Opération Barbarossa 1941

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Historique :

L’opération Barbarossa est le nom de code de l’invasion allemande de l’URSS à partir du 22 juin 1941 au cours de la Seconde Guerre mondiale en Europe.

L’Allemagne et l’URSS ont pourtant noué à plusieurs reprises des alliances depuis la Première Guerre mondiale. Le premier accord est signé en 1922 à Rapallo. Il permet de solder entre les deux pays le passif du conflit précédent, de renouer des relations diplomatiques et de construire un partenariat économique et militaire avec l’ouverture de bases d’entraînement allemandes en URSS afin de contourner le Traité de Versailles. En 1926, un pacte de neutralité et de non agression est aussi signé. Adolf HITLER arrive au pouvoir le 30 janvier 1933 avec des ambitions clairement affichées et animé de sentiments anticommunistes très forts liés à son antisémitisme obsessionnel. Il estime en effet que le pouvoir soviétique est une émanation juive. Ce sentiment associé à son sentiment de suprématie envers les Slaves clairement considérés comme des « sous-hommes », ne peut que l’inciter à s’opposer à l’URSS et son chef, Joseph STALINE. Pourtant, un nouvel accord est signé le 23 août 1939 entre les deux pays. Il comprend un pacte de non-agression, le dépeçage de la Pologne que les deux pays s’apprêtent à envahir, et des échanges commerciaux.

L’état-major allemand n’attend pas la fin des opérations à l’Ouest pour préparer une possible invasion de l’URSS. Les premiers plans datent de mi-mai 1940. Ils sont présentés à Adolf HITLER le 21 juillet 1940 qui explique à son entourage les 29 et le 31 juillet 1940 que l’attaque de l’URSS doit débuter le plus rapidement possible avant que sa puissance ne soit trop forte. Le renoncement à l’opération Seelöwe prévoyant l’invasion de la Grande-Bretagne permet à l’appareil militaire allemand de se concentrer uniquement sur l’Est.

Le 18 décembre 1941 est signée le directive n°21 d’Adolf HITLER et donne le nom de code Barbarossa. Il s’agit de détruire les forces soviétiques, de conquérir les grands centres économiques et politiques de l’ouest du pays.

Le 6 avril 1941, les Allemands déclenchent l’opération Marita afin de conquérir les Balkans.

Le 30 avril 1941, Adolf HITLER fixe la date du déclenchement de l’opération Barbarossa : 22 juin 1941. Ce jour-là, à 3h15, s’ouvre un combat à mort entre les deux régimes qui ne s’achèvera que quatre ans plus tard dans les ruines de Berlin.

Joseph STALINE s’enfonce dans son aveuglement et refuse de voir tous les signes avant-coureurs qui lui sont remontés. L’Armée Rouge est totalement prise par surprise malgré quelques mesures de précautions isolées.

Bibliographie :

Nicolas AUBIN, Six dates qui résument les errements de l’Axe en Méditerranée, in Science & Vie Guerres & Histoire n°53 (Reworld Media, 2020) : article de six pages résumant les stratégies menées par l’Allemagne et l’Italie en Méditerranée au cours de la Seconde Guerre mondiale (décision de MUSSOLINI d’engager l’Italie dans la bataille de France, décision de HITLER de se tourner vers l’URSS avec l’opération Barbarossa, invasion italienne de la Grèce, abandon des projets pour s’emparer de Malte, la chute de Tobrouk, la décision de maintenir une tête de pont en Tunisie) – Photos.

Nicolas AUBIN, Vincent BERNARD, Nicolas GUILLERAT & Jean LOPEZ, Barbarossa : l’opération de tous les extrêmes, in Infographie de la Seconde Guerre mondiale (Perrin, 2018) : notice et infographie de quatre pages sur l’opération Barbarossa autour de six thèmes (rapport de forces, l’attaque aérienne allemande par surprise, l’aveuglement du renseignement allemand sur la puissance réelle de l’Armée Rouge, un exemple d’usure avec la 7. Panzer-Division, les contre-offensives soviétiques d’hiver, les pertes) – Cartes, infographie.

Nicolas BERNARD, Barbarossa, la plus grande campagne militaire de tous les temps, tome 1, in Batailles & Blindés hors-série n°11 (Caraktère, 2009) : numéro de cent-trente pages largement illustrés à propos de l’invasion de l’URSS par l’Allemagne avec plus particulièrement une analyse des origines du conflits, les préparatifs militaires et diplomatiques et les premiers combats à la frontières, vers Leningrad et Smolensk – photos, cartes, profils couleurs, plans.

Nicolas BERNARD, Barbarossa, la plus grande campagne militaire de tous les temps, tome 2, in Batailles & Blindés hors-série n°12 (Caraktère, 2009) : numéro de cent-trente pages largement illustrés à propos de l’invasion de l’URSS par l’Allemagne avec plus particulièrement une analyse sur la nature exterminationiste de la guerre menée par le III. Reich, la mise en place du siège de Leningrad, la bataille de Kiev, de Rostov-sur-le-Don puis l’ultime attaque sur Moscou avec l’opération Taïfun dont l’échec signifie l’impossibilité de l’Allemagne de venir rapidement à bout de l’URSS – photos, cartes, profils couleurs, plans.

Vincent BERNARD, La grande illusion, le III. Reich pouvait-il vraiment battre l’URSS ?, in 2e Guerre Mondiale n°84 (Mars & Clio, 2019) : article de vingt pages évaluant les possibilités d’une victoire allemande en URSS avec des alternatives différentes prises lors de l’opération Barbarossa, la suite des opérations n’offrant plus de réelles chances d’un succès total – Photos, cartes, profils couleurs.

Laurent SCHANG, Von Rundstedt, le maréchal oublié (Perrin, 2020) : livre de près de quatre cent pages sur l’itinéraire de Gerd von RUNDSTEDT lors de la Première Guerre mondiale, durant l’Entre-deux-guerres et la Seconde Guerre mondiale où sont plus particulièrement abordés le rôle et le positionnement de la Reichswehr face à la prise de pouvoir d’Adolf HITLER, l’implication de Gerd von RUNDSTEDT avec Erich von MANSTEIN dans les plans d’invasion de la Pologne (Fall Weiß) et à l’Ouest (Fall Gelb), son commandement des Heeresgruppen Süd et A en Pologne, dans les Ardennes, en France (notamment Sedan, Arras, Dunkerque et Fall Rot) et en URSS durant l’opération Barbarossa puis de l’OB West avec lequel il dirige l’opération Anton (invasion de la zone libre) puis prépare, avec de nombreux débats stratégiques sur le Mur de l’Atlantique et le positionnement des réserves blindées avec Erwin ROMMEL, la défense face à un attendu débarquement allié qui se produit finalement le 6 juin 1944 aboutissant à la bataille de Normandie qui aboutit au second limogeage du maréchal avant de présider le tribunal d’exception pour juger les conjurés de l’attentat du 20 juillet 1944, de représenter Adolf HITLER aux funérailles d’Erwin ROMMEL et d’être de nouveau rappelé pour diriger les unités allemandes à l’Ouest durant notamment la contre-offensive des Ardennes avant d’être définitivement démis de ses fonctions lors du franchissement du Rhin par les Alliés – Cartes.

Harold STOCKTON Junior, Désastre en Russie, in Aérojournal n°11 (Aéro-Editions, 2000) : article de dix pages sur les forces aériennes soviétiques lors du déclenchement de l’opération Barbarossa et insistant sur l’inadéquation des infrastructures au sol aménagées par le NKVD – Photos, profils couleurs.

Laurent TIRONE, Les duels de chars qui ont marqué la guerre, in Trucks & Tanks Magazine69 (Caraktère, 2018) : article de dix-huit pages opposant quatre fois deux chars adverses à des moments différents de la Seconde Guerre mondiale (Panzer III Ausf. F versus Char B1 Bis lors de la bataille de France en 1940, Panzer IV Ausf. F1 versus T-34/76 lors de l’opération Barbarossa, Panzer VI Ausf. E Tiger versus KV-1S sur le Front de l’Est et Panzer V Ausf. A Panther versus M4A1 Medium Tank Sherman à l’Ouest en 1944) – Photos, profils couleurs.

Laurent TIRONE, Comment la Panzerwaffe a perdu la guerre, l’illusion de la supériorité technologique, in Trucks & Tanks Magazine n°55 (Caraktère, 2016) : article de vingt-quatre pages d’historique de l’arme blindée allemande analysant les différentes phases de supériorité des chars allemands et des divisions blindées allemandes durant la Seconde Guerre mondiale (la révolution stratégique 1919-1939, Pologne 1939 : l’apprentissage à la dure, France 1940 : l’âge d’or des Panzer, entre confiance et arrogance, forces et faiblesses de la Wehrmacht, Barbarossa 1941, des réponses tactiques à des problèmes stratégiques, Fall Blau 1942 – l’ultime campagne ?, l’erreur de Stalingrad, la bataille décisive encore et toujours, que faire à l’Est ?, Koursk 1943 – la surenchère technologique, l’illusion de la technologie) – Photos, profils couleurs.

Laurent TIRONE, StuG III, le sauveur de la Panzerwaffe, in Trucks & Tanks Magazine n°43 (Caraktère, 2014) : article de quatorze pages sur le Sturmgeschütz (StuG) III et son impact sur les combats de la Seconde Guerre mondiale (précoce dualité, à l’Ouest en 1940, en Afrique du Nord, lors de l’opération Barbarossa, le sauveur de la Panzerwaffe en 1942, toujours au niveau en 1943, à Koursk, rien de nouveau à l’Ouest en 1943-1945, en Normandie, le début de la fin à l’Est en 1944-1945, conclusion) – Photos, tableaux des perforations, profils couleurs.

Laurent TIRONE, Panzer III Ausf. G versus T-26 Ob 1939, in Trucks & Tanks Magazine n°5 (Caraktère, 2007) : article de six pages confrontant les caractéristiques (protection, mobilité, puissance de feu) des Panzer III Ausf. G et T-26 au cours de l’opération Barbarossa – Plans, profils couleurs.


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