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Batailles & Blindés n°85 (Caraktère, 2018)

Passées les pages d’actualités, et revenant utilement à la Guerre civile espagnole, ce numéro de Batailles & Blindés des Editions Caraktère débute heureusement sur la bataille de Guadalajara en mars 1937 qui voit s’affronter corps expéditionnaire italiens et Brigades internationales. Au-delà des résultats strictement militaires, ce conflit est un véritable terrain d’entraînement à balles réelles pour les futurs belligérants européens du conflit qui s’annonce.

Autre article sortant un peu des sentiers battus et rebattus, celui sur la guerre entre le Pérou et l’Equateur en juillet 1941 met en oeuvre des matériels d’origine tchécoslovaque. Quelle similitude d’ailleurs entre le cliché qui illustre la première page de l’article et d’autres pris en URSS au même moment lors de l’opération Barbarossa sur lesquels des soldats abordent une localité en suivant des chars issus des chaînes de production de Skoda…

Le gros morceau du numéro repose sur le récit de deux batailles de la fin de la Seconde Guerre mondiale qui montrent l’épuisement de l’armée allemande à ce stade du conflit. Stratégie sclérosée par les ordres aberrants d’Adolf HITLER omniprésent dans la conduite des opérations militaires, impuissance tactique sur le terrain du fait de troupes pas assez entraînées et inexpérimentées avec un commandement manquant cruellement d’inspiration. Les unités reconstituées de façon miraculeuse en hommes et en matériels grâce à des prouesses d’organisation sont des tigres de papier bonnes à servir de chaire à canon. En quatre années de guerre, la Wehrmacht a dilapidé ce qui a fait sa force en 1940 et qui s’était construit dans l’Entre-Deux-Guerres sur la base des leçons tirées de l’échec de la Première Guerre mondiale (cf. 1940, la Wehrmacht de Fall Gelb d’Eric DENIS).

Krinkelt-Rocherath est donc le symbole de l’échec du nazisme. La 12. SS-Panzer-Division Hitlerjugend n’est plus que l’ombre d’elle-même par rapport à la bataille de Normandie. Son incapacité à percer les lignes américaines est gravissime pour la suite des opérations (tout autant que l’échec du Kampfgruppe Peiper ou l’erreur de la 130. Panzer-Lehr-Division qui laisse passer l’opportunité de s’emparer de Bastogne avant l’arrivée des renforts américains).

De l’autre côté de l’Europe, à l’Est, l’Armée Rouge se lance à l’assaut des lignes allemandes le 12 janvier 1945. David contre Goliath. Planification et rouleau compresseur opérationnel contre défense statique. Les Allemands sont pulvérisés et malgré la rigidité des ordres soviétiques, ils sont incapables de réagir efficacement. Là aussi, la maîtrise tactique a disparu. La qualité des matériels qui permettait de compenser le rapport numérique en 1943 (cf. Koursk, 1943 de Roman TÖPPEL) grâce à des équipages expérimentés et entraînés ne peut plus être exploitée à bon escient.

L’article sur la bataille de Smolensk revient sur cette bataille restée longtemps inconnue et imprégnée des récits allemands d’après-guerre, notamment de Paul CARELL. Certes, les pinces blindées et motorisées allemandes permettent de prendre au piège plusieurs armées soviétiques, mais la poche n’est pas fermée hermétiquement. Pire l’Armée Rouge lance assaut sur assaut sur les envahisseurs qui se retrouvent englués et incapables d’aller plus avant. La situation tourne cependant à l’avantage des Allemands qui possèdent une très bonne maîtrise tactique. Mais les Soviétiques ont réussi à priver la Heeresgruppe Mitte d’une victoire stratégique, voire définitive. De cette situation, viendra la décision d’Adolf HITLER de rechercher la décision en fonçant non pas sur Moscou, mais en plongeant plein sud pour réaliser l’encerclement de Kiev. Ceux qui souhaitent se plonger plus avant dans ces événements clefs de juillet à septembre 1941, doivent se procurer la trilogie de David M. GLANTZ consacrée ces combats.

Ce numéro revient à nouveau sur les projets de chars allemands à la fin de la Seconde Guerre mondiale… Cette fois-ci, avec une étude du programme Entwicklungstypen (E-50, E-75 et E-100). L’article est bien construit, comme d’habitude, et les profils couleurs 3D superbes. Mais trop, c’est trop ?

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