Rhin 1944/1945

A la fin de Seconde Guerre mondiale en Europe, et ce pour la première fois depuis la Guerre de Trente Ans – cf. Daniel FELDMANN & Cédric MAS, La campagne du Rhin, les Alliés entrent en Allemagne, janvier-mai 1945 [Economica, 2016] – le Rhin et ses abords immédiats deviennent une gigantesque champ de bataille. En venant de l’Ouest, le fleuve représente un formidable obstacle à franchir pour les Alliés de la frontière suisse jusqu’à la Hollande. La première tentative de passage en force se déroule dès septembre 1944 avec l’opération Market-Garden. C’est un échec. Dwight D. EISENHOWER refuse ensuite une tentative du 6th US Army Group de franchir le Rhin en Alsace avant que les Allemands n’aient le temps de se renforcer – cf. David P. COLLEY, The Folly of Generals, How Eisenhower’s broad front lengthened World War II [Casemate, 2021] et Peter CADDICKS-ADAMS, Fire & Steel 1945 Victory in the West [Penguin Hutchinson Heinemann, 2022] – préférant privilégier l’option proposée par Omar BRADLEY de profiter du saillant d’Aix-la-Chapelle (Aachen) mais qui finit par s’embourber dans la forêt de Hürtgen.

Alors que les préparatifs alliés pour relancer l’avance vers le fleuve reprennent, les Allemands déclenchent l’opération Wacht am Rhein / Herbstnebel dans les Ardennes à partir du 16 décembre 1944. Il faut plus d’un mois pour stopper et résorber le saillant tandis que l’opération Nordwind met ensuite sous tension le front allié en Alsace.

Alors que les Soviétiques se lancent à l’assaut des territoires allemands avec l’opération Vistule-Oder, les Alliés occidentaux se trouvent encore loin de venir à bout de la barrière naturelle que représente le Rhin. La réduction de la poche de Colmar puis les opérations Blackcock, Veritable, Blockbuster et Grenade en février et mars 1945 permettent enfin aux Alliés de disposer de bonnes bases de départ pour franchir le Rhin. Une fois celui-ci passé en différents points, la résistance allemande s’effondre enfin sans pour autant être inexistante.

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Historique

Contexte

La réussite de l’opération Cobra permet de percer le front allemand en Normandie après six semaines de combat. L’échec de la contre-attaque allemande sur Mortain (opération Lüttich) puis le débarquement en Provence rendent impossible tout rétablissement allemand avant les frontières du Reich. Cependant, l’imparfaite conclusion de la poche de Falaise/Trun/Chambois et la réactivité allemande – cf. les articles de Hugues WENKIN parus dans le Mook 1944 n°8 (Weyrich, 2022) – associée aux difficultés logistiques alliées ainsi qu’aux rivalités entre ses commandants permettent à la Wehrmacht de conserver une cohésion minimale et de préserver l’essentiel dans son repli.

Market-Garden ou la tentation du hold-up

L’enlisement

Occasions manquées

Sursauts allemands

Opérations préliminaires

  • 16 – 26 janvier 1945 : opération Blackcock pour éliminer la tête de pont allemande à la confluence de la Roer et de la Meuse
  • 20 janvier – 8 février 1945 : liquidation de la poche de Colmar
  • 28 janvier 1945 – 10 février 1945 : attaque de la 1st US Army appuyée par le VIII US Corps de la 3rd US Army à travers l’Eifel
  • 5 – 10 février 1945 : avance en direction des barrages de la Roer à partir de Kesternich tombé lors de l’avance à travers l’Eifel
  • 8 – 25 février 1945 : opération Veritable
  • 23 février – 5 mars 1945 : opération Grenade
  • 25 février – 4 mars 1945 : opération Blockbuster
  • 1er – 7 mars 1945 : opération Lumberjack
  • 7 mars 1945 : capture du pont de Remagen par la 3rd US Army, franchissement et établissement d’une tête de pont sur la rive droite du Rhin
  • 13 – 23 mars 1945 : opération Undertone

Franchissements

Epilogue

Bibliographie

Repères bibliographiques

Livres

Magazines et périodiques

Historique de la page

  • Dernière mise à jour : 29/10/2023