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Posts Tagged ‘USS Lexington’

LOS ! n°38 (Caraktère, 2018)

C’est une sublime illustration de couverture qui illustre ce numéro de LOS !, le magazine de la guerre navale, aéronavale et sous-marine des Editions Caraktère. Fendant une eau d’un bleu turquoise sous un ciel mêlant ciel dégagée et nuages plus ou moins menaçants, l’Admiral Hipper est en effet, le dossier phare de ce numéro. Moins connu que les Bismarck et Tirpitz aux destins tragiques, l’Admiral Hipper n’en est pas moins symbolique des forces navales de surface de la Kriegsmarine du III. Reich au cours de la Seconde Guerre mondiale. Construit et lancé avant la guerre, il fait partie du plan Z destiné à doter l’Allemagne d’une flotte capable de s’opposer aux grandes puissances maritimes, programme qui ne sera jamais achevé car interrompu par le déclenchement de la guerre. Engagé lors de l’invasion de la Norvège (opération Weserübung), dans l’Atlantique lors des première velléités allemandes de porter le combat en surface contre les convois qui rallient la Grande-Bretagne, dans la Mer des Barents et lors de l’échec de l’opération Regenbogen, il est désarmé sur ordre d’Adolf HITLER qui, déçu des résultats obtenus, décide de désarmer sa flotte de haute mer… L’Admiral Hipper est dès lors cantonné à des missions d’entrainement ou de convoyage dans la Baltique mais ne participe plus à des opérations de combat. Bombardé lorsqu’il est en réparation à Kiel début avril 1945, il est ensuite sabordé. L’article qui lui est consacré comporte plusieurs profils couleurs en 3D donnant l’illusion aux lecteurs de se trouver à bord.

La fin de la flotte haute mer allemande ne laisse à la Kriegsmarine que les alternatives de la guerre sous-marine et côtière… Lire la suite…

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39/45 Magazine n°348 (Heimdal, 2018)

Numéro d’hiver oblige, cet opus de 39/45 Magazine des Editions Heimdal propose un article fouillé sur les combats de Stavelot lors de la contre-offensive des Ardennes de décembre 1944 rédigé par l’un des meilleurs experts du sujet, Hugues WENKIN, qui complète parfaitement son ouvrage Stavelot, La Gleize, le destin des Tiger de Peiper paru aux Editions Caraktère en 2015. Cet épisode est particulièrement représentatif des errements allemands et de la ténacité américaine. Si en mai 1940, tout souriait aux forces armées du III. Reich qui se trouvaient dans une situation idéale de préparation [cf. 1940, la Wehrmacht de Fall Gelb (Economica, 2018)] face à des adversaires en retard d’une guerre, ce n’est plus du tout le cas en cette fin d’année 1944. Les velléités offensives sont handicapée par du matériel non adapté, un ravitaillement insuffisant, des troupes fatiguées ou manquant d’entraînement, une chaîne de commandement  complètement sclérosée de haut en bas de la hiérarchie militaire. En face, l’armée américaine sait faire preuve de souplesse, d’initiative et de réactivité (qualités qui font défaut aux armées alliées en 1940, notamment françaises). Dès qu’il s’élance, le Kampfgruppe Peiper qui doit percer et ouvrir la voie jusqu’à la Meuse connaît des difficultés dans sa progression. L’énergie de sa pointe s’émousse trop vite du fait des embouteillages, de la confusion et des blocages rencontrés. Des erreurs tactiques sont faites. Les erreurs de jugement sont nombreuses. Elles provoquent des pertes inutiles et surtout gâchent les opportunités laissées par l’ennemi. A la lecture de l’article, le lecteur comprend que le contre-offensive des Ardennes est vouée à l’échec dès le premier jour… Lire la suite…

39/45 Magazine n°347 (Heimdal, 2018)

Les amateurs de la Seconde Guerre mondiale, et plus particulièrement du conflit en Europe avec en son centre l’Allemagne, seront particulièrement comblés par ce numéro de 39/45 Magazine proposé par les Editions Heimdal qui n’oublie pas non plus le Pacifique et les Harley-Davidson des soldats américains. Bref, un sommaire riche et un contenu de grande qualité…

Il est coutume de considérer que les Alliés ont été totalement pris par surprise par l’offensive allemande dans les Ardennes le 16 décembre 1944 et que leurs services de renseignements avaient failli dans leur mission. Pourtant, grâce aux interceptions réalisées par ULTRA, ils sont capables de lire à livre ouvert dans les communications des forces armées du III. Reich. A croire que le secret aurait été particulièrement bien tenu et que les Allemands n’auraient aucunement transmis d’ordres ou de consignes via leur système de transmission codé ENIGMA que les Alliés décryptent. Or, il n’en est rien, comme le prouve l’excellent article de Hugues WENKIN concernant l’échec du renseignement allié qui rétablit quelques vérités. Tout d’abord, si les Allemands ont tout particulièrement soigné le secret de leurs préparatifs, ils ont bien utilisé leurs habituels systèmes de transmissions. Mais des raisons techniques expliquent que tous les messages n’ont pas été captés. La somme des interceptions est également telle qu’il est difficile de trier entre l’important et le bruit de fond – un problème qui existe toujours dans le domaine des interceptions électroniques qui font l’objet de tris automatiques avant d’être examinés par des cerveaux humains. Ensuite, les interprétations des élément captés sont défaillantes. Par ailleurs, toutes les sources habituelles de renseignement sont aveugles, même les plus rudimentaires (interrogatoires des prisonniers, reconnaissances aériennes). En cette fin d’année 1944, l’échec allié de voir clair dans le jeu adverse et l’exploit allemand de reconstituer une force de manœuvre en toute confidentialité sont les deux faces d’un même acte qui se conclura par un réveil douloureux au petit matin du 16 décembre. Lire la suite…