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Posts Tagged ‘Dyle-Breda 1940’

10-11 mai 1940, une défaite annoncée (Sutton, 2018)

11 mai 2019 1 commentaire

Sutton 2018 CHARPY Yves 10-11 mai 1940 une defaite annonceeLa défaite militaire française de 1940, ou plutôt l’effondrement de la première puissance militaire de l’époque ne cesse d’interroger, même près quatre-vingts ans plus tard. Dans ce livre, Yves CHARPY replonge dans les écrits et les déclarations d’un certain nombre de protagonistes et de quelques documents d’archives pour décrire et comprendre l’enchaînement des faits. Rien de bien nouveau, si ce n’est pas la mise en ordre des différentes pièces du puzzle (au demeurant édifiant…)et le soulignement de quelques faits largement sous-évalués ensuite dans la littérature consacrée au sujet.

L’autre avantage du livre est de proposer une analyse parallèle de la démarche alliée (française, luxembourgeoise et belge principalement) et allemande. En tout cas, une bonne leçon à enseignement tant dans les écoles militaires que de management, de sciences politiques et d’administration… Lire la suite…

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L’Arme Blindée française, tome 1 , mai-juin 1940, les blindés français dans la tourmente (Economica, 1998)

10 février 2019 Laisser un commentaire

A la fin des années 1990, deux ouvrages renouvellent la connaissance des opérations à l’Ouest en 1940 et plus particulièrement de la bataille de France. Le premier est allemand et écrit par Karl-Heinz FRIESER. Sorti en version originale en 1995, traduit en Français et publié en 2003 chez Belin, il laisse entrevoir que la victoire allemande est la résultante d’un certain nombre de facteurs, mais qu’elle est loin d’être écrite à l’avance.

L’autre est français, signé par Gérard SAINT-MARTIN. Etudiant l’arme blindée française, le premier volume couvre son éclosion jusqu’à la défaite de 1940. C’est donc une plongée dans la pensée militaire française de l’Entre-Deux-Guerres et des débats qui agitent les états-majors. Tout comme ce qui se passe de l’autre côté du Rhin, le changement n’est pas sans résistance. La lutte des influences est importante. Le rôle des leaders est lui diamétralement opposé. Falot d’un côté, tranchant de l’autre.

Contrairement à une idée répandue, l’armée française et ses chefs s’intéressent très tôt à la motorisation et au développement des chars. Les nombreux débats qui jaillissent en sont la preuve. Le fait que la première grande unité blindée soit chronologiquement française et non allemande aussi (la 1ère Division Légère Mécanique). Lire la suite…

Les 2e et 3e Divisions Légères Mécaniques, Tome 2 (Arès, 2018)

6 février 2019 4 commentaires

Deuxième volet de l’historique de la 2ème Division Légère Mécanique (DLM) et de la 3ème Division Légère Mécanique (DLM), ce livre couvre un espace temps beaucoup plus large que le premier qui se focalise sur les combats à Hannut dans la trouée de Gembloux du 10 au 14 mai 1940.

Après avoir âprement défendu leurs positions face aux Allemands, les deux divisions se retrouvent malgré tout emportées par la défaite française et alliée. En effet, dès le 13 mai 1940, la Meuse est traversée au débouché du massif des Ardennes et quarante-huit heures plus tard, la défaite est consommée : rien ne peut arrêter l’avance allemande vers la mer. Lire la suite…

Les 2e et 3e Divisions Légères Mécaniques, Tome 1 (Arès, 2017)

4 février 2019 3 commentaires

Autant les historiques d’unités allemandes sont abondants, autant ceux des unités françaises de 1940 sont encore limités malgré des indéniables efforts ces dernières années grâce à l’impulsion donnée par quelques passionnés qui réunissent régulièrement leurs plumes au sein du magazine GBM.

Erik BARBANSON livre ici le premier tome de son étude consacrée à la 2ème Division Légère Mécanique et à la 3ème Division Légère Mécanique.

Après avoir rapidement évoqué leur formation, l’auteur se concentre sur la période du 10 au 14 mai 1940. En réaction à l’attaque allemande, les Alliés déclenchent leur plan d’entré en Belgique pour établir une ligne de défense qui s’appuie sur la Meuse jusqu’à Namur puis sur la Dyle jusqu’à Anvers. Le rôle du Corps de Cavalerie qui regroupe les deux unités françaises est de couvrir la trouée de Gembloux et de ralentir l’avance allemande le temps d’établir la ligne de défense principale. Lire la suite…

Grandes batailles n°108 (Histoire & Collections)

31 octobre 2018 Laisser un commentaire

Ce numéro de Grandes Batailles (Militaria Magazine hors-série nouvelle formule) est consacré au corps expéditionnaire britannique (BEF) en France envoyé à partir de septembre 1939 et qui participe aux combats de mai et juin 1940. Pâle reflet de celui de 1914, il aligne du bon et du moins. De côté des plus, la motorisation des unités est particulièrement poussée (de quoi se rappeler avec nostalgie Tank & Military Vehicles et son étude sur la motorisation de l’armée britannique). Côté moins, les chars ne sont pas au niveau.

Engagé dans la manœuvre Dyle-Breda en Belgique, le BEF n’est pas directement opposé au choc des Panzer sur la Meuse, mais il en subit les conséquences puisqu’il est tourné sur ses arrières et contraint de se replier. La contre-offensive d’Arras ne permet pas de rétablir la situation. Seule l’évacuation par les plages de Dunkerque est possible grâce au miracle de l’opération Dynamo. Certaines unités sont aussi parvenues à échapper à la capture en évacuant Boulogne par la mer et aidés par les défenseurs français. Lire la suite…

Mémorial de la bataille de France (Heimdal, 2016-2018)

8 décembre 2015 7 commentaires

Après une volumineuse étude sur l’invasion allemande de mai (Le corridor des Panzers) et juin 1940 (Le carrousel des Panzers) également éditée chez Heimdal, Jean-Yves MARY se replonge sur cette période décrivant jour par jour les combats de la Hollande à Menton. Le champ est donc plus vaste et surtout prétend à une certaine exhaustivité.

Chaque volume comprend un texte descriptif parcourant pour chacune des journées tous les secteurs du front en commençant préalablement par la situation politique. L’iconographie est particulièrement riche. Elle repose sur les très nombreux clichés pris par les soldats allemands au cours de cette campagne. Les cartes s’appuient sur des cartes Michelin de l’époque sur lesquelles sont surimprimés les mouvements des unités. Simple, mais efficace. Surtout, cela permet de visualiser le terrain tel qu’il était à l’époque.

Le tout remplace très avantageusement l’album mémorial Blitzkrieg à l’Ouest qui a cependant le mérite de tout couvrir en un seul volume, mais beaucoup moins exhaustif.

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