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Posts Tagged ‘Opération Wintergewitter 1942’

Operation Don’s Main Attack (Kansas, 2018)

Le chaînon manquant ! Ce pavé du spécialiste américain de l’Armée Rouge, David M. GLANTZ, prend la suite de sa trilogie consacrée à la bataille de Stalingrad (en fait quatre épais et denses volumes auxquels s’ajoute un consacré uniquement à des annexes) et couvre les mois de janvier et février 1943. Alors que la 6. Armee résiste toujours dans Stalingrad sans espoir d’être secourue, les Soviétiques ont déclenché une offensive contre la 8ème armée italienne le 16 décembre 1942. Comme ce sera le cas lors de l’opération Cobra en Normandie en juillet 1944, il n’y a pas vraiment de percée lors du premier jour. Mais l’absence de réserves immédiates en arrière du front ne permet pas aux Allemands de renforcer les premières lignes fragilisées qui du coup s’effondrent le lendemain, laissant la possibilité à leur adversaire de s’engouffrer dans la brèche.

La première conséquence est l’abandon de l’opération Wintergewitter, la tentative de dégagement de Stalingrad, qui était déjà sérieusement compromise par les attaques soviétiques continues sur le Tchir qui détournent une partie des moyens prévus par les Allemands. Lire la suite…

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Eclairs lointains, percée à Stalingrad (Anne Carrière, 2017)

Ce livre est à couper le souffle et probablement l’un des témoignages le plus poignants de toute la Seconde Guerre mondiale. Ecrit en captivité vers 1944 par un officier de l’état-major de la 16. Panzer-Division, rescapé de Stalingrad, ce livre décrit le quotidien des soldats prisonniers dans la poche de l’encerclement à la fin dans les dernières ruines de la ville.

A travers une galerie de portraits, du simple soldat au général, en passant par des combattants, des membres d’états-majors, un pasteur, un médecin, le lecteur découvre et saisi comme jamais la réalité vécue par ces hommes, ce qu’aucun autre livre relatant les opérations proprement dites ne peut décrire. C’est un roman, mais le vécu pointe à chaque ligne, sans qu’il soit possible de distinguer quel personnage est vraiment l’auteur (il se retrouve probablement dans plusieurs). Ce qui est certain, c’est qu’il a vécu ces événements, il a ressenti certains de ces sentiments, il a partagé l’existence de ceux qui en avaient d’autres… En captivité, il bénéficie de nombreux témoignages d’autres prisonniers qui lui permettent de décrire les derniers moments de certains généraux dans le chaudron comme Friedrich PAULUS, Arthur SCHMIDT, Walther von SEYDLITZ-KURZBACH. Au fil des pages, le lecteur découvre et réalise que toute part d’humanité s’échappe. Le froid, la faim, la tension, la mort, l’horreur au quotidien… Seul un témoin peut écrire avec une telle pertinence ces pages. Il est également possible de faire des parallèles entre certains personnages du roman et certains acteurs du drame de Stalingrad. Ainsi, le sacrifice les armes à la main du général Alexander von HARTMANN commandant la 71. Infanterie-Division semble être décrit sous les trait d’un dénommé von HERMANN…

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Batailles hors-série n°4 (Ysec, 2016)

26 janvier 2017 Laisser un commentaire

batailles-hs-004Résumer la transformation de l’Armée Rouge de 1941 à 1945 en moins d’une centaine de pages n’est pas chose aisée. C’est pourtant cet exercice que propose ce quatrième hors-série « nouvelle mouture » du magazine Batailles. Et avec pas mal de brio.

L’étude se divise en cinq parties, une pour chacune des années de guerre sur le « Front de l’Est », de 1941 à 1945 inclus. A l’intérieur de chacune d’elles, un focus est fait sur un ou deux affrontements significatifs. Compte tenu du format, des choix éditoriaux ont été faits. Certains sont classiques (Kharkov au printemps 1942, Koursk en 1943, opération Bagration en 1944 et Berlin en 1945). D’autres sont plus originaux comme Brest-Litovsk et Kline pour 1941 (une résistance jusqu’au-boutiste dans les premiers jours de l’opération Barbarossa et une première victoire en attaque pour stopper puis repousser les Allemands loin de la capitale soviétique). Pour l’année 1942, l’auteur a fait le choix judicieux de prendre pour exemple la réaction soviétique pour contrer la tentative allemande de dégager Stalingrad avec l’opération Wintergewitter. Lire la suite…