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Posts Tagged ‘René PRIOUX’

L’Arme Blindée française, tome 1 , mai-juin 1940, les blindés français dans la tourmente (Economica, 1998)

10 février 2019 Laisser un commentaire

A la fin des années 1990, deux ouvrages renouvellent la connaissance des opérations à l’Ouest en 1940 et plus particulièrement de la bataille de France. Le premier est allemand et écrit par Karl-Heinz FRIESER. Sorti en version originale en 1995, traduit en Français et publié en 2003 chez Belin, il laisse entrevoir que la victoire allemande est la résultante d’un certain nombre de facteurs, mais qu’elle est loin d’être écrite à l’avance.

L’autre est français, signé par Gérard SAINT-MARTIN. Etudiant l’arme blindée française, le premier volume couvre son éclosion jusqu’à la défaite de 1940. C’est donc une plongée dans la pensée militaire française de l’Entre-Deux-Guerres et des débats qui agitent les états-majors. Tout comme ce qui se passe de l’autre côté du Rhin, le changement n’est pas sans résistance. La lutte des influences est importante. Le rôle des leaders est lui diamétralement opposé. Falot d’un côté, tranchant de l’autre.

Contrairement à une idée répandue, l’armée française et ses chefs s’intéressent très tôt à la motorisation et au développement des chars. Les nombreux débats qui jaillissent en sont la preuve. Le fait que la première grande unité blindée soit chronologiquement française et non allemande aussi (la 1ère Division Légère Mécanique). Lire la suite…

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Les 2e et 3e Divisions Légères Mécaniques, Tome 2 (Arès, 2018)

6 février 2019 4 commentaires

Deuxième volet de l’historique de la 2ème Division Légère Mécanique (DLM) et de la 3ème Division Légère Mécanique (DLM), ce livre couvre un espace temps beaucoup plus large que le premier qui se focalise sur les combats à Hannut dans la trouée de Gembloux du 10 au 14 mai 1940.

Après avoir âprement défendu leurs positions face aux Allemands, les deux divisions se retrouvent malgré tout emportées par la défaite française et alliée. En effet, dès le 13 mai 1940, la Meuse est traversée au débouché du massif des Ardennes et quarante-huit heures plus tard, la défaite est consommée : rien ne peut arrêter l’avance allemande vers la mer. Lire la suite…

Les 2e et 3e Divisions Légères Mécaniques, Tome 1 (Arès, 2017)

4 février 2019 3 commentaires

Autant les historiques d’unités allemandes sont abondants, autant ceux des unités françaises de 1940 sont encore limités malgré des indéniables efforts ces dernières années grâce à l’impulsion donnée par quelques passionnés qui réunissent régulièrement leurs plumes au sein du magazine GBM.

Erik BARBANSON livre ici le premier tome de son étude consacrée à la 2ème Division Légère Mécanique et à la 3ème Division Légère Mécanique.

Après avoir rapidement évoqué leur formation, l’auteur se concentre sur la période du 10 au 14 mai 1940. En réaction à l’attaque allemande, les Alliés déclenchent leur plan d’entré en Belgique pour établir une ligne de défense qui s’appuie sur la Meuse jusqu’à Namur puis sur la Dyle jusqu’à Anvers. Le rôle du Corps de Cavalerie qui regroupe les deux unités françaises est de couvrir la trouée de Gembloux et de ralentir l’avance allemande le temps d’établir la ligne de défense principale. Lire la suite…

Batailles hors-série n°5 (Ysec, 2017)

7 novembre 2017 Laisser un commentaire

Reprenant le concept des Militaria hors-série dont le numéro 104 est le dernier réalisé en coopération avec le binôme Yves BUFFETAUT pour les textes et Eric SCHWARTZ pour les profils couleurs chez Histoire & Collections, cet hors-série du magazine Batailles se penche sur un aspect assez peu connu des combats à l’Ouest en mai 1940 avec la bataille de Lille durant laquelle plusieurs unités françaises sont encerclées et résistent jusqu’au pour retarder l’avance allemande vers Dunkerque.

Si la chevauchée des unités blindées allemandes vers la Manche après leur percée sur la Meuse, et plus particulièrement à Sedan, est bien connue, la défense des unités alliées encerclée dans la gigantesque poche formée dans le Nord de la France et en Belgique face à la pression des unités du III. Reich l’est beaucoup moins. Pourtant, elle est essentielle pour comprendre l’esprit qui habite les unités françaises et la volonté hitlérienne de préserver les unités blindées allemandes pour la seconde phase des opérations, bien plus pragmatique qu’un éventuel souhait de ménager la Grande-Bretagne en lui permettant de rembarquer ses troupes.

Le magazine Batailles a le grand mérite de dépoussiérer cette page d’histoire dans un numéro qui va de pair avec le numéro 80 dont une étude porte sur la défense de Dunkerque complétant lui aussi le numéro 78 dont la une est consacrée aux opérations d’évacuation.

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