Ouest 1940

L’invasion de la Pologne par le Troisième Reich à partir du 1er septembre 1939 amène la Grande-Bretagne puis la France à déclarer la guerre à l’Allemagne. Mis à part une excursion timide en Sarre, quelques patrouilles et combats aériens, le front reste calme sur le continent pendant la Drôle de guerre. L’opération Weserübung au Danemark et en Norvège déclenche un premier affrontement significatif entre les belligérants, rapidement éclipsé par l’offensive allemande (opération Fall Gelb) lancée le 10 mai 1940 contre la Hollande, la Belgique et le Luxembourg. Les Alliés répliquent en activant la manœuvre Dyle-Breda dont les objectifs deviennent dépassés dès les premières heures d’engagement. La première partie de la campagne se solde par la mise hors jeu des trois pays neutres envahis et des unités franco-britanniques au Nord de la Somme.

La suite de la bataille de France (opération Fall Rot) aboutit à l’Armistice franco-allemand et à la mise en place du régime de Vichy tandis que Charles de GAULLE appelle de Londres à résister et à poursuivre la lutte.

S’ouvre alors la bataille d’Angleterre qui ne permet pas de réunir les conditions d’une invasion allemande (opération Seelöwe) d’autant plus qu’Adolf HITLER et son état-major se tournent désormais contre l’URSS en préparant l’opération Barbarossa. Les combats avec la Grande-Bretagne se déroulent désormais sur mer (Atlantique, Arctique, Méditerranée) et sur les théâtres périphériques (Balkans, Afrique du Nord), sans négliger plusieurs raids commandos qui obligent en permanence les Allemands à se montrer vigilants jusqu’au Débarquement en Normandie le 6 juin 1944 qui ouvre un nouveau front de l’Ouest

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Historique

Bibliographie

Orientations bibliographiques

Mis à part des ouvrages sur la Seconde Guerre mondiale en Europe, il n’y a pas de livre qui traite uniquement des opérations militaires à l’Ouest de septembre 1939 à l’abandon de l’opération Seelöwe. Le traitement des opérations en Norvège et la bataille d’Angleterre font généralement l’objet d’un traitement à part.

L’historiographie traditionnelle traite généralement d’un seul tenant les combats de mai et juin 1940 qui forment une certaine unité. 1940, Vérités et légendes de Remy PORTE apporte une mise au point éclairée et rapide sur cette période particulièrement malmenée d’un point de vue des interprétations subjectives en raison du retentissement politique et géopolitique de la défaite de la France en six semaines. Les travaux de quelques auteurs comme Roger BRUGE, Stéphane FERRARD, Erik BARBANSON, Pascal DANJOU, François VAUVILLIER ou encore Jean-Yves MARY permettent cependant de dégager une vision plus objective, même si certains préjugés ont encore la vie dure… La dynamique littéraire autour des 60, 70 et 80 ans de 1940 amène de ce point de vue là un vrai renouveau qui conclue le labeur de cette génération d’auteurs ayant parfois longtemps prêché dans le vide.

Il faut cependant prendre garde de ne pas tomber dans l’excès inverse qui peuvent présenter certaines actions comme des presque victoires décisives (Hannut/Gembloux, Montcornet, Abbeville) survalorisant le poids de ces batailles (ou minimisant, voire effaçant les autres bien moins connues) et en leur prêtant des intentions que les contemporains n’avaient même pas.

Livres

Magazines et périodiques

Ludographie