Trucks & Tanks Magazine hors-série n°35 (Caraktère, 2020)

Colossale, omniprésente dans la Seconde Guerre mondiale tant dans sa posture d’agresseur des années 1939/1940 que d’agressé à partir de 1941 puis de « libérateur » à partir de 1944, l’Armée Rouge demeure pourtant assez méconnue ou vue sous un angle assez rustique. D’abord parce que la Guerre Froide passe par là limitant l’accès aux archives originales, laissant place à davantage de propagande que de recherche historique, favorisant en Occident une vision très germano-centrée et quelque peu condescendante. Mis à part quelques symboles tels que le T-34, le pistolet-mitrailleur PPSh-41 ou la mitrailleuse Maxim, elle demeure très méconnue dans le détail de ses équipements. C’est bien dommage et un tel numéro permet de montrer la richesse qui fut celle de l’Armée Rouge dans certains domaines.

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Mai 1940 : « Beute » à la française au sein de la 999/6 (GBM n°111, Editons Histoire & Collections, janvier/février/mars 2015)

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Paradoxalement, le détail des combats en France de mai et juin 1940 est encore très largement méconnu. Depuis quelques années, des historiens et des passionnés s’attachent à renouveler notre connaissance des évènements de cette période. Il faut rendre grâce au travail énorme et bienfaiteur de François VAUVILLIER et de son équipe qui font de GBM « LE » magazine de l’armée française de 1914 à 1940, un exercice salvateur de réhabilitation des combattants de l’époque et surtout un exemple de travail historique irrigué par une passion sans borne.

Dans le numéro 111, la découverte du parcours et de l’équipement de la Compagnie Autonome de Protection Antiaérienne 999/6 de l’arme du Train en est une parfaite illustration. Cette unité destinée à protéger les convois routiers des attaques aériennes est équipée d’un curieux mélange d’attelages faits de camionnettes Chevrolet et mitrailleuses Maxim M-4 récupérées sur les unités de l’armée républicaine espagnole qui s’étaient réfugiées en France en février 1939. Ce montage est digne des bricolages dont les Allemands feront une de leur spécialité au cours de la guerre quand leur production nationale sera incapable de pourvoir aux besoins du front.

Ses hommes se voient crédités de cinq avions de Luftwaffe abattus.

Les quelques pages de l’article montrent aussi cruellement le désarroi dans lequel se trouvent les unités françaises et leurs hommes sur les routes de la retraite quand la défaite est consommée. Il n’y a qu’à subir, ce qui n’empêche quelques derniers sacrifices… pour l’Honneur.

Qui a dit que « Ceux de 40 » n’ont pas fait preuve d’initiative, de courage et de volonté ?


www.3945km.comDes origines aux conséquences de la Seconde Guerre mondiale, un siècle d’histoire militaire planétaire !