Publicités

Archive

Posts Tagged ‘Vitebsk 1944’

2e Guerre Mondiale n°83 (Mars & Clio, 2019)

Au menu du dossier central de ce numéro de 2e Guerre Mondiale, une étude sur le haut-commandement allemand durant la Seconde Guerre mondiale. Rédigé par Benoît RONDEAU (voir ses livres Alarm ! Les Allemands face au débarquement des Alliés, L’armée d’Hitler, Invasion !, Afrikakorps ou encore Patton), il comprend trois volets. Le premier passe en revue les différents commandements centraux (OKW, OKH, OKL et OKM). Sur le papier, l’organisation est rationnelle : un état-major des armées et un pour chacune des armées de terre, de l’air et de la marine. Le problème, c’est que la répartition des responsabilités défie elle toute logique. Adolf HITLER est le seul responsable de cette cacophonie qui ne fait que s’accentuer au cours de la guerre. Contrairement à ce qui peut être vu aux Etats-Unis, l’efficacité ne prime pas, c’est la volonté de diviser pour s’imposer qui est recherchée. Du coup, et c’est le deuxième article du dossier, la responsabilité des groupes d’armées est essentielle pour coordonner et gérer les opérations. Le problème est que leur autonomie de décision se réduit au fur et à mesure que le conflit avance, notamment sur les fronts principaux (Est et Ouest). Et leur articulation pâtit de la confusion qui règne au-dessus et du manque de stratégie cohérente, compatible avec les moyens disponibles et les exigences de la guerre moderne dans un espace grand comme le continent européen. Lire la suite…

Publicités

Ligne de Front n°79 (Caraktère, 2019)

21 avril 2019 2 commentaires

Voilà un numéro qui regorge de nombreuses très bonnes surprises ! Et les plus intéressantes ne sont pas celles qui font la couverture, même si l’article sur l’embuscade de Poteau dans les Ardennes décrit parfaitement le contexte, les combats et l’exploitation iconographique faite par la propagande allemande.

Sous le titre « l’infanterie française a-t-elle fait son devoir », c’est toute une évaluation de la défaite de 1940 qui est quelque peu remise en cause. Dans l’imaginaire populaire (et des passionnés), l’armée française perd car elle n’a, certes pas la bonne stratégie, mais surtout parce qu’elle a été incapable d’exploiter à temps le potentiel de l’arme blindée. Et si finalement, ce n’était pas plutôt la carence de son infanterie qui est la principale responsable ? Bien entendu, ce ne sont pas les fantassins eux-mêmes qui doivent porter le poids de la défaite, mais cette arme représente depuis la Première Guerre mondiale l’alpha et l’oméga des troupes terrestres françaises autour de laquelle gravitent toutes les autres armes, encore en 1940. A lire absolument et à compléter par les GBM125, 126 et 127 sur les errements de l’évolution de l’armement du fantassin. Lire la suite…