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Posts Tagged ‘militaria’

39/45 Magazine n°351 (Heimdal, 2018)

23 septembre 2018 3 commentaires

Le livre de Roman TÖPPEL a véritablement bouleversé l’appréciation de la bataille de Koursk. En témoigne l’épais dossier (quarante-neuf pages) de ce numéro de 39/45 Magazine qui passe en revue cette page épique de la guerre germano-soviétique et qui modernise le livre édité sur le sujet par les Editions Heimdal en 1998 à une époque où les chiffres couramment admis étaient tronqués par la propagande soviétiques et les écrits allemands d’après-guerre de quelques commandants en chef (notamment les souvenirs de GUDERIAN et ceux de MANSTEIN). Les illustrations reprennent cartes et profils du livre de François de Lannoy dont les très beaux profils dessinés par Erik GROULT à l’époque peints à la main… Un retour vers l’ère non numérique très appréciable !

Même si le thème peut parfois être plus qu’éculé, le sujet de l’arme blindée allemande continue de susciter curiosité et intérêt sous la plume d’un auteur de qualité. C’est le cas ici avec l’article de Hugues WENKIN qui revient sur la Panzerwaffe au cours de la Seconde Guerre mondiale sous l’angle des tankistes à l’intérieur de leur machine mais de la chaîne de commandement tactique. Si le titre n’est pas sans rappeler les articles publiés par les Editions Caraktère (Combattre dans un StuG, combatte dans un Panther, combattre dans un Tigre), les quelques pages permettent de comprendre les évolutions intervenues en quelques années, mais aussi les concepts plus stables comme la composition de l’équipe et la répartition des rôles à bord. Lire la suite…

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39/45 Magazine n°350 (Heimdal, 2018)

350ème numéro de 39/45 Magazine pour les Editions Heimdal ! Ca commence à faire… Le sommaire est en tout point conforme à la ligne éditoriale du moment et très ciblé sur des parcours individuels.

C’est tout d’abord le parcours de l’as américain Leonard Kyle « Kit » CARSON qui écume le ciel européen à bord de son P-51 Mustang du 357th US Fighter Group. Les photos qui illustrent l’article sont issues des archives officielles avec quelques beaux clichés en couleurs reproduits en grand format. Après avoir décrit assez brièvement le parcours de l’as, l’auteur brosse un rapide portrait du P-51 avant de citer des témoignages du pilote issus de son autobiographie classés par thème (escorter les bombardiers, garder un cap, mitrailler des cibles terrestres, etc.). Malgré la domination aérienne alliée au-dessus de l’Europe, les pertes n’en sont pas moins sensibles comme le montrent quelques statistiques de l’unité citées sur le nombre d’avions perdus, de pilotes tués, d’accidents… Lire la suite…

39/45 Magazine n°349 (Heimdal, 2018)


Les opérations militaires d’avant septembre 1939 sont assez peu étudiées dans la littérature consacrées à la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, elles sont l’occasion pour certains pays ensuite engagés de forger leurs outils guerriers. C’est notamment le cas du III. Reich dont l’éclatante victoire de 1940 est le fruit d’une maturation doctrinale au cours de l’Entre-Deux-Guerres et expérimentée au cours de la guerre d’Espagne, de l’invasion de la Tchécoslovaquie et même lors de l’intégration de l’Autriche (cf. La Wehrmacht de Fall Gelb). Le récit du volet militaire de l’Anschluβ qui introduit ce numéro comble ainsi un manque dans la littérature spécialisée. Non seulement les troupes rapides sont mises à contribution mais également les troupes aéroportées qui sont en l’occurrence aérotransportées.

L’épopée du sous-marin Narval est relatée en s’appuyant sur des images d’archive mais également de superbes clichés contemporains de l’épave qui repose au large de la Tunisie. Lire la suite…

Normandie 1944 Magazine n°27 (Heimdal, 2018)

10 mai 2018 1 commentaire

C’est encore un excellent numéro qui est proposé ici !

Les articles sur l’échec de la 1. SS-Panzer-Division Leibstandarte SS Adolf Hitler devant Saint-Barthélémy le 7 août 1944 (suite de la première partie parue dans le numéro 25) et le parcours de l’une des compagnies de réparation de la 130. Panzer-Lehr-Division apportent un éclairage essentiel à la compréhension des difficultés auxquelles sont confrontées les Allemands. Les textes sont le fruit d’un travail de recherche et d’analyse particulièrement soigné. L’iconographie est de très grande qualité.

Suite au numéro 26, un article revient sur le bombardement par les Alliés de l’état-major de la Panzergruppe West à La Caine le 10 juin 1944 qui désorganise totalement les efforts allemands de coordonner une contre-attaque destinée à scinder la tête de pont anglo-américaine en deux pour mieux la repousser. C’est une action de décapitation très moderne dans son approche qui a ici une véritable portée opérationnelle. Lire la suite…

39/45 Magazine n°348 (Heimdal, 2018)

Numéro d’hiver oblige, cet opus de 39/45 Magazine des Editions Heimdal propose un article fouillé sur les combats de Stavelot lors de la contre-offensive des Ardennes de décembre 1944 rédigé par l’un des meilleurs experts du sujet, Hugues WENKIN, qui complète parfaitement son ouvrage Stavelot, La Gleize, le destin des Tiger de Peiper paru aux Editions Caraktère en 2015. Cet épisode est particulièrement représentatif des errements allemands et de la ténacité américaine. Si en mai 1940, tout souriait aux forces armées du III. Reich qui se trouvaient dans une situation idéale de préparation [cf. 1940, la Wehrmacht de Fall Gelb (Economica, 2018)] face à des adversaires en retard d’une guerre, ce n’est plus du tout le cas en cette fin d’année 1944. Les velléités offensives sont handicapée par du matériel non adapté, un ravitaillement insuffisant, des troupes fatiguées ou manquant d’entraînement, une chaîne de commandement  complètement sclérosée de haut en bas de la hiérarchie militaire. En face, l’armée américaine sait faire preuve de souplesse, d’initiative et de réactivité (qualités qui font défaut aux armées alliées en 1940, notamment françaises). Dès qu’il s’élance, le Kampfgruppe Peiper qui doit percer et ouvrir la voie jusqu’à la Meuse connaît des difficultés dans sa progression. L’énergie de sa pointe s’émousse trop vite du fait des embouteillages, de la confusion et des blocages rencontrés. Des erreurs tactiques sont faites. Les erreurs de jugement sont nombreuses. Elles provoquent des pertes inutiles et surtout gâchent les opportunités laissées par l’ennemi. A la lecture de l’article, le lecteur comprend que le contre-offensive des Ardennes est vouée à l’échec dès le premier jour… Lire la suite…

39/45 Magazine n°347 (Heimdal, 2018)

Les amateurs de la Seconde Guerre mondiale, et plus particulièrement du conflit en Europe avec en son centre l’Allemagne, seront particulièrement comblés par ce numéro de 39/45 Magazine proposé par les Editions Heimdal qui n’oublie pas non plus le Pacifique et les Harley-Davidson des soldats américains. Bref, un sommaire riche et un contenu de grande qualité…

Il est coutume de considérer que les Alliés ont été totalement pris par surprise par l’offensive allemande dans les Ardennes le 16 décembre 1944 et que leurs services de renseignements avaient failli dans leur mission. Pourtant, grâce aux interceptions réalisées par ULTRA, ils sont capables de lire à livre ouvert dans les communications des forces armées du III. Reich. A croire que le secret aurait été particulièrement bien tenu et que les Allemands n’auraient aucunement transmis d’ordres ou de consignes via leur système de transmission codé ENIGMA que les Alliés décryptent. Or, il n’en est rien, comme le prouve l’excellent article de Hugues WENKIN concernant l’échec du renseignement allié qui rétablit quelques vérités. Tout d’abord, si les Allemands ont tout particulièrement soigné le secret de leurs préparatifs, ils ont bien utilisé leurs habituels systèmes de transmissions. Mais des raisons techniques expliquent que tous les messages n’ont pas été captés. La somme des interceptions est également telle qu’il est difficile de trier entre l’important et le bruit de fond – un problème qui existe toujours dans le domaine des interceptions électroniques qui font l’objet de tris automatiques avant d’être examinés par des cerveaux humains. Ensuite, les interprétations des élément captés sont défaillantes. Par ailleurs, toutes les sources habituelles de renseignement sont aveugles, même les plus rudimentaires (interrogatoires des prisonniers, reconnaissances aériennes). En cette fin d’année 1944, l’échec allié de voir clair dans le jeu adverse et l’exploit allemand de reconstituer une force de manœuvre en toute confidentialité sont les deux faces d’un même acte qui se conclura par un réveil douloureux au petit matin du 16 décembre. Lire la suite…

2e Guerre Mondiale n°75 (Mars & Clio, 2018)

2GM 075Ce numéro de 2e Guerre mondiale de Mars & Clio Editions s’articule autour de quatre articles majeurs. Le premier est tout simplement extraordinaire.

En effet, la percée des Ardennes en mai 1940 est souvent relatée dans le détail, mais principalement du côté allemand. Ce n’est pas le cas ici, puisque Pascal KREGER (compagnon d’écriture de Jean-Yves MARY dans la rédaction des fabuleux séries d’ouvrages consacrés à mai et juin 1940 – Le corridor des Panzer volume 1, Le Corridor des Panzer volume 2, Le carrousel des Panzer volume 1, Le Carrousel des Panzer volume 2, Mémorial de la bataille de France volume 1, Mémorial de la bataille de France volume 2) présente les faits côté belge et Chasseurs ardennais. Au cours des premières heures de l’offensive allemande, les deux camps se livrent à une course contre la montre. D’un côté pour avancer le plus vite possible avec une série d’opérations spéciales destinées à ouvrir la route des unités blindées, de l’autre avec des combats retardateurs pour avoir le temps de préparer la ligne de résistance principale. Les combats menés par les Chasseurs ardennais montrent qu’il est possible de résister et de ralentir l’avance allemande à partir du moment où les unités s’accrochent au terrain ou qu’elles ne reçoivent tout simplement pas l’ordre de décrocher… Le courage de ces hommes est mal employé compte tenu d’une appréciation erronée des grands états-majors alliés, notamment français, et une stratégie belge déconnectée des intérêts de l’alliance formée avec la France (cf. Jean-Claude DELHEZ, La déroute française de 1940, la faute aux Belges ?). Les photos attachées à l’article méritent également le détour… Lire la suite…