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Posts Tagged ‘X Craft’

39/45 Magazine n°352 (Heimdal, 2018)

24 octobre 2018 2 commentaires

Comme le souligne le rédacteur-en-chef et fondateur de 39/45 Magazine dans son éditorial, l’Histoire est une recherche perpétuelle. Concernant plus particulièrement la Seconde Guerre mondiale, de nombreuses facettes restent à découvrir compte tenu de l’ampleur du conflit. Nombre d’entre elles sont aussi aussi à retravailler en raison des biais politiques et idéologiques qui marquent non seulement le conflit lui-même mais aussi son étude.

L’Histoire de la Résistance française fait partie de ces thèmes plombés par les fractures françaises issues de l’Entre-Deux-Guerres, exacerbées par la défaite de 1940, entretenues par les oppositions politiques d’après 1945 qui perdurent encore jusqu’à nos jours. Connaître et comprendre la construction de la Résistance française, c’est pénétrer dans les dédales d’une histoire volontairement non réconciliée. N’étant pas indiqué sur la couverture, l’article sur l’Armée Secrète lève partiellement un voile. Se croisent des mouvements de convictions diverses, des anciens de l’Armée d’Armistice, des structures destinées à soustraire du matériel au contrôle allemand par les autorités françaises de Vichy, des commandos britanniques et américains… L’unification des mouvements entamée par Jean MOULIN est loin d’être une sinécure mais c’est au final une vraie réussite. Les attentats, les sabotages et les maquis qui fleurissent en 1944 en sont le résultat. Reste une part d’ombre : celles des infiltrations allemandes et communistes. Oui, il reste encore beaucoup à faire pour comprendre et recoudre les blessures issues de cette époque. Lire la suite…

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Normandie 1944 Magazine n°10 (Editions Heimdal, février / mars / avril 2014)

16 février 2014 Laisser un commentaire

normandie1944010**** Excellent / *** Très bien / ** Bien / * Moyen / x A éviter

Le cœur de ce numéro est une étude particulièrement intéressante de Frédéric DEPRUN (auteur d’un excellent livre « Panzers en Normandie » sur la Panther-Abteilung de la 24. Panzer-Division attribuée à la 116. Panzer-Division en Normandie) sur les colonnes de ravitaillement de la 7. Armee au cours de la bataille de Normandie grâce aux notes prises par un vétéran au cours des évènements et sur le reflux de l’armée allemande vers la Seine et plus particulièrement vers le pont d’Oissel, dernier point de passage franchissable. La seconde partie de l’étude s’attardera plus particulièrement sur le destin de celui-ci. Sur le franchissement de la Seine par l’armée allemande en retraite à l’issue de la bataille de Normandie, il faut lire « Seine de guerre » de Thierry CHION. Loin des lignes de combat, mais exposés en permanence à la menace aérienne alliée, les chauffeurs des colonnes de ravitaillement sont soumis à la fatigue des longues étapes routières, des opérations de chargement et de déchargement dans les dépôts et sont aussi exposés à la pression des unités combattantes qui n’hésitent pas à utiliser la force. Peu habitués au front, ces hommes sont exposés à un stress d’autant plus difficile à supporter qu’ils n’ont pas été soumis à un entraînement intensif et ont peu d’expérience. Les toutes dernières pages de l’article étudient le détail des épaves abandonnées sur un périmètre assez restreint sur la route du pont d’Oissel en s’appuyant sur les témoignages des vétérans et les sources photographies. Ce type d’article prouve s’il en était encore besoin que des pans entiers de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, y compris de ses moments les plus étudiés comme la bataille de Normandie, restent à explorer.

Deux articles s’attardent sur les infrastructures déployées par les Alliés pour accompagner le soutien aérien au plus près de la ligne de front. Le premier s’attarde sur l’aérodrome « B9 » et le seconde sur les unités de sauvetage et de réparation de la RAF et de la RCAF. Sans ces unités méconnues, il serait impossible de gagner la bataille car il serait impossible d’offrir le soutien logistique nécessaire aux unités en première ligne. Pour bien mesurer l’ampleur des efforts logistiques anglo-américains pour prendre pied sur le continent, il est nécessaire de consulter « 50 aérodromes pour une victoire ».

Sur le Débarquement proprement dit, ce numéro poursuit son étude sur le rôle de l’US Coast Guards et propose un article original sur les « éclaireurs » des forces navales alliées dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 avec deux vues des échos radars de la côte normande tels que captés par l’armada alliée.

Côté combats proprement dits, un article propose une première partie d’une étude sur la 8th Durham Light Regiment de la 50th (Northumbrian) Infantry Division à Tilly-sur-Seulles (voir aussi le livre « Tilly-sur-Seulles » de l’auteur de l’article Stéphane JACQUET) et un retour sur la Côte 112, haut lieu des combats entre Britanniques et Allemands en Normandie (voir aussi « Enfer sur la Côte 112 » de Georges BERNAGE). Les parachutistes américains ne sont pas oubliés avec une rapide évocation d’un vétéran américain du 502nd PIR de la 101st US Airborne Division « Screaming Eagles » mort de ses blessures le 11 juin à la suite d’un straffing de deux Messerschmitt Bf 109 sur les positions américaines autour de Carentan.

Un article étudie plus spécifiquement l’Infanterie-Regiment 729 de la 709. Infanterie-Division dans son rôle de troupe d’occupation avant le 6 juin 1944 et dans sa participation à la mise en place du Mur de l’Atlantique pour faire face à un débarquement allié sur le continent.

=> Normandie 1944 Magazine n°10, Editions Heimdal, février / mars / avril 2014, 11 € (prix à parution, France métropolitaine), 98 pages

=> Texte, photos N&B, cartes, profils couleurs, reproductions couleurs d’objets d’époque.

www.3945km.comDes origines aux conséquences de la Seconde Guerre mondiale, un siècle d’histoire militaire planétaire !