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Posts Tagged ‘schwere Panzer-Abteilung 502’

Vous ne mourrez pas (ADA, 2019)

23 mars 2019 2 commentaires

Autant l’avouer immédiatement, la suite des Ventres d’acier se dévore avec la même passion.

Construit sur une suite de chapitres qui alternent récits, lettres ou carnets intimes, ce deuxième volume de la saga d’un équipage de Panzer VI Ausf. E Tiger de la schwere Panzer-Abteilung 502 dans la région de Leningrad apporte un nouveau regard sur la vie quotidienne de ces soldats au fin fond de la Russie.

Si les Ventres d’acier s’achèvent sur la narration d’un affrontement dantesque à couper le souffle, les pages de Vous ne mourrez pas pénètrent davantage dans la conscience des personnages. Il faut dire que Stalingrad tombe au moment où débute le récit. Cette défaite questionne un peu plus les soldats sur l’utilité de leur sacrifice et le bout du tunnel qu’ils ne voient pas. Quelques mois plus tard, nouvelles désillusion pour les Allemands, l’opération Zitadelle n’apporte pas la victoire espérée.

Les premiers bombardements alliés sur les villes allemandes commencent… Progressivement, l’état d’esprit change et la possibilité d’une défaite totale se dessine.
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2e Guerre Mondiale n°82 (Mars & Clio, 2019)

Fidèle à son concept éditorial, ce numéro de 2e Guerre Mondiale continue de revisiter et de mettre en perspective les grands moments du conflit. Le choix des angles décalés par rapport au habituelles études historiques permet de révéler des aspects peu connus ou oubliés.

Ainsi, ce numéro revient sur l’importance de l’infanterie dans l’armée allemande et notamment durant les victoires à l’Ouest en 1940. En effet, la majorité de la ligne de front est tenue par des fantassins, même si la percée est obtenue par les troupes blindées et motorisées. L’auteur, Benoît RONDEAU, précise ainsi que le front en Hollande et au Nord de la Belgique est poussé par les divisions d’infanterie. Les soldats parcourent des dizaines de kilomètres par jour à pied. Ils franchissent de force nombre de coupures humides (Meuse, Somme, Aisne, Seine, Loire). La liste des exemples peut s’allonger de bien d’autres encore. Sans la marche en avant avec succès de l’infanterie en Hollande et en Belgique, Dunkerque n’est pas possible. Sans l’infanterie, la Somme et l’Aisne ne peuvent être franchies lors du démarrage de Fall Rot. Sans infanterie, l’armée allemande ne peut poursuivre la retraite et empêcher le rétablissement des unités françaises. Lire la suite…

Tiger I and Tiger II Tanks, German Army and Waffen-SS, Eastern Front (Pen & Sword, 2016)

28 février 2019 1 commentaire

Ce livre broché est l’ouvrage inaugural de la série TankCraft publié par Pen & Sword. Le sujet, classique, couvre l’engagement des chars lourds allemands Panzer VI Ausf. E Tiger et Panzer VI Ausf. B Königstiger sur le Front de l’Est en 1944. Bien que très largement abordé dans d’autres livres ou revues, ce thème est agréablement traité avec pour objectif de lier les détails techniques des engins, l’histoire des unités concernées, les engagements proprement dits et le maquettisme. Lire la suite…

Interview de Gabriel THERIAULT pour son livre Dans les ventres d’acier (ADA, 2018)

12 octobre 2018 2 commentaires

Gabriel THERIAULT, auteur du livre Dans les ventres d’acier, présente son projet, ses sources d’inspiration (truffées de références littéraires) et ses projets…

Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Avec plaisir! Gabriel Thériault, un auteur québécois dans la trentaine. Mes études universitaires m’ont d’abord porté vers la chevalerie et les croisades auxquelles j’ai consacré mon mémoire de maîtrise (master). Je me présenterais comme un historien militaire fortement influencé par les travaux de Keegan. Mes objets d’étude et d’intérêt sont les mentalités, les cultures, les notions de crimes de guerre et les problèmes de conscience qui peuvent en découler. L’importance que l’historien doit attacher à l’atmosphère mentale et à cette façon d’être au monde propre à chaque époque décrit bien mon approche située au confluent d’une pratique historique et littéraire.

Par conséquent, ma curiosité est essentiellement tournée vers l’histoire du soldat au front, les pieds dans la merde et la boue. Bref, une histoire militaire par le bas, sur les manières dont le soldat pouvait vivre et dépasser les dures conditions d’engagement, sur ses motivations, sur son moral, sur sa réalité et son vécu. Lire la suite…

Dans les ventres d’acier (ADA, 2018)

7 octobre 2018 5 commentaires

Sur la vie quotidienne au front des soldats allemands au cours de la Seconde Guerre mondiale, il y avait les romans de Sven HASSEL ou les ouvrages romancés de Jean MABIRE. Il faut maintenant compter avec celui de Gabriel THERIAULT. Aussi passionnant, prenant et poignant qu’Eclairs lointains écrit dans un camps de prisonnier dans les mois qui suivent la chute de Stalingrad par l’un de ses témoins directs.

Dans les ventres d’acier se lit comme on regarde un film de guerre moderne. C’est Fury en version littéraire, côté germanique et sur le Front de l’Est. Le lecteur est plongé dans l’action, dans l’horreur des combats, dans l’habitacle d’un char, dans la tête, les yeux, le nez et la bouche- bref dans la peau – des hommes qui livrent combat.

L’action principale se situe à partir du printemps 1942 dans les centres d’entrainement de la Panzerwaffe puis dans les forêts et marais autour de Leningrad en plein hiver 1943. Après le choc qui suit les premiers affrontements avec les chars soviétiques T-34, KV-1 et autres KV-2 dont le héros est l’un des rescapés miraculeux de l’été 1941, l’armée allemande cherche la riposte. La première est le Panzer VI Ausf. E Tiger dont les premiers exemplaires sortent au compte compte pour être engagés au sein de bataillons autonomes. L’un de ceux-ci est la schwere Panzer-Abteilung 502 dont le lecteur suit les premiers engagements d’abord laborieux, voire désastreux. Lire la suite…

Batailles & Blindés hors-série n°16 (Caraktère, 2011)

15 juillet 2018 2 commentaires

Cherchant à compenser son infériorité tant sur le plan humain que matériel, le III. Reich est à la recherche de la supériorité technologique dès 1942.

Le Panzer VI Ausf. E Tiger a été conçu en urgence en s’appuyant sur un ancien projet pourtant délaissé. Son successeur, le Panzer VI Ausf. B Königstiger est l’un des engins les plus puissants mis en oeuvre au cours de la Seconde Guerre mondiale [en-dehors de quelques projets qui ne voient jamais opérationnellement le jour faute de temps ou tout simplement par impossibilité technique et industrielle – cf. Batailles & Blindés n°83 (Caraktère, 2018), Trucks & Tanks Magazine n°55 (Caraktère, 2016), Trucks & Tanks Magazine hors-série n°25 (Caraktère, 2017)].

Le Panzerjäger VI Ferdinand / Elefant, le Jagdpanzer VI Jagdtiger ou le Jagdpanzer V Jagdpanther sont aussi des engins spécifiques destinés à être engagés dans des unités autonomes en appui des grandes autres unités plus classiques. Lire la suite…

Batailles & Blindés hors-série n°14 (Caraktère, 2010)

15 juillet 2018 2 commentaires

Quelques chars marquent l’histoire de l’arme blindée. Le Renault FT 17 est sans conteste le premier à avoir été produit en masse. Le T-34 est le premier à proposer un équilibre idéal entre puissance, protection, mobilité avec des formes modernes. Le Panzer VI Ausf. E Tiger est le premier char lourd opérationnel. Comme les deux autres, il marque de son empreinte les combats malgré un nombre d’engins produits relativement peu élevé.

Issu d’un projet remisé au placard, développé en un temps relativement bref, il gagne de suite une supériorité sur ses adversaires. Conservant la bonne ergonomie des Panzer III et Panzer IV, il franchit plus qu’un cap en termes de protection et de puissance de feu à tel point qu’il redonne immédiatement la supériorité technique aux Allemands en URSS là où il intervient.

Le Front de l’Est est taillé pour lui avec ses grands espaces. En 1943 et jusqu’en milieu d’année 1944, il règne en maître. Plusieurs as se distinguent à son bord. Contrairement à la légende fabriquée par la propagande soviétique, le Panzer VI Ausf. E Tiger s’en sort très bien à Koursk et provoque de véritables saignées dans les rangs adverses [cf. Koursk, 1943 (Perrin, 2018), mais aussi Batailles & Blindés hors-série n°20 (Caraktère, 2012) et Batailles & Blindés n°34 (Caraktère, 2017)]. Seul problème, et non des moindres, les capacités industrielles du III. Reich ne sont pas suffisantes pour en faire un char de masse et son emploi reste cantonné dans des secteurs bien précis, engagé dans des unités autonomes.  Lire la suite…