Normandie 1944 Magazine n°35 (Heimdal, 2020)

Le 6 juin 1944 ne représente pas seulement une réussite militaire. Pour des milliers d’Européens forcés de fuir leur pays devant l’occupation de leur pays, cette date concrétise aussi la possibilité de rentrer un jour dans leur pays. En témoignent l’arrivée en Normandie de Charles de GAULLE et des volontaires néerlandais. La route est encore longue avant la libération. Malgré la puissance de feu alliée comme celle qui accompagne les vagues de débarquement à Utah Beach et Omaha Beach, de violents combats attendent les libérateurs. Exemple avec une étude particulièrement fouillée des combats à Rauray entre la 49th (West Riding) Infantry Division et la 9. SS-Panzer-Division appuyée par des éléments de la 2. SS-Panzer-Division

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Jour-J

Deux article abordent le Débarquement des forces américaines. Le premier entre dans le détail du bombardement naval sur Utah Beach et Omaha Beach à partir des navires placés en appui. Il évoque le duel avec les batteries côtières allemandes, notamment celles d’Azeville, Crisbecq, Quinéville, Morsalines, La Pernelle II, Gatteville, Maisy, Longues-sur-Mer.

Le deuxième part à la découverte d’un militaire de la 29th US Infantry Division débarqué à Omaha Beach en utilisant son casque comme fil conducteur des recherches.

Le retour des expatriés

En 1940, certains choisissent de rester (une majorité). D’autres de fuir et de continuer le combat (assez rares). A l’inverse, certains collaborent avec l’occupant, voire s’engagent militairement à ses côtés. Les volontaires néerlandais dans la Waffen-SS sont bien connus. Mais ils ne sont pas les seuls à combattre après mai 1940. D’autres choisissent en effet le camp des Alliés. Le 7 août 1944, la Brigade Prinses Iren débarque en Normandie… Sa constitution et son transfert sur le continent font l’objet d’un article bien illustré.

En dépit de ses relations tendues avec les Alliés et de la confrontation quant au statut de la France libérée, le Débarquement en Normandie récompense pour Charles de GAULLE quatre ans d’une lutte personnelle acharnée. On imagine l’émotion du retour. Cet article traite la rencontre avec Bernard MONTGOMERY (voir aussi Creully, juin 1944, un secret si bien gardé). Cette étude est la continuité de l’article du même auteur Du 18 juin 1940 au 14 juin 1944, Charles de Gaulle, l’homme du destin paru dans 39/45 Magazine n°361.

Choc à Rauray le 1er juillet 1944

Si la performance de l’armée britannique en Normandie fait débat en raison notamment de ses échecs répétés à percer le front allemand, il faut cependant admettre qu’elle affronte en permanence une forte partie. Dans un article avec le souci du détail dont il a le secret, Frédéric DEPRUN plonge dans les combats du 1er juillet 1944 à Rauray quand la 9. SS-Panzer-Division se casse les dents contre la 49th (West Riding) Infantry Division appuyée par la 8th Armoured Division. Les habitués y retrouvent l’iconographie habituelle (ordres de bataille, photos du terrain sur lesquelles sont imprimées le détail des mouvements des unités et des chars. Cet épisode est l’occasion d’aborder les canon antichars de 17-Pdr qui saignent les rangs des Panzer IV et Panzer V allemands de la 9. SS-Panzer-Division et de la 2. SS-Panzer-Division.

Retour sur les mémoires de Heinz GUDERIAN

En complément de la recension déjà parue dans 39/45 Magazine n°361, la rubrique bibliothèque revient sur la réédition chez Perrin des mémoires de Heinz GUDERIAN pour souligner l’intérêt de ce type de témoignage. La tentation des auteurs de souvenirs de se présenter sous leur meilleur jour ou de passer sous silence quelques erreurs n’en enlève pas moins leur portée historique. Georges BERNAGE revient plus particulièrement sur les passages relatifs à la controverse entre les différents responsables allemands sur l’utilisation de leurs divisions blindées et donc de leur positionnement dans l’attente du Débarquement. GUDERIAN penche nettement en faveur de Leo GEYR von SCHWEPPENBURG aux dépends d’Erwin ROMMEL dont il critique les leçons ramenées de son expérience en Afrique du Nord.

En vue de l’attentat du 20 juillet 1944, GUDERIAN confirme la volonté de ROMMEL de disposer d’une division blindée, initialement la 2. Panzer-Division, puis finalement la 116. Panzer-Division. De quoi relancer les débats sur un éventuel sabotage de la défense allemande à l’Ouest… Voir 39/45 Magazine n°355 et Normandie 1944 Magazine n°26. Les propos de GUDERIAN restent cependant très évasifs et n’évoquent aucunement une volonté de favoriser la victoire alliée.

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