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Posts Tagged ‘Uniformes allemands’

Uniformes n°324 (Regi’arm, 2019)

Uniformes 324La conclusion de l’éditorial de Laurent BERRAFATO mérite d’être reproduite. Au sujet des passionnés, il écrit : « le noyau dur c’est vous, lecteurs d’Uniformes mais aussi de nos confrères Militaria Magazine, 39/45 Magazine, Véhicules militaires, Normandie 44, etc. C’est grâce à vous que l’histoire militaire est préservée, vous êtes les gardiens de la flamme face au néant ».

C’est beau ! Tout d’abord, le propos n’est pas sectaire, il englobe des revues concurrentes ou qui se positionnent sur un lectorat très proche qui malgré sa passion est contraint pas sa raison : l’argent. Ensuite, cet éditorial reconnaît la valeur ajoutée des passionnés. Il ne s’agit pas de la nostalgie d’une époque ou d’un monde particulier. Mais bien d’entretenir le souvenir des anciens qui se sont battus ou vécus des moments difficiles. Collectionner des objets, lire, réaliser des maquettes, jouer à des jeux d’Histoire, se plonger dans les archives : ce sont autant de facettes d’une passion, d’un amour du passé qui y puisent de l’énergie pour affronter le quotidien et le futur.

Point de passionnés, point de préservation du patrimoine, point de publications, point de recherches. Lire la suite…

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Militaria n°404 (Histoire & Collections, 2019)

Militaria 404Ce numéro qui se veut « équilibré » selon la formule de son éditorial réussit en effet à proposer quelques sujets originaux et à couvrir trois grandes périodes de l’histoire militaire contemporaine.

La Première Guerre mondiale est abordée par le biais du Marine-Korps Flandern. Au-delà des très belles reproductions d’objets d’époque en couleurs et des photos d’archives, l’article est consacré aux hommes des 1. et 2. Marine-Division issus des surplus de troupes de la marine impériale allemande et transformés progressivement en fantassins. La description de l’évolution des tenues est très intéressante et montre de fait l’assimilation de ces unités à l’armée de terre. Dans la rubrique « Trésor de chine », quelques clichés et documents d’un vétéran français du 106ème Régiment d’Artillerie Lourde. Lire la suite…

39/45 Magazine n°350 (Heimdal, 2018)

350ème numéro de 39/45 Magazine pour les Editions Heimdal ! Ca commence à faire… Le sommaire est en tout point conforme à la ligne éditoriale du moment et très ciblé sur des parcours individuels.

C’est tout d’abord le parcours de l’as américain Leonard Kyle « Kit » CARSON qui écume le ciel européen à bord de son P-51 Mustang du 357th US Fighter Group. Les photos qui illustrent l’article sont issues des archives officielles avec quelques beaux clichés en couleurs reproduits en grand format. Après avoir décrit assez brièvement le parcours de l’as, l’auteur brosse un rapide portrait du P-51 avant de citer des témoignages du pilote issus de son autobiographie classés par thème (escorter les bombardiers, garder un cap, mitrailler des cibles terrestres, etc.). Malgré la domination aérienne alliée au-dessus de l’Europe, les pertes n’en sont pas moins sensibles comme le montrent quelques statistiques de l’unité citées sur le nombre d’avions perdus, de pilotes tués, d’accidents… Lire la suite…

39/45 Magazine n°348 (Heimdal, 2018)

Numéro d’hiver oblige, cet opus de 39/45 Magazine des Editions Heimdal propose un article fouillé sur les combats de Stavelot lors de la contre-offensive des Ardennes de décembre 1944 rédigé par l’un des meilleurs experts du sujet, Hugues WENKIN, qui complète parfaitement son ouvrage Stavelot, La Gleize, le destin des Tiger de Peiper paru aux Editions Caraktère en 2015. Cet épisode est particulièrement représentatif des errements allemands et de la ténacité américaine. Si en mai 1940, tout souriait aux forces armées du III. Reich qui se trouvaient dans une situation idéale de préparation [cf. 1940, la Wehrmacht de Fall Gelb (Economica, 2018)] face à des adversaires en retard d’une guerre, ce n’est plus du tout le cas en cette fin d’année 1944. Les velléités offensives sont handicapée par du matériel non adapté, un ravitaillement insuffisant, des troupes fatiguées ou manquant d’entraînement, une chaîne de commandement  complètement sclérosée de haut en bas de la hiérarchie militaire. En face, l’armée américaine sait faire preuve de souplesse, d’initiative et de réactivité (qualités qui font défaut aux armées alliées en 1940, notamment françaises). Dès qu’il s’élance, le Kampfgruppe Peiper qui doit percer et ouvrir la voie jusqu’à la Meuse connaît des difficultés dans sa progression. L’énergie de sa pointe s’émousse trop vite du fait des embouteillages, de la confusion et des blocages rencontrés. Des erreurs tactiques sont faites. Les erreurs de jugement sont nombreuses. Elles provoquent des pertes inutiles et surtout gâchent les opportunités laissées par l’ennemi. A la lecture de l’article, le lecteur comprend que le contre-offensive des Ardennes est vouée à l’échec dès le premier jour… Lire la suite…

Wehrmacht 46, volume 1 , Heer & Panzerwaffe (Caraktère, 2016)

11 février 2018 3 commentaires

Si la Wehrmacht capte l’attention de nombreux passionnés de la Seconde Guerre mondiale, cela est dû en partie par le poids doctrinal et technologique que les forces armées du III. Reich ont fait peser sur la façon de mener le combat. L’un des paradoxes les plus frappants de la Seconde Guerre mondiale est que les Allemands remportent leurs plus grands succès alors qu’ils sont loin d’être parés pour un conflit d’une telle ampleur (Pologne 1939, Ouest 1940, Balkans 1941, début de l’opération Barbarossa), mais sont défaits alors qu’ils bénéficient d’une avance technologique indéniable en fin de conflit.

Les luttes intestines inhérentes à la nature même du pouvoir nazi tournent à la gabegie, des préjugés raciaux éloignent certains ingénieurs ou certaines thèses scientifiques, un système de commandement du plus en plus centralisé et coupé des réalités entraînent les III. Reich dans la défaite.

Les recherches et les technologies développées par les Allemands voient très souvent leur aboutissement, leur industrialisation et leur engagement au combat… sous les couleurs de leurs adversaires. La guerre achevée, ces derniers ne s’y sont pas trompés. Américain, Britanniques, Soviétiques, Français : tous ont cherché à mettre la main sur les plans, les prototypes et surtout les cerveaux qui en possèdent les secrets. Quitte à passer un pudique voile sur leur engagement auprès du régime nazi ou leur implication dans un système industriel reposant sur le travail forcé et exploitant les camps de la mort. Lire la suite…

Catégories :Livres, Recension, Sommaire Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Les Panzers en Normandie (Heimdal, 1978)

3 février 2018 1 commentaire

Ce livre est la bible de toute une génération de passionnés de la Seconde Guerre mondiale, de la bataille de Normandie et des chars allemands. Après la présentation de la composition type 1944 du régiment blindé allemand de 1944 (mais il y a loin entre la théorie et la réalité), cet ouvrage présente un résumé succinct des différents matériels engagés (Panzer IV, Panzer V Panther, Panzer VI Ausf. E Tiger, Panzer VI Ausf. B Königstiger), mais aussi Panzer III, Panzer 35S(f), Panzer 35R(f), Panzer 39H(f), Borgward B-IV), les canons d’assaut (StuG III Ausf. G), les engins de défense antiaérienne (SdKfz 10/5, SdKfz 7/1, Flakpanzer 38(t), Flakpanzer IV Möbelwagen, Flakpanzer IV Wirbelwind, Flakpanzer IV Ostwind), les engins  de dépannage (Bergepanzer III, Bergepanzer V Bergepanther, SdKfz 9/1) et le SdKfz 251. Suit ensuite une partie intéressante sur les tankistes et leurs uniformes avec quelques belles planches d’uniformes.

La moitié des pages est consacrée à la description de chacune des unité de chars (régiments ou bataillons) lancées dans la bataille face aux Alliés. Lire la suite…

39/45 Magazine n°347 (Heimdal, 2018)

Les amateurs de la Seconde Guerre mondiale, et plus particulièrement du conflit en Europe avec en son centre l’Allemagne, seront particulièrement comblés par ce numéro de 39/45 Magazine proposé par les Editions Heimdal qui n’oublie pas non plus le Pacifique et les Harley-Davidson des soldats américains. Bref, un sommaire riche et un contenu de grande qualité…

Il est coutume de considérer que les Alliés ont été totalement pris par surprise par l’offensive allemande dans les Ardennes le 16 décembre 1944 et que leurs services de renseignements avaient failli dans leur mission. Pourtant, grâce aux interceptions réalisées par ULTRA, ils sont capables de lire à livre ouvert dans les communications des forces armées du III. Reich. A croire que le secret aurait été particulièrement bien tenu et que les Allemands n’auraient aucunement transmis d’ordres ou de consignes via leur système de transmission codé ENIGMA que les Alliés décryptent. Or, il n’en est rien, comme le prouve l’excellent article de Hugues WENKIN concernant l’échec du renseignement allié qui rétablit quelques vérités. Tout d’abord, si les Allemands ont tout particulièrement soigné le secret de leurs préparatifs, ils ont bien utilisé leurs habituels systèmes de transmissions. Mais des raisons techniques expliquent que tous les messages n’ont pas été captés. La somme des interceptions est également telle qu’il est difficile de trier entre l’important et le bruit de fond – un problème qui existe toujours dans le domaine des interceptions électroniques qui font l’objet de tris automatiques avant d’être examinés par des cerveaux humains. Ensuite, les interprétations des élément captés sont défaillantes. Par ailleurs, toutes les sources habituelles de renseignement sont aveugles, même les plus rudimentaires (interrogatoires des prisonniers, reconnaissances aériennes). En cette fin d’année 1944, l’échec allié de voir clair dans le jeu adverse et l’exploit allemand de reconstituer une force de manœuvre en toute confidentialité sont les deux faces d’un même acte qui se conclura par un réveil douloureux au petit matin du 16 décembre. Lire la suite…