La bataille de Sedan « … fors l’honneur » (de Fallois, 2020)

Sedan ou la symbole de l’effondrement français de mai 1940… Depuis le 13 mai 1940, cette alimente bien des ouvrages et des articles. Et surtout des jugements parfois caricaturaux sur les soldats français, la 55ème Division d’Infanterie et son chef Henri LAFONTAINE. De l’autre côté, Sedan est présenté comme l’archétype de la qualité opérationnelle de la Wehrmacht, de ses chefs, de ses matériels, de ses soldats. Est-il encore nécessaire d’y consacrer un livre ? En l’occurrence, la réponse est ici oui…

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39/45 Magazine n°60 (Heimdal, 1991)

A part quelques clichés comme les Ardennes en 1940 et 1944 ou le fort d’Eben-Emael, la Belgique reste un champ de bataille quelque peu délaissé par l’historiographie de la Seconde Guerre mondiale. Hors, les sujets sont variés et importants comme le montre ce numéro de 39/45 Magazine que ce soit en 1940 ou en 1944.

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La défaite française, un désastre évitable, le 16 mai 1940, il fallait rester en Belgique (Economica, 2007)

Choquée par la brutalité de sa défaite en 1940, la France considère que le résultat ne peut être différent. Plombés par le jugement qu’en fait Vichy puis la fracture française issue de l’opposition entre gaullistes, pétainistes et communistes, les combats menés à l’Ouest en 1940 ne condamnent pas obligatoirement l’armée française. Cet exercice d’uchronie, aussi théorique soit-il, comprend une fine analyse des six premiers jours de combat et rappelle que chaque décision entraîne un ensemble de réactions, bonnes et/ou mauvaises.

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Sedan 1940, l’école de la guerre ou la faillite du système de commandement français (Economica, 2012)

La percée de Sedan en mai 1940 reste le symbole de la défaite française et de la faillite d’un système. Cette défaillance s’illustre à la fois pour le franchissement allemand qui se déroule le 13 mai 1940 et la réaction (ou l’absence de réaction efficace) le 14 mai 1940 alors que la tête de pont ennemie reste fragile. S’affranchissant des questions d’équipement et de la qualité des unités, Vincent ARBARETIER utilise son expérience opérationnelle dans l’armée pour analyser en profondeur le système de commandement, clef de voûte des armées.

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Eben-Emael, l’autre vérité (Weyrich, 2016)

10 mai 1940, la foudre s’abat sur la Belgique. Déposés par planeurs, quelques parachutistes allemands s’emparent du fort d’Eben-Emael présenté alors comme l’un des plus puissants du monde. Avec la percée de Sedan, cet assaut est l’un des symboles de l’audace et de la réussite de Fall Gelb. Au-delà des images réalisées par la propagande du III. Reich qui continuent de marquer de leur empreinte l’après-guerre, Hugues WENKIN propose d’élargir le champ historiographique avec ce beau livre présenté à l’italienne.

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Von Rundstedt, le maréchal oublié (Perrin, 2020)

80 ans après la défaite française de 1940 et 75 ans celle du III. Reich, voilà enfin une biographie (en français de plus)  de l’un des principaux commandants opérationnels de la Wehrmacht de 1939 à 1945. L’exercice est d’autant plus méritoire que les sources premières sur l’homme sont rares. Mais cela n’empêche pas son auteur Laurent SCHANG de nous en faire un portrait complet et éloquent qui apporte une pierre essentielle à l’historiographie de l’avènement du III. Reich, de la faillite morale de l’un de ceux qui aurait dû être un garde fou comme doyen de l’armée dans les années qui précèdent la Seconde Guerre mondiale. Certainement moins convaincu politiquement que certains de ses plus jeunes collègues (il est cependant difficile de savoir ce qu’il pensait réellement), n’aspirant qu’à une retraite paisible, il se retrouve en première ligne et se laisse manipuler par HITLER sans réellement résister. Un destin accepté faute de caractère pour se rebeller.

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10-11 mai 1940, une défaite annoncée (Sutton, 2018)

La défaite militaire française de 1940,  l’effondrement de la première puissance militaire de l’époque, ne cesse d’interroger, même quatre-vingts ans plus tard. Pour décrire et comprendre l’enchaînement des faits, Yves CHARPY replonge dans les écrits et les déclarations d’un certain nombre de protagonistes ainsi que dans quelques documents d’archives. Rien de bien nouveau, si ce n’est pas la mise en ordre des différentes pièces du puzzle (au demeurant édifiant…) et le soulignement de quelques faits largement sous-évalués ensuite dans la littérature consacrée au sujet. Joli travail de synthèse !

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Batailles & Blindés n°89 (Caraktère, 2019)

Qu’il est passionnant ce numéro de Batailles & Blindés ! Histoire d’insister quelque peu sur l’intérêt de réellement élargir la ligne éditoriale hors de la Seconde Guerre mondiale, l’article sur la prise de Bassora par la Britannique en 2003 décrit un affrontement blindés contre blindés (Challenger 2 contre T-55) dans un contexte moderne, qui possède néanmoins nombre de similitudes avec les engagements de la période 1939/1945.

Mis à part les brèves d’actualités, le reste du sommaire se concentre donc sur la Seconde Guerre mondiale et montre qu’il reste encore énormément à écrire sur ce conflit et ses nombreux théâtres d’opérations. Le champ est large entre un rapide retour sur la possibilité d’une contre-attaque française entre le 20 et 24 mai 1940 pour couper les pointes blindées allemandes (rédigé par Erik BARBANSON auteur d’un historique sur les 2ème et 3ème DLM – cf. tome 1 et tome 2), le succès américain de l’opération Cobra qui décide de la bataille de Normandie et plus largement de la Libération de la France et de la Belgique, la réduction du triangle de la Roer début 1945 ou encore la tentative avortée de détruire les forces soviétiques sur l’Oder par une tenaille imaginée par Heinz GUDERIAN en février 1945 afin de temporiser le futur assaut sur Berlin. Bref, c’est du dense et ce n’est pas encore fini ! Lire la suite « Batailles & Blindés n°89 (Caraktère, 2019) »

L’Arme Blindée française, tome 1 , mai-juin 1940, les blindés français dans la tourmente (Economica, 1998)

A la fin des années 1990, deux ouvrages renouvellent la connaissance des opérations à l’Ouest en 1940 et plus particulièrement de la bataille de France. Le premier est allemand et écrit par Karl-Heinz FRIESER. Sorti en version originale en 1995, traduit en Français et publié en 2003 chez Belin, il laisse entrevoir que la victoire allemande est la résultante d’un certain nombre de facteurs, mais qu’elle est loin d’être écrite à l’avance.

L’autre est français, signé par Gérard SAINT-MARTIN. Etudiant l’arme blindée française, le premier volume couvre son éclosion jusqu’à la défaite de 1940. C’est donc une plongée dans la pensée militaire française de l’Entre-Deux-Guerres et des débats qui agitent les états-majors. Tout comme ce qui se passe de l’autre côté du Rhin, le changement n’est pas sans résistance. La lutte des influences est importante. Le rôle des leaders est lui diamétralement opposé. Falot d’un côté, tranchant de l’autre.

Contrairement à une idée répandue, l’armée française et ses chefs s’intéressent très tôt à la motorisation et au développement des chars. Les nombreux débats qui jaillissent en sont la preuve. Le fait que la première grande unité blindée soit chronologiquement française et non allemande aussi (la 1ère Division Légère Mécanique). Lire la suite « L’Arme Blindée française, tome 1 , mai-juin 1940, les blindés français dans la tourmente (Economica, 1998) »

Les 2e et 3e Divisions Légères Mécaniques, Tome 2 (Arès, 2018)

Deuxième volet de l’historique de la 2ème Division Légère Mécanique (DLM) et de la 3ème Division Légère Mécanique (DLM), ce livre couvre un espace temps beaucoup plus large que le premier qui se focalise sur les combats à Hannut dans la trouée de Gembloux du 10 au 14 mai 1940.

Après avoir âprement défendu leurs positions face aux Allemands, les deux divisions se retrouvent malgré tout emportées par la défaite française et alliée. En effet, dès le 13 mai 1940, la Meuse est traversée au débouché du massif des Ardennes et quarante-huit heures plus tard, la défaite est consommée : rien ne peut arrêter l’avance allemande vers la mer. Lire la suite « Les 2e et 3e Divisions Légères Mécaniques, Tome 2 (Arès, 2018) »