantissement d’une partie importante de l’armée française et britannique tant d’un point quantitatif que qualificatif. Alors pourquoi se poser encore la question du bien fondé de cette manœuvre ?

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