Publicités

Archive

Archive for the ‘Sommaire’ Category

LOS ! hors-série n°20 (Caraktère, 2019)

LOS HS 020.jpgLe 75ème anniversaire du Débarquement allié en Normandie est l’occasion pour le magazine LOS ! de proposer ce numéro entièrement dédié à l’opération Neptune, la composante navale de l’opération Overlord.

Habilement conçu, il présente une parfaite synthèse des opérations et des moyens engagés. Une tel déploiement de forces aurait été futile si l’obstacle à franchir (la Manche) et les défenses ennemies (le Mur de l’Atlantique) auraient été insignifiantes. Même si les côtes sont bien loin d’être aussi fortifiées que ne l’aurait souhaité le commandement allemand et que le proclame la propagande du III. Reich, il n’en demeure pas moins que c’est la première opération de débarquement à se confronter à un tel rideau défensif. Lire la suite…

Publicités

10-11 mai 1940, une défaite annoncée (Sutton, 2018)

11 mai 2019 1 commentaire

Sutton 2018 CHARPY Yves 10-11 mai 1940 une defaite annonceeLa défaite militaire française de 1940, ou plutôt l’effondrement de la première puissance militaire de l’époque ne cesse d’interroger, même près quatre-vingts ans plus tard. Dans ce livre, Yves CHARPY replonge dans les écrits et les déclarations d’un certain nombre de protagonistes et de quelques documents d’archives pour décrire et comprendre l’enchaînement des faits. Rien de bien nouveau, si ce n’est pas la mise en ordre des différentes pièces du puzzle (au demeurant édifiant…)et le soulignement de quelques faits largement sous-évalués ensuite dans la littérature consacrée au sujet.

L’autre avantage du livre est de proposer une analyse parallèle de la démarche alliée (française, luxembourgeoise et belge principalement) et allemande. En tout cas, une bonne leçon à enseignement tant dans les écoles militaires que de management, de sciences politiques et d’administration… Lire la suite…

Vae Victis n°145 (Cérigo, 2019)

Vae Victis 145Simuler les grands conflits mondiaux au niveau stratégique représente toujours une certaine gageure. Le faire de façon simple et accessible encore plus. C’est pourtant ce que propose ce numéro de Vae Victis avec son jeu inclus. « La Der des Ders » s’attaque en effet à la Première Guerre Mondiale, rien moins que ça. La carte représente l’Europe et l’Afrique. Point de grille d’hexagones, mais des zones représentant chacun des pays. Le fil directeur est de confronter les joueurs aux limites des ressources et donc les forcer à faire des choix. Bien vu. Pour accompagner le jeu et poser le décor, un article de six pages brosse une synthèse très intéressante de l’évolution et des enjeux des moyens militaires utilisés durant le conflit. Lire la suite…

Jour-J heure par heure (Orep, 2019)

6 mai 2019 1 commentaire

Très bonne initiative que cet ouvrage qui décrit heure par heure le Débarquement allié en Normandie. Il transcrit bien le tempo de cette opération donné par les assaillants aux assaillis. Il est vrai que les ouvrages généraux retiennent plutôt une approche thématique ou géographique où le lecteur perd progressivement la vue d’ensemble et la chronologie simultanée des faits.

L’auteur choisit de retenir quelques dates dans le mois qui précède pour donner une impression du temps qui s’accélère.

Le chronomètre se met à réellement défiler à partir de l’entrée du 4 juin 1944.

Mais l’approche chronologique à la façon d’un techno-thriller n’est pas tout puisque les heures et minutes qui défilent sont entrecoupées de résumés thématiques avec de courtes synthèses qui vont à l’essentiel. Idéal pour des novices.

Pour les plus affûtés, il propose une façon rapide de s’y retrouver dans les moments essentiels sans être perturbé par les différences entre heure allemande et heure alliée.

C’est donc un ouvrage pour tous : des débutants aux passionnés, tous trouveront une raison d’apprécier ce livre même si c’est forcément un résumé qui va à l’essentiel : un complément idéal (et illustré) au Dictionnaire du Débarquement et de la bataille de NormandieLire la suite…

Batailles n°85 (Ysec, 2019)

Et revoilà l’une des stars du 6 juin 1944 ! La 21. Panzer-Division est l’honneur de ce numéro de Batailles avec trois articles. Une fois encore ? En effet, la seule division blindée allemande stationnée à proximité des plages à l’Ouest et directement concernée par l’opération Overlord fait l’objet de plus littérature plus qu’abondante (par exemple, cf. Batailles n°2, 42 et 43, 39/45 Magazine n°1, Panzer Voran hors-série n°1)… Il est vrai que ses engins bricolés par la Baukommando Becker sur la base de blindés français exercent une attraction certaine. Son rôle aussi. Le 6 juin 1944, elle menace les parachutistes britanniques posés à l’Est de l’Orne. Face à Caen, elle lance une contre-attaque qui va jusqu’à la côte entre deux plages de débarquement. Faute de repousser les troupes aéroportées et débarquées, elle contribue néanmoins à bloquer le front devant Caen, ce qui pèse ensuite sur la bataille de Normandie jusqu’à ce que les Américains fassent sauter le front allemand avec l’opération Cobra. Lire la suite…

2e Guerre Mondiale n°83 (Mars & Clio, 2019)

Au menu du dossier central de ce numéro de 2e Guerre Mondiale, une étude sur le haut-commandement allemand durant la Seconde Guerre mondiale. Rédigé par Benoît RONDEAU (voir ses livres Alarm ! Les Allemands face au débarquement des Alliés, L’armée d’Hitler, Invasion !, Afrikakorps ou encore Patton), il comprend trois volets. Le premier passe en revue les différents commandements centraux (OKW, OKH, OKL et OKM). Sur le papier, l’organisation est rationnelle : un état-major des armées et un pour chacune des armées de terre, de l’air et de la marine. Le problème, c’est que la répartition des responsabilités défie elle toute logique. Adolf HITLER est le seul responsable de cette cacophonie qui ne fait que s’accentuer au cours de la guerre. Contrairement à ce qui peut être vu aux Etats-Unis, l’efficacité ne prime pas, c’est la volonté de diviser pour s’imposer qui est recherchée. Du coup, et c’est le deuxième article du dossier, la responsabilité des groupes d’armées est essentielle pour coordonner et gérer les opérations. Le problème est que leur autonomie de décision se réduit au fur et à mesure que le conflit avance, notamment sur les fronts principaux (Est et Ouest). Et leur articulation pâtit de la confusion qui règne au-dessus et du manque de stratégie cohérente, compatible avec les moyens disponibles et les exigences de la guerre moderne dans un espace grand comme le continent européen. Lire la suite…

Les Kamikazés japonais dans la guerre du Pacifique (Economica, 2018)

D’un point de vue sémantique, l’auteur utilise le traduction de « Kamikazé » au lieu de celui plus usuel de « Kamikaze ». Voilà de quoi nourrir la curiosité sur une sujet hautement symbolique mais qui reste paradoxalement inconnu.

Le début interroge également en esquissant une plongée dans l’histoire militaire japonaise et ouvrant des pistes de compréhension à la volonté japonaise de faire main basse sur l’Asie et le Pacifique. L’attaque de Pearl Harbor trouve ses racines plusieurs décennies avant et concrétise une stratégie mûrement réfléchie et construite, même si basée en partie sur des éléments erronés d’appréciation. A rapprocher de LOS ! hors-série n°19 (Caraktère, 2018). Très intéressant l’impact que laisse l’ultimatum américain du 8 juillet 1853. La volonté d’expansion du Japon serait donc en partie liée à l’irruption de la puissance américaine sur le Pacifique avec des méthodes privilégiant le rapport de force à la subtilité de l’influence. En tout cas, l’auteur a raison en utilisant le pluriel dans son chapitre « genèses de la guerre du Pacifique ». Lire la suite…