L’inexorable défaite, mai-juin 1940 (Heimdal, 2020)

Colossal, massif, exhaustif, définitif… Difficile de sélectionner la qualificatif qui sied le mieux à ce nouvel ouvrage de Jean-Yves MARY sur les opérations à l’Ouest et mai et juin 1940 et plus particulièrement la bataille de France. En effet, l’auteur conclut d’une façon magistrale le cycle inauguré avec le soixante-dixième anniversaire de 1940 des albums mémoriaux chez les Editions Heimdal. C’est tout d’abord le Corridor des Panzer en deux volumes retraçant la traversée des Ardennes et la percée jusqu’à la Manche, puis le Carrousel des Panzer toujours en deux volumes traitant cette fois-ci des troupes blindées allemandes lors de l’opération Fall Rot qui aboutit à l’Armistice.

Publicités
Lire la suite « L’inexorable défaite, mai-juin 1940 (Heimdal, 2020) »

La bataille de France 10 mai – 25 juin 1940 (Editions du milieu du monde, 1941)

Ecrit à chaud quelques mois seulement après les événements de mai et juin 1940 à l’Ouest et juste avant le déclenchement de l’opération Barbarossa, ce livre est un témoignage capital sur la façon dont est perçue sur le moment la défaite de la France. Il est écrit à partir des sources ouvertes de l’époque et est imprimé en Suisse, c’est à dire en territoire neutre avec d’avantage de liberté que les livres publiés à Paris en territoire occupé. De quoi démêler les premiers fils d’une historiographie pour le moins malmenée de cet épisode.

Lire la suite « La bataille de France 10 mai – 25 juin 1940 (Editions du milieu du monde, 1941) »

Batailles hors-série n°13 (Histoire & Collections, 2007)

L’hallali… Fall Gelb permet la mise hors course des Pays-Bas, de la Belgique et plus modestement du Luxembourg, le rembarquement de la British Expeditionary Force qui abandonne tout son matériel et le neutralisation du Groupe d’Armées n°1 (GA1). Fall Rot enfonce la Ligne Weygand sur la Somme et l’Aisne, chasse les dernières troupes britanniques du continent, encercle une partie de l’aile gauche française, ouvre la porte de Paris et menace cette fois-ci le Groupe d’Armées n°3 (GA3), à l’Est, le seul à peu près intact mis à part les ponctions faites pour regarnir le reste du front. Symboliquement, la Ligne Maginot reste inviolée. Seule ses extensions sur la frontière avec la Belgique souffrent des premiers jours de campagne. Tiendra-t-elle si les Allemands souhaitent la forcer de front ? C’est tout l’objet de ce numéro hors-série de Batailles rédigé par deux spécialistes du sujet, Jean-Yves MARY et Alain HOHNADEL

Lire la suite « Batailles hors-série n°13 (Histoire & Collections, 2007) »

39/45 Magazine n°224 (Heimdal, 2005)

Pologne 1939, un drame qui annonce l’horreur et la brutalité de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Deux dictatures (le III. Reich et l’URSS) dépècent en quelques semaines en pays, se livrent à des massacres et à des déplacements massifs de population pour une recomposition ethnique. Un court bilan militaire et politique illustré de clichés en couleurs d’une qualité exceptionnelle. Un page d’Histoire masquée ensuite en Occident par la défaite de 1940 et l’alliance avec l’URSS dès lors que celle-ci est envahie à son tour par l’Allemagne et ses alliés.

Lire la suite « 39/45 Magazine n°224 (Heimdal, 2005) »

39/45 Magazine n°172 (Heimdal, 2000)

Construit autour de quatre articles principaux, ce numéro de 39/45 Magazine signale tout d’abord la qualité (c’est rare) du film U-571 malgré les quelques libertés prises avec l’Histoire. Le scénario s’inspire de la capture ou tentative de saisie de plusieurs sous-marins allemands au cours de la Seconde Guerre mondiale (U-110, U-505, U-509, U-559, U-570). Le magazine en profite pour apporter un très bon résumé de l’engagement des sous-marins allemands durant la bataille de l’Atlantique.

Lire la suite « 39/45 Magazine n°172 (Heimdal, 2000) »

Militaria hors-série n°98 (Histoire & Collections, 2016)

Petit à petit, l’historiographie de la Seconde Guerre mondiale et plus particulièrement celle concernant les événements de mai et juin 1940 à l’Ouest révèlent une image bien différente de l’armée française. Non seulement, elle se bat, se sacrifie, mais elle réagit aussi. Que ce soit à Flavion, à Stonne, dans l’Avesnois, à Montcornet, à Abbeville et dans bien d’autres lieux, elle tente d’inverser le cours des choses. Bien sûr, le succès n’est pas au rendez-vous, mais l’ardeur au combat est bien là quoiqu’on en dise. Idem pour sa capacité à réorganiser et rafraîchir des unités. Les Divisions Cuirassées et les Divisions Légères Mécaniques sont complétées, reconstituées. La capacité de l’armée allemande à reconstituer des unités détruites ou à en lever d’autres sur les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale n’est pas unique. L’armée française réalise le même exploit fin mai et début juin 1940.

Lire la suite « Militaria hors-série n°98 (Histoire & Collections, 2016) »

GBM n°130 (Histoire & Collections, 2019)

GBM 130« Plus gros, plus long, plus lourd… mais plus dans le coup ! »

Ce cruel épitaphe à propos du FCM 2C illustre aussi en quelque sorte la situation de l’armée française durant l’Entre-Deux-Guerres et à la veille de 1940. Lire la suite « GBM n°130 (Histoire & Collections, 2019) »

2e Guerre Mondiale n°82 (Mars & Clio, 2019)

Fidèle à son concept éditorial, ce numéro de 2e Guerre Mondiale continue de revisiter et de mettre en perspective les grands moments du conflit. Le choix des angles décalés par rapport au habituelles études historiques permet de révéler des aspects peu connus ou oubliés.

Ainsi, ce numéro revient sur l’importance de l’infanterie dans l’armée allemande et notamment durant les victoires à l’Ouest en 1940. En effet, la majorité de la ligne de front est tenue par des fantassins, même si la percée est obtenue par les troupes blindées et motorisées. L’auteur, Benoît RONDEAU, précise ainsi que le front en Hollande et au Nord de la Belgique est poussé par les divisions d’infanterie. Les soldats parcourent des dizaines de kilomètres par jour à pied. Ils franchissent de force nombre de coupures humides (Meuse, Somme, Aisne, Seine, Loire). La liste des exemples peut s’allonger de bien d’autres encore. Sans la marche en avant avec succès de l’infanterie en Hollande et en Belgique, Dunkerque n’est pas possible. Sans l’infanterie, la Somme et l’Aisne ne peuvent être franchies lors du démarrage de Fall Rot. Sans infanterie, l’armée allemande ne peut poursuivre la retraite et empêcher le rétablissement des unités françaises. Lire la suite « 2e Guerre Mondiale n°82 (Mars & Clio, 2019) »

L’Arme Blindée française, tome 1 , mai-juin 1940, les blindés français dans la tourmente (Economica, 1998)

A la fin des années 1990, deux ouvrages renouvellent la connaissance des opérations à l’Ouest en 1940 et plus particulièrement de la bataille de France. Le premier est allemand et écrit par Karl-Heinz FRIESER. Sorti en version originale en 1995, traduit en Français et publié en 2003 chez Belin, il laisse entrevoir que la victoire allemande est la résultante d’un certain nombre de facteurs, mais qu’elle est loin d’être écrite à l’avance.

L’autre est français, signé par Gérard SAINT-MARTIN. Etudiant l’arme blindée française, le premier volume couvre son éclosion jusqu’à la défaite de 1940. C’est donc une plongée dans la pensée militaire française de l’Entre-Deux-Guerres et des débats qui agitent les états-majors. Tout comme ce qui se passe de l’autre côté du Rhin, le changement n’est pas sans résistance. La lutte des influences est importante. Le rôle des leaders est lui diamétralement opposé. Falot d’un côté, tranchant de l’autre.

Contrairement à une idée répandue, l’armée française et ses chefs s’intéressent très tôt à la motorisation et au développement des chars. Les nombreux débats qui jaillissent en sont la preuve. Le fait que la première grande unité blindée soit chronologiquement française et non allemande aussi (la 1ère Division Légère Mécanique). Lire la suite « L’Arme Blindée française, tome 1 , mai-juin 1940, les blindés français dans la tourmente (Economica, 1998) »

Les 2e et 3e Divisions Légères Mécaniques, Tome 2 (Arès, 2018)

Deuxième volet de l’historique de la 2ème Division Légère Mécanique (DLM) et de la 3ème Division Légère Mécanique (DLM), ce livre couvre un espace temps beaucoup plus large que le premier qui se focalise sur les combats à Hannut dans la trouée de Gembloux du 10 au 14 mai 1940.

Après avoir âprement défendu leurs positions face aux Allemands, les deux divisions se retrouvent malgré tout emportées par la défaite française et alliée. En effet, dès le 13 mai 1940, la Meuse est traversée au débouché du massif des Ardennes et quarante-huit heures plus tard, la défaite est consommée : rien ne peut arrêter l’avance allemande vers la mer. Lire la suite « Les 2e et 3e Divisions Légères Mécaniques, Tome 2 (Arès, 2018) »