Avec ce n°74, Histoire de Guerre amorce sa transformation sous l’impulsion de François VAUVILLIER et pose les bases de ce qui devient GBM. Derrière un sommaire mêlant unités blindées, matériels, industrie et combats de 1940 transparaît déjà l’ambition de réhabiliter l’histoire de l’armée française de 1914 à 1940 à travers une approche technique, documentaire et iconographique particulièrement poussée.
Sommaire d’Histoire de Guerre, Blindés & Matériels n°74
- Le manifeste français
- Stéphane BONNAUD, Le 9ᵉ Bataillon de Chars de Combat Renault R35 (I), de l’éléphant du 511 à la tête de mort du 9
- Erik BARBANSON, Étienne Morin, aquarelles de guerre, le journal d’un officier de dragons portés en mai 1940
- François VAUVILLIER, 1918-1940, la formidable artillerie à chenilles du colonel Rimailho (I), les pièces cortes
- Jean-Yves MARY, 1939-1940, Le rendez-vous manqué des 280 sur chenilles
- François VAUVILLIER, Nos chars en 1940 : pourquoi, combien
- François VAUVILLIER, Le premier quatre roues motrices en service dans l’armée française, Tracteur d’artillerie Châtillon-Panhard
- Jean-Yves MARY, Pentecôte dramatique à Crupet
- François VAUVILLIER, Un oiseau rare : le canon 155 C modèle 1915 Saint-Chamond
- François VAUVILLIER, Les voitures tous terrains Lorraine 28 de l’armée française, 1934-1940
- Aimé SALLES, Une belle réalisation mais bien tardive, l’émetteur-récepteur ER 30
- L’album photo des lecteurs
- Pascal DANJOU, Les Hotchkiss H35 réarmés
- François VAUVILLIER, Toute la lumière sur le canon de 37 SA 38
Présentation et recension
Ce n°74 marque la transition entre Histoire de Guerre ancienne formule et le format impulsé par François VAUVILLIER lors de la reprise du titre par Histoire & Collections. Celui-ci s’en explique d’ailleurs assez longuement dans son éditorial et les deux pages qui suivent où il détaille les sept raisons pour lesquelles il fallait faire ce magazine.
À partir de ce numéro, Histoire de Guerre se voit attacher les termes « Blindés et Matériels » pour bien montrer sa spécialisation autour du matériel français. Rien n’indique encore sur la couverture un positionnement 100% armée française 1914/1940, même si les articles mis en avant montrent explicitement cette inclinaison.
Contribuent à ce numéro plusieurs spécialistes déjà reconnus du sujet, en particulier Stéphane BONNAUD, Pascal DANJOU, Jean-Yves MARY, Erik BARBANSON. Le magazine leur donnera souvent un nouvel élan dans leur carrière en leur donnant une visibilité accrue qui dépasse le cercle des quelques passionnés très spécialisés.
Le sommaire contient déjà le ferment de ce que va devenir GBM. Des articles qui concernent tant la Première Guerre mondiale que la période 1939/1940, qui détaillent les unités et les opérations, sans oublier le conglomérat industriel. Plusieurs fiches techniques viennent s’intercaler dans les articles ou entre deux. Un concept qui traduit l’approche initiale de François VAUVILLIER, mais qui s’effacera progressivement autour d’une structure répétitive autour d’un sommaire immuablement charpenté de la même manière.
Conclusion
L’ambition affichée de François VAUVILLIER est de sortir de l’oubli l’armée française de la première moitié du XXᵉ siècle. Dès ce premier numéro, le résultat parait plus que probant. Les lecteurs découvrent un environnement industriel et technique dynamique, loin de l’image atrophiée collée après-guerre. Cela ne veut pas dire que les choix furent les bons, sinon la défaite n’aurait pas été aussi rapide et totale, mais cela montre que rien n’était écrit d’avance.
L’étude principale sur les chars français de 1940 inaugure de nombreux travaux qui progressivement donneront naissance à l’album Tous les blindés français des origines à 1940. Là aussi, l’ADN du futur GBM est déjà là, son acronyme est d’ailleurs même annoncé. Des chiffres précis, des illustrations originales et souvent inédites concernant les photos.
On note également une page de rubrique maquettisme, qui n’ira cependant pas très loin.




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