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Posts Tagged ‘Brest 1944’

Forteresse de Brest, maillon du Mur de l’Atlantique (Histoire & Fortifications, 2018)

9 septembre 2018 Laisser un commentaire

Dans l’esprit des autres ouvrages de Editions Histoire & Fortifications (cf. par exemple, Granville – Occupation, Libération, le raid), ce livre s’appuie sur une abondante iconographie très bien légendée pour aborder le contenu proposé. Il s’agit ici de passer au crible les fortifications de Brest durant la Seconde Guerre mondiale établies par les Allemands dans le cadre du Mur de l’Atlantique (Atlantikwall).

Plusieurs pages de textes permettent ainsi de couvrir dans le détail le rôle multiple et crucial de Brest pour la Kriegsmarine dès sa prise en 1940. Les sous-marins allemands s’installent (leur base est abondamment décrite – à compléter avec Les bases de sous-marins et de vedettes du Mur de l’Atlantique), mais aussi les croiseurs lourds Gneisenau, Scharnhorst et Prinz Eugen qui y font relâche après l’Admiral Hipper. Cibles des bombardiers britanniques qui visent régulièrement et massivement la ville et ses installations portuaires, ces bâtiments réussissent à franchir la Manche lors de l’opération Cerberus.

Le rôle de la résistance française et la présence de sous-marins japonais à Brest font partie des détails intéressants fournis également dans l’ouvrage. Le sommaire est en effet un peu tortueux, mais il est très agréable de s’y perdre ! Lire la suite…

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Batailles n°47 (Histoire & Collections, 2011)

23 janvier 2016 Laisser un commentaire

Batailles 047

A l’exception d’un seul et du circuit, tous les articles de ce numéros sont consacrés à la bataille de Normandie. Deux d’entre eux font l’inventaire d’unités allemandes engagées dans la bataille, à savoir les unités parachutistes et les unités « inconnues » non endivisionnées mais qui sont néanmoins intervenues. Les textes sont très inspirés de l’ouvrage de Niklas ZETTERLING « Normandy 1944 German Military Organization, Combat Power and Organizational Effectiveness » qui donne effectivement un inventaire complet des troupes allemandes engagées lors des combats de l’été 1944 avec une foule de détails sur l’état réel de leurs forces. Lire la suite…

2e Guerre mondiale n°57 (Mars & Clio Editions, décembre 2014 / janvier 2015)

27 novembre 2014 1 commentaire

revue_2gm_057Brouillard de la guerre et frictions clausewitziennes sont au menu de ce numéro de 2e Guerre Mondiale.

Tout d’abord, il faut saluer le dossier consacré à la bataille de Bastogne en décembre 1944, tant la partie consacrée à l’avance allemande que celle décrivant les efforts américains pour défendre la ville et faire sauter le siège. Il montre que le résultat n’était pas joué d’avance, ce qui souligne une fois de plus comment une succession de petits détails peut faire basculer le sort des armes d’un côté comme de l’autre quel que soit le côté vers lequel penche la balance stratégique. Loin d’être un récit monolithique, le dossier s’attache à mettre en relief les décisions prises d’un côté comme de l’autre tout en tenant compte de l’état des connaissances des protagonistes au moment de faits. En bref, une étude sur une bataille ultra connue mais qui a le courage de l’analyser d’un point de vue opératique.

Autre exemple d’évènement qui ne se passe pas comme prévu, la libération de Brest qui demande six semaines d’intenses combats aux Américains pour finalement un résultat presqu’inutile, le port étant inutilisable, trop loin de la ligne de front et excentré logistiquement. Il suffit d’une erreur d’appréciation d’un côté et d’un homme déterminé de l’autre pour que les cartes soient rebattues. A l’instar de Bastogne, il aurait suffit que le contexte stratégique ne soit pas aussi défavorable aux Allemands pour que le résultat soit différent ou que la garnison représente un point de fixation et une menace dans le flanc allié. Une fois encore, 2e Guerre Mondiale aime s’aventurer sur un sujet qui pourrait être polémique, mais en évitant tout écueil, en abordant le poids de la Résistance française dans la Libération du pays. La conclusion est très bien équilibrée en relativisant le poids militaire mais en lui reconnaissant un rôle politique essentiel qui permet à la France de trouver toute sa place dans les nations qui triomphent du III. Reich, ce qui était loin d’être acquis après la cinglante défaite de 1940. De son côté, la rubrique « Ecrire l’Histoire » se penche également sur les résultats controversés de l’armée britannique dans le conflit avec un angle de vue original soulignant le contraste entre l’armée impériale et l’armée britannique. A lire et à cogiter.

Egalement original, le rôle de l’infanterie allemande dans les déserts nord-africains. L’Afrika-Korps est réputée pour les exploits et les chevauchées de Panzer. C’est effectivement vite oublier que des blindés ne sont rien sans infanterie. Rommel manque non seulement de chars, d’approvisionnements, mais aussi de fantassins…

=> Sommaire détaillé…

Collections : 1ère Guerre mondiale2ème Guerre mondialeAprès 1945 www.3945km.com – Des origines aux conséquences de la Seconde Guerre mondiale, un siècle d’histoire militaire planétaire !


http://www.3945km.com propose en toute indépendance de recenser des publications couvrant un siècle d’histoire militaire, du début du XXème siècle aux conflits contemporains en mettant en avant notamment les travaux en langue française. Bien entendu, il n’y a pas de prétention à être exhaustif, mais simplement de proposer des pistes bibliographiques à ceux qui portent un intérêt sur un sujet particulier. La Seconde Guerre mondiale est un tournant majeur dans l’histoire du monde, que ce soit en Europe ou en Asie. La dimension intercontinentale est essentiellement vraie pour les Etats-Unis qui se battent en Europe pour y prendre physiquement et culturellement pied ainsi qu’en Asie et dans le Pacifique. Les conflits qui vont germer après 1945 sont issus des conséquences du conflit. Durablement, les armées sont marquées par l’évolution des technologies, des doctrines et des mentalités de la guerre. L’apparition de l’atome, tout comme la décolonisation et l’apparition du terrorisme sont les héritiers de la guerre. De même, la Seconde Guerre mondiale n’a pas été spontanée. Elle résulte, que ce soit en Europe, dans le Pacifique et en Asie d’influences issues du début du XXème siècle. La conjonction d’intérêts idéologiques et politiques, le calendrier propre des protagonistes, le développement des moyens de transport et de communication vont donner l’impression d’une certaine unité de temps à défaut de lieu. 2e Guerre Mondiale est une revue spécialisée sur la période 1939 / 1945 comme son nom l’indique. Les sujets traités couvrent les aspects militaires, techniques, économiques, politiques et diplomatiques. La ligne éditoriale cherche à opposer les visions de l’Axe et des Alliés ou de prendre du recul sur les évènements bruts pour en dégager des analyses plus systémiques.

Automne 1944, échec allié ou redressement allemand ? (Batailles & Blindés hors-série n°25, Batailles n°66)

18 octobre 2014 1 commentaire

revue_bataillesetblindes_hs_025 revue_batailles_066

La bataille de Normandie débouche en août 1944 sur une claire victoire alliée. Le front allemand est percé et la Wehrmacht condamnée à abandonner les conquêtes du printemps 1940. Alors que les Allemands sont dans l’impossibilité d’offrir une résistance organisée et d’être en capacité de reprendre l’initiative, le mois de septembre voit tous les espoirs alliés de terminer la guerre avant Noël s’envoler.

Sur le front Ouest, le second semestre 1944 se déroule en quatre étapes :

  • La victoire alliée en Normandie
  • L’enlisement allié
  • La consolidation des positions des deux camps
  • La contre-offensive allemande dans les Ardennes et en Alsace

La question est donc ouverte : s’agit-il d’un échec allié ou d’un spectaculaire redressement allemand ?

Deux numéros viennent alimenter la réflexion. Le numéro 66 du magazine Batailles se penche plutôt sur la réaction allemande et la capacité du III. Reich à rétablir une situation qui pouvait paraître désespérée. De son côté hors-série numéro 25 de la revue Batailles & Blindés analyse la succession des erreurs que commettent les Alliés.

La poche de Falaise marque d’un côté la fin de la bataille de Normandie pour les Allemands mais aussi le début des décisions erronées alliées. Même en laissant un matériel important et plusieurs milliers de prisonniers, les Allemands préservent l’essentiel. Le franchissement de la Seine et le repli du Sud de la France sont deux succès défensifs à mettre au crédit allemand. La problématique est la même : comment sauver ce qui peut l’être et ramener le maximum de troupes sur les frontières du Reich à défaut d’être capable de mettre en place des lignes de défense intermédiaires.

L’exploitation du succès normand est clairement un échec allié. Si les moyens militaires sont là, la logistique n’est pas suffisante, même si elle est colossale, pour alimenter correctement tous les axes de progression : Bretagne, Nord, Ouest… Des choix sont à faire, et seuls des compromis verront le jour pour des questions essentiellement politiques et relationnelles au sein des Alliés. Les Américains sont stoppés en Lorraine et les Alliés tenus en échec en Hollande.

En fait, c’est l’addition de petits événements qui s’accumulent et qui conduisent à l’impossibilité alliée de terminer la guerre avant Noël :

  • L’impossibilité alliée de boucler hermétiquement la poche de Falaise
  • Le succès des replis allemands par la Seine et du Sud de la France
  • Le blocage des principaux ports français avec l’établissement de forteresses qui détournent des unités alliées et empêchent la multiplication des points de ravitaillement sur les côtes
  • L’incapacité alliée à encercler la 15. Armee et à s’emparer de l’embouchure de l’Escaut pour se servir d’Anvers dont les installations portuaires sont pourtant capturées intactes
  • L’inadéquation des plans opérationnels américains en Lorraine
  • L’opération aéroportée « Market-Garden » mal conçue, sur un terrain inapproprié
  • Le maintien de la cohérence tactique des unités allemandes rodée par des années de guerre et de situations acrobatiques, sans oublier une discipline de fer et une éducation idéologique relayées par une propagande omniprésente

Comme le souligne John MOSIER dans son livre Le mythe du Blitzkrieg, les Alliés répètent les mêmes erreurs que les Allemands en Hollande en 1940 ou pendant la Première Guerre mondiale face à des unités relativement faibles mais bien installées dans des fortifications rustiques comme à Metz.

En fait, l’analyse comparée des erreurs alliées et des mesures de redressement allemand démontre que comme souvent, celui qui gagne au final est celui qui fait le moins d’erreurs. Cela dit, le déséquilibre stratégique et des forces est tel, qu’une défaite alliée et une victoire du III. Reich étaient impossibles sauf à imaginer une succession de décisions désastreuses d’un côté et un sans-faute de l’autre. Les conséquences de l’automne 1944 ne se ressentent pas immédiatement mais sur le seconde moitié du XXème siècle avec l’abandon de toute l’Europe de l’Est au profit de l’URSS… Et la Guerre froide qui en résulte.

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