Gamelin, la tragédie de l’ambition (Perrin, 2021)

Symbole parfait de la défaite française de 1940, Maurice GAMELIN reste pourtant le parent plus que pauvre de l’historiographie consacrée à cette période de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Il faut attendre plus de quatre-vingts ans après le traumatisme des faits qui aboutissent à la poche de Dunkerque puis à l’Armistice pour qu’enfin le public puisse bénéficier d’une biographie solide et profonde (après un premier essai paru en 1975 sous la plume de Pierre LE GOYET). Un laps de temps probablement nécessaire et qui en valait la peine vu le résultat.

Dans la continuité de ses portraits consacrés aux généraux français de l’époque (Les généraux français de 1940, Weygand l’intransigeant, Alphonse Georges, un destin inachevé, Les carnets secrets du général Huntziger, Corap, bouc émissaire de la défaite de 1940, Le général Vauthier, un officier visionnaire, un destin bouleversant) Max SCHIAVON s’attaque au sujet, peut-être l’aboutissement de ses écrits. De par ses recherches précédentes et ses ouvrages, il est probablement l »historien français le plus à même à s’y atteler. Et sans surprise, le livre regorge de détails et de sources. L’exercice biographique est parfaitement maîtrisé.

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La 1ère DLM au combat (Histoire & Collections, 2021)

Paru initialement en 2011, cet ouvrage vite devenu introuvable, fait l’objet d’une réédition en 2021. Il faut dire que le sujet passionne tous ceux qui s’intéressent aux combats de mai et juin 1940. Première division blindée de l’armée française, mise sur pied plus de trois mois avant les premières Panzer-Divisionen, elle doit jouer un rôle majeur dans la manœuvre Dyle-Breda en réaction du déclenchement de Fall Gelb, l’attaque décisive allemande à l’Ouest au cours de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Malgré le courage et l’engagement de ses hommes, elle ne prend pas de vitesse les Allemands qui sautent et foncent sur la Hollande.

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Ligne de Front n°93 (Caraktère, 2021)

Diversité et originalité au menu du sommaire de ce numéro de Ligne de Front ! En effet, il y a pour à peu près tous les goûts que ce soit en termes de spectre chronologique ou de théâtres d’opérations. Il montre également ô combien les sujets à traiter sur et autour de la Seconde Guerre mondiale sont nombreux et que les aspects opérationnels ne sont jamais très éloignés des considérations politiques ou géopolitiques…

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39/45 Magazine n°368 (Heimdal, 2021)

L’invasion de l’URSS par l’Allemagne et ses alliés ouvre un front titanesque sans équivalent jusqu’à présent. Elle reste un marqueur politique et idéologique marquant du XXème siècle qui conditionne aussi l’après-1945. Sur le moment et dans les années après-guerre, le choc range l’URSS du côté des « bons ». Le pacte germano-soviétique, la politique brutale d’invasion et d’annexion des années 1939 et 1941 menée par les deux alliés avant de devenir ennemis, le rôle obscure des partis communistes dans les pays occidentaux avant et après la victoire allemande de mai et juin 1940 passent à la trappe mémorielle. La France oublie ainsi un peu vite le trouble provoqué sur son propre territoire par l’alliance entre nazis et communistes et que l’invasion de la Pologne permise et coordonnée entre les deux régimes reste le déclencheur de son entrée en guerre contre le III. Reich à la suite de la Grande-Bretagne.

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Ligne de Front n°88 (Caraktère, 2020)

Moscou, Stalingrad, Koursk… Trois noms de villes qui sonnent comme autant d’échecs de l’armée allemande en URSS. Surtout, ce sont les trois batailles qui rythment les premières années de guerre à l’Est : 1941, 1942 et 1943. Chaque épisode commence par une offensive allemande et se termine par une victoire soviétique. Certes, la Grande guerre patriotique ne peut se résumer à ces seuls affrontements, mais il est légitime de cerner les raisons de ces échecs opérationnels successifs qui contribuent à la défaite militaire du III. Reich.

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39/45 Magazine n°49 (Heimdal, 1990)

Publié à l’occasion des 50 ans de l’évacuation de Dunkerque, ce numéro de 39/45 Magazine y consacre l’essentiel de son sommaire avec deux articles. L’un consacré aux combats proprement dits avec un long débat sur la raison du Haltbefehl, son auteur, Yves BUFFETAUT ne penchant pas pour le fait de ménager la Grande-Bretagne, mais plutôt les troupes allemandes en vue de la seconde partie de la bataille de France, les troupes encerclées étant de toutes façons perdues. D’autres questions sont abordées comme celle de l’attitude des Britanniques vis-à-vis des Français, celle de Maurice GAMELIN qui possède une bonne vision mais qui est incapable de la mettre en oeuvre ou encore celle du rôle de l’aviation… bien présente.

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La Waffen-SS dans la bataille de France (Grancher, 2005)

En apparence, les opérations à l’Ouest comme celles de Pologne sont menées par es officiers supérieurs de l’armée allemande traditionnelle. Malgré les apparences, apparaissent déjà quelques tendances de fond qui caractérisent à la fois la Wehrmacht, la conduite hitlérienne des opérations militaires et la brutalité d’une armée nourrie de revanche et de sentiment de supériorité (voir par exemple les ouvrages de Benoît RONDEAU Être soldat de Hitler ou L’armée d’Hitler, ou encore La guerre du désert par Nicola LABANCA, David REYNOLDS et Olivier WIEVIORKA, sans parle d’Opération Barbarossa de Jean LOPEZ). En complément de la nazification de la caste militaire, par soumission, ambition personnelle ou par adhésion, l’émergence d’une force militaire inféodée au parti nazi à travers la Waffen-SS symbolise la main-mise totale d’Adolf HITLER sur les rouages de l’Etat. Relativement transparente en Pologne, la Waffen-SS gagne le droit d’être militairement acceptée lors des opérations à l’Ouest en mai et juin 1940. Ce livre est l’histoire de ces combats initiatiques.

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La défaite française, un désastre évitable, le 16 mai 1940, il fallait rester en Belgique (Economica, 2007)

Choquée par la brutalité de sa défaite en 1940, la France considère que le résultat ne peut être différent. Plombés par le jugement qu’en fait Vichy puis la fracture française issue de l’opposition entre gaullistes, pétainistes et communistes, les combats menés à l’Ouest en 1940 ne condamnent pas obligatoirement l’armée française. Cet exercice d’uchronie, aussi théorique soit-il, comprend une fine analyse des six premiers jours de combat et rappelle que chaque décision entraîne un ensemble de réactions, bonnes et/ou mauvaises.

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En mai 1940, fallait-il entrer en Belgique ? (Economica, 2000)

L’Histoire semble condamner définitivement la manœuvre Dyle-Breda qui consiste à faire entrer en Belgique l’aile mobile française et le British Expeditionary force le 10 mai 1940 en réaction de la triple invasion allemande des Pays-Bas, de la Belgique et du Luxembourg. En effet, sa mis en action facilite l’enveloppement qui résulte du franchissement de la Meuse de Sedan à Dinant par le corps de bataille principal allemand qui vient de franchir les Ardennes en trois jours. Le résultat est connu, c’est Dunkerque et l’anéantissement d’une partie importante de l’armée française et britannique tant d’un point quantitatif que qualificatif. Alors pourquoi se poser encore la question du bien fondé de cette manœuvre ?

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Les Commandos du Reich, tome 1, le règne des « Brandebourgeois » (Caraktère, 2019)

Les lecteurs de Ligne de Front mis en appétit avec la rubrique « Forces spéciales » et divers articles publiés sur ce thème depuis plusieurs numéros, il ne restait plus qu’à conclure l’essai… Et c’est chose faite avec ce livre de Yann MAHE qui retrace l’historique des forces spéciales allemandes au cours de la Seconde Guerre mondiale en commençant par la filière « Brandenburg » pour le premier volume.

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