Historique, références bibliographiques et jeux de type wargames au sujet de la 28th US Infantry Division durant la Seconde Guerre mondiale.
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Historique
De la Dyle en Belgique en mai 1940 à la prise de Hambourg en passant par El Alamein en Egypte, la Sicile et l’Italie, la bataille de Normandie, Market Garden, la bataille des Ardennes et le franchissement du Rhin, Bernard MONTGOMERY symbolise l’engagement britannique tout au long de la Seconde Guerre mondiale en Europe et en Afrique du Nord. D’un égo et d’un caractère peu conciliable avec d’autres personnalités fortes, ses inimitiés exacerbent les critiques à son encontre. Il n’empêche, à partir de 1942, il refoule les Allemands de leur apogée à la frontière égyptienne à la Baltique. De quoi générer une bibliographie pléthorique et clivante à son sujet…
Ainsi, c’est bel et bien Montgomery qui présente en grande pompe le Master Plan le 7 avril 1944 à St Paul’s School en présence d’un parterre d’amiraux, de généraux et autres galonnés de l’air et même de Churchill. Ce plan ne doit pas grand-chose à Eisenhower, il a été préparé en deux mois par l’état-major de Montgomery en collaboration avec ceux de Dempsey et Bradley. […]
Après le Débarquement, Montgomery conduit la bataille terrestre, installé en Normandie dans un château près de Bayeux avec une équipe d’une quarantaine de personnes. Chaque semaine, il prend le pouls de la bataille en se déplaçant au front, publie ses directives. Forçant son caractère, il cajole Bradley, l’encourage sans jamais le critiquer, et ses ordres lui accordent le plus de liberté possible dans l’exécution. « Monty » est bien plus intrusif auprès de Dempsey, le court-circuitant parfois pour traiter directement avec des chefs de corps d’armée. […]
Mais « Monty » avait perdu une grande partie de sa légitimité au cours du mois de juillet. Les Américains, officiers comme journalistes, lui attribuaient la responsabilité de l’enlisement. Ils estimaient qu’il économisait du sang anglais, ce qui faisait peser tout le poids de la progression sur les épaules américaines. Malgré son tact, Montgomery n’arriva pas à se rallier Bradley. […]
Eisenhower n’est donc pas l’architecte de la victoire en Normandie – titre qui revient assurément à Montgomery […].
Nicolas AUBIN, Le Débarquement, vérités et légendes (304 pages) [Perrin, 2024], pages 57 à 62.






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