Batailles & Blindés n°97 (Caraktère, 2020)

Coucou nous revoilà ! Les monstres du III. Reich refont leur apparition avec le Jagtiger et le Sturmtiger dans un dossier de bonne facture et originalement illustré. Plus qu’un article technique (ces engins sont très bien décortiqués dans plusieurs numéros de Trucks & Tanks Magazine), Laurent TIRONE part du besoin initial, des choix techniques initialement faits pour analyser finalement la pratique. Et entre les deux, il y a un écart certain… Bref, un vrai plaisir de lecture et une construction intéressant qui peut s’appliquer à bien d’autres systèmes d’armes de la Seconde Guerre mondiale ou plus contemporains.

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1940, vérités et légendes (Perrin, 2020)

D’un format poche avec un peu plus de deux cinquante pages, ce livre de Rémy PORTE est l’une des meilleures synthèses à destination du grand public publiées à l’occasion du quatre-vingtième anniversaire des opérations de mai et juin 1940. Construit sur la base de trente questions qui sont autant de chapitres, le livre se lit très facilement. Parfait pour accompagner des vacances ou un déplacement.

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2e Guerre Mondiale n°42 (Astrolabe, 2011)

Vaste question que celle-ci : la France pouvait-elle gagner en 1940 ? En effet, contrairement aux idées reçues, les soldats français se sont battus, bien battus même. Les matériels n’ont pas à rougir devant ceux de l’adversaire. Rien n’est toujours parfait, mais en face aussi il y a des faiblesses. La manœuvre Dyle-Breda se justifie, mais l’armée française pensée, conçue et entraînée pour la défensive ne prend-elle pas un trop risque à s’exposer ainsi ? Le sens du sacrifice est évident mais trop d’attaques ou de contre-attaques échouent ou ne sont pas décisives. L’incapacité à réduire les têtes de pont allemandes sur la Somme fragilise la Ligne Weygand alros que les effectifs sont déjà tendus. A son habitude, Dominique LORMIER défend avec acharnement l’armée française et croit en la poursuite des combats en Afrique du Nord. Faut-il encore être en capacité de l’organiser. Chacun se fera son idée. Ce qui est clair, c’est que la possibilité de renverser sérieusement le cours des événements se situe au cours des dix premiers jours qui suivent le déclenchement de Fall Gelb une fois passées les opportunités des toutes premières heures…

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Vae Victis n°63 (Histoire & Collections, 2005)

Deux monuments de l’arme blindée française sont au menu de ce numéro de Vae Victis : les batailles de Hannut/Gembloux et de Stonne en mai 1940. Le jeu fourni en encart propose en fait une règle pour rejouer les opérations à l’Ouest en 1940 à l’échelle des bataillons et des divisions. Il est accompagné d’un article historique analysant parfait ces deux batailles et n’hésitant pas à remettre en causes les habituels poncifs qui les qualifient de grandes victoires françaises, au-delà du mérite et du sacrifice des soldats français. Ce numéro contient également le second volet d’une étude sur l’art opératif en illustrant les propos à l’aide Kasserine Rommel’s Battle for Tunisia, 1943 chez GMT Games.

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Militaria hors-série n°96 (Histoire & Collections, 2015)

En mai 1940, les chars français sont partout ! C’est en tout cas une impression bien réelle qui ressort de ce numéro hors-série de Militaria Magazine et d’une analyse un peu fin des engagements en mai 1940. En effet, dès le 10 mai 1940, chacun des belligérants met en action les forces blindées développées durant l’Entre-Deux-Guerres.

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La bataille de Stonne (Perrin, 2010)

Victoire ou défaite ? Comme l’affrontement du Corps de Cavalerie à Hannut/Gembloux, celui de Stonne cultive l’ambiguïté. Pris isolément, les deux sont un rayon de soleil parmi la succession de désastres de mai 1940. Au point d’en être presque transformés en victoires tricolores. L’intention primaire est louable, il s’agit de réhabiliter les combattants et d’honorer leur courage et leur sacrifice. En effet, une armée vaincue n’est pas obligatoirement une armée de lâches. Pourtant, malgré tout le mérite qui revient aux hommes qui écrivent ces pages épiques, il n’en reste pas moins que ces épisodes durant lesquelles l’armée allemande n’apparaît pas comme insolemment triomphante sont autant d’opportunités manquées d’inverser le cours des choses.

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Ligne de Front n°80 (Caraktère, 2019)

Ligne de Front 080Stonne, mai 1940, symbole d’une défaite annoncée ou d’une victoire promise ? La bataille pour ce village dans la foulée de la percée de Sedan symbolise à la fois le courage du soldat français et l’incapacité du commandement à réagir dans les temps, signe d’une armée totalement dépassée par le tempo de son adversaire. Pourtant, une contre-attaque puissante peut être menée immédiatement sur Sedan avant que les Allemands ne se renforcent et ne percent plus avant. Une succession d’hésitations, de lenteurs, de ratés. Reste une page de gloire, dont celle de l’as de chars français, Pierre BILLOTTE. En quelques pages tout est décrit. Clair, précis et bien illustré. Lire la suite « Ligne de Front n°80 (Caraktère, 2019) »

GBM n°128 (Histoire & Collections, 2019)

Encore que du bon dans ce numéro de printemps de GBM ! Cela commence par deux articles sur les voitures légères de mitrailleuses de cavalerie de 1906 à 1914 et les tracteurs lourds et l’artillerie entre 1906 et 1918 : une vraie plongée dans la transformation de la cavalerie et les prémices de la motorisation des armées (voir les excellents articles consacrés à ce sujet tant dans GBM que dans Tank Zone puis Tank & Military Vehicles). La suite de l’étude d’Eric DENIS sur les armes individuelles françaises se poursuit avec « l’épineuse question des pistolets mitrailleurs ». Avec un nouveau constat : les organes décisionnels militaires et politiques français ont bien été incapables de mettre en place un système cohérent et efficace entre 1918 et 1939. Sinon comment expliquer les errements sur ce sujet comme sur tant d’autres ? De l’autre côté du Rhin, les mêmes savoirs, les mêmes initiatives peuvent s’exprimer et se réaliser. Une vraie leçon à enseigner dans les écoles de management, de sciences politiques et d’administration. Car elle est toujours d’actualité. Ce n’est pas la seule agitation du péril d’un retour de la peste brune des années 30 qui prépare la France à faire face à son présent et à construire son avenir. En cela, l’étude de 1940 est toujours d’une remarquable pertinence comme le souligne d’ailleurs régulièrement François VAUVILLIER dans ses éditoriaux. Lire la suite « GBM n°128 (Histoire & Collections, 2019) »

L’Arme Blindée française, tome 1 , mai-juin 1940, les blindés français dans la tourmente (Economica, 1998)

A la fin des années 1990, deux ouvrages renouvellent la connaissance des opérations à l’Ouest en 1940 et plus particulièrement de la bataille de France. Le premier est allemand et écrit par Karl-Heinz FRIESER. Sorti en version originale en 1995, traduit en Français et publié en 2003 chez Belin, il laisse entrevoir que la victoire allemande est la résultante d’un certain nombre de facteurs, mais qu’elle est loin d’être écrite à l’avance.

L’autre est français, signé par Gérard SAINT-MARTIN. Etudiant l’arme blindée française, le premier volume couvre son éclosion jusqu’à la défaite de 1940. C’est donc une plongée dans la pensée militaire française de l’Entre-Deux-Guerres et des débats qui agitent les états-majors. Tout comme ce qui se passe de l’autre côté du Rhin, le changement n’est pas sans résistance. La lutte des influences est importante. Le rôle des leaders est lui diamétralement opposé. Falot d’un côté, tranchant de l’autre.

Contrairement à une idée répandue, l’armée française et ses chefs s’intéressent très tôt à la motorisation et au développement des chars. Les nombreux débats qui jaillissent en sont la preuve. Le fait que la première grande unité blindée soit chronologiquement française et non allemande aussi (la 1ère Division Légère Mécanique). Lire la suite « L’Arme Blindée française, tome 1 , mai-juin 1940, les blindés français dans la tourmente (Economica, 1998) »

GBM n°127 (Histoire & Collections, 2019)

Les hommes qui ont combattu ou qui ont commandé en 1940 sont véritablement à l’honneur de ce numéro de GBM, toujours portée sur la dimension humaine et personnelle aussi bien technique comme l’illustre à merveille ce numéro. Le portrait du sous-lieutenant du 41ème Bataillon de Chars de Combat (BCC) illumine de son regard à la fois juvénile, serein et assuré la couverture, magnifique. Il accompagne la première partie de l’historique de ce bataillon créé ex-nihilo fin 1939. Celui-ci permet de découvrir les difficultés humaines, matérielles, logistiques de la constitution d’une telle unité. Affecté temporairement à la 1ère Division Cuirassée puis ensuite à la tout juste formée 3ème Division Cuirassée, ses hommes sont confrontés aux errements du commandement français dans les premiers jours qui suivent le déclenchement de l’attaque allemande et la traversée de la Meuse à Sedan. De longues heures d’inaction passent alors que les adversaires ne s’embarrassent pas de telles hésitations. Au-delà de la l’histoire propre du bataillon, cet article fait prendre conscience que la défaite française n’est pas écrite d’avance et que des opportunités de renverser la tendance existent… Lire la suite « GBM n°127 (Histoire & Collections, 2019) »