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Ardennes 1944/1945

La bataille des Ardennes oppose les Allemands aux Américains principalement qui bénéficient cependant d’un appoint britannique. Les anglo-saxons l’appellent The Battle of The Bulge, la bataille du saillant, en raison de ligne de front au plus fort de l’avance allemande qui provoque une véritable saillie dans le front allié.

Il s’agit de la dernière offensive majeure coordonnée allemande sur le Front Ouest pour tenter d’inverser le cours des combats depuis la défaite en Normandie et le Débarquement en Provence qui provoquent la Libération de la majeure partie de la France, de la Belgique, du Luxembourg et d’une partie de la Hollande.

Contexte :

Après les succès du Débarquement allié en Normandie et de l’opération Bagration en URSS, le III. Reich se retrouve acculé à ses frontières et directement menacé. Les bombardements aériens alliés dévastent ses villes et ses centres industriels. Les pertes humaines consenties depuis l’invasion de la Pologne et surtout en URSS s’accélèrent depuis 1943 pour devenir alarmantes en 1944.

Devant l’exigence alliée de capitulation sans condition, telle qu’elle formulée à l’issue de la conférence interalliée de Casablanca en janvier 1943, il n’y a pas d’espoir de sortie honorable pour le régime nazi. La seule solution possible est donc la victoire militaire ou la fin de l’alliance entre les Alliés occidentaux et l’URSS.

Adolf HITLER envisage donc de frapper à l’Ouest à partir du massif des Ardennes pour percer jusqu’à Anvers et couper ainsi en deux Américains et Britanniques afin de se redonner de l’air et de créer une crise politique entre les deux alliés. Une fois la situation stabilisée à l’Ouest, les forces armées du III. Reich peuvent alors envisager de se retourner contre l’Armée Rouge pour rééditer un exploit similaire.

Le 16 décembre 1944, les forces allemandes de la 6. SS-Panzer-Armee et de la 5. Panzer-Armee se lancent à l’assaut des lignes américaines tenues par la 1st US Army entre Montjoie (Monschau) et Echternach dans le cadre de l’opération Herbstnebel. La 7. Armee est chargée d’avancer en parallèle pour protéger le flanc sud de la percée. Le premier objectif opérationnel est la Meuse au débouché du massif des Ardennes.

Face à crête d’Elsenborn, les débuts de la 6. SS-Panzer-Armee ne sont pas satisfaisants. D’immenses embouteillages ralentissent l’acheminement des troupes vers l’avant. La 272. Volksgrenadier-Division est tenue en échec par le 2nd US Infantry Division, la 326. Volksgrenadier-Division également face au 102nd US Cavalry Group et la 99th US Infantry Division. Le 277. Volksgrenadier-Division est incapable de progresser vers Rocherath-Krinkelt. Le 12. Volksgrenadier-Division parvient à s’emparer de Losheim mais butte à Büllingen. Les pertes sont lourdes. Ces échecs compromettent les plans de la 1.SS-Panzer-Division et de la 12. SS-Panzer-Division qui attendent de pouvoir s’engouffrer dans les brèches. Pire, leurs éléments doivent être engagés pour emporter la décision, mais ils sont englués dans les embouteillages. Joachim PEIPER lance sa Kampfgruppe en fin de journée alors que le soleil se couche déjà. Il est immédiatement ralenti par deux ponts détruits durant la retraite allemande de l’automne et qui ne sont pas encore réparés. Près de Büllingen, des troupes de la 3. Fallschirmjäger-Division n’ont toujours nettoyé le terrain et il faut déminer en pleine nuit le passage en faisant rouler des blindés sur les mines et les faire exploser faute de moyens de déminage à disposition. Honsfeld est pris dans la nuit abandonné par des éléments de la 99th US Infantry Division et du 14th US Cavalry Group.

Face à Saint-Vith, la 62. Volksgrenadier-Division et la 18. Volksgrenadier-Division partent à l’assaut de la 106th US Infantry Division. Le repli du 14th US Cavalry Group bousculé dans la trouée de Losheim fait perdre toute liaison avec la 106th US Infantry Division et expose à l’encerclement deux de ses régiments qui se trouvent condamnés par la décision d’attendre des renforts de la 9th US Armored Division, puis de la 7th Armored Division qui se situent en réserve.

Les Américains ne prennent pas encore la mesure complète de l’offensive allemande mais prennent des décisions importantes pour la suite. Des éléments de la 1st Infantry Division sont transférés vers le crête d’Elsenborn en réserve et passe au V US Corps qui prend de plein fouet l’attaque de la 6. SS-Panzer-Armee.

Le 17 décembre 1944, le temps se lève un peu mais reste très couvert.

Face à la crête d’Elsenborn, la 12. SS-Panzer-Division relaie la 277. Volksgrenadier-Division mais n’arrive pas non plus à percer. Rocherath-Krinkelt reste toujours dans les mains américaines et la route de Liège n’est toujours pas ouverte.

A Honsfeld, quinze prisonniers américains sont sommairement abattus par la Kampfgruppe Peiper. Lanzerath est enfin emporté dans l’après-midi par les parachutistes de la 3. Fallschirmjäger-Division après plusieurs tentatives pitoyables faces à quelques éléments de la 99th US Infantry Division.

Face à Saint-Vith, les incompréhension continuent dans la chaîne de commandement américaine. Ne saisissant pas la liberté qui lui est laissée de décider de replier ou pas ses régiments menacés, Alan JONES commandant la 106th US Infantry Division condamne ainsi un peu plus ses unités. L’encerclement est réalisé à 9h quand les Allemands font leur jonction à Schönberg.

Unités engagées :

 

Chronologie :

 

Dénouement, répercussions et conséquences :

 

Jeux d’Histoire :

 

Bibliographie :

  • Benoît RONDEAU, Unités interarmes et de circonstance, Kampfgruppe, Combat Command, Corps Francs…, in 2e Guerre Mondiale n°75 (Mars & Clio, 2018)

Boutique :

 

 

Crédits photos :

Les visuels présentés appartiennent à leurs éditeurs respectifs. Le logo type de schéma tactique est utilisé dans les premiers numéros de 39/45 Magazine pour codifier les articles relatifs à des batailles.


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