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Posts Tagged ‘Ligne Weygand 1940’

Pierre Héring, un général anticonformiste avec Pétain et De Gaulle (Sutton, 2018)

18 février 2019 2 commentaires

Les lecteurs de 39/45 Magazine le connaissent au travers de ses très nombreux articles publiés au fil des ans ou de ses ouvrages édités aux Editions Heimdal (avec lesquelles il ne collabore plus à la date de parution de ce livre). D’autres le connaissent pour ses livres sur les généraux et les maréchaux de la Seconde Guerre mondiale. C’est vrai qu’au-delà des opérations elles-mêmes, François de LANNOY a beaucoup écrit sur ceux qui mènent la guerre. Il dissèque à la fois leur rôle, mais aussi pourquoi et comment ils se forment et se formatent, ce qui les anime… Le tout avec un style sobre et clair.

C’est donc une plume avertie qui se penche sur le général Pierre HERING. Grand inconnu du public, sa biographie révèle beaucoup de chose sur cette période maudite de 1919 à 1940 qui plombe encore de tout son poids les décennies qui suivent… Sans porter de jugement, sans s’engager, François de LANNOY réussit brillamment à sortir de l’Histoire imposée depuis 1945. A lire, à digérer et à comparer justement avec ce qui écrit et répandu depuis la fin de la guerre. Lire la suite…

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Les 2e et 3e Divisions Légères Mécaniques, Tome 2 (Arès, 2018)

6 février 2019 4 commentaires

Deuxième volet de l’historique de la 2ème Division Légère Mécanique (DLM) et de la 3ème Division Légère Mécanique (DLM), ce livre couvre un espace temps beaucoup plus large que le premier qui se focalise sur les combats à Hannut dans la trouée de Gembloux du 10 au 14 mai 1940.

Après avoir âprement défendu leurs positions face aux Allemands, les deux divisions se retrouvent malgré tout emportées par la défaite française et alliée. En effet, dès le 13 mai 1940, la Meuse est traversée au débouché du massif des Ardennes et quarante-huit heures plus tard, la défaite est consommée : rien ne peut arrêter l’avance allemande vers la mer. Lire la suite…

Mémorial de la bataille de France, volume 3 (Heimdal, 2017)

19 janvier 2019 2 commentaires

Les premier et second volumes du Mémorial de la bataille de France couvrent la première partie des opérations à l’Ouest en mai et juin 1940, c’est à dire l’opération Fall Gelb. Malgré le fait que les Britanniques aient pu sauver la plus grande partie des hommes de leur corps expéditionnaire grâce au « miracle » de Dunkerque, le succès allemand est déjà retentissant : trois pays ont déposé les armes (Hollande, Belgique et Luxembourg) et la première armée du continent s’est vue amputée de ses meilleurs effectifs, son système défensif désormais inutile car contourné et une partie de son territoire sous contrôle ennemi.

Pourtant, la France ne s’avoue pas encore vaincue en dépit des évidences. Une ligne de défense, dite « Weygand » est établie le long de la Somme et de l’Aisne. Les têtes de pont allemandes n’ont pu être résorbée et présentent autant de points potentiels de pénétration. Lire la suite…

Historique du 1er BCC (PB&CO, 2017)

Autant les historiques sur les unités allemandes prolifèrent, principalement celles à forte audience littéraire, autant les unités françaises restent encore dans l’ombre, donc méconnues. Les travaux de l’excellent magazine GBM permettent déjà de mieux cerner ce que fut l’armée française de 1940, mais cela reste une publication périodique, tout aussi bon soit-il…

Mais voilà un véritable album. Un vibrant hommage aux hommes du 1er Bataillon de Chars de Combat (BCC). Près de deux cent pages de texte de photos principalement françaises que complètent seulement quelques clichés pris par les Allemands vainqueurs (et non l’inverse). Sans compter les photos de pelotons, les instantanés du quotidien de ces soldats qui sont pris dans un engrenage historique défavorable qu’ils ne peuvent que subir.

C’est tout d’abord l’historique de la mise sur pied du bataillon et sa filiation avec le 501ème Régiment de Chars de Combat basé à Tours. Basé en Alsace durant la Drôle-de-Guerre, le 1er Bataillon de Chars de Combat (BCC) est épargné par les tous les premiers assauts allemands. Le 21 mai 1940, le bataillon fait partie des unités appelées en renfort pour rétablir le front éventré sur la Meuse à Sedan, mais l’avance allemande est trop rapide. Le temps d’arriver à Noyon au sud de la Somme à la hauteur de Péronne et du Ham, les Allemands ont déjà atteint le mer et la réduction de la poche de Dunkerque n’est plus qu’une question de quelques jours. C’est donc là que l’unité connaît son véritable baptême du feu quand les Allemands déclenchent la seconde phase de leur offensive à l’Ouest, Fall Rot. Lire la suite…

Ligne de Front n°61 (Caraktère, 2016)

17 mai 2016 1 commentaire

Ligne de Front 061

Premier article, première surprise… Décidément, la défaite de 1940 n’a pas fini de se dévoiler sous de nouveaux jours. En témoigne ce très bon article sur le général WEYGAND quand il est rappelé pour prendre en main le destin de l’armée française quand la première partie de l’offensive allemande à l’Ouest est déjà consommée. Il dévoile le rôle majeur joué par le nouveau commandant en chef au cours des semaines qui précèdent et suivent l’Armistice. Lire la suite…

Militaria hors-série n°98 (Histoire & Collections, 2016)

25 avril 2016 1 commentaire

Militaria HS 098

Comme nombre d’engagements de la Seconde Guerre mondiale, la bataille de France en 1940 recèle de nombreux épisodes finalement assez peu connus du grand public. Ce numéro hors-série n’aborde pas les combats de mai, mais se concentre sur le début de la seconde phase des opérations qui aboutira à la fin de tout espoir de retournement immédiat de la situation pour les Français comme le fut la victoire de la Marne lors de la Première Guerre mondiale. Lire la suite…

Mémorial de la bataille de France (Heimdal, 2016-2018)

8 décembre 2015 7 commentaires

Après une volumineuse étude sur l’invasion allemande de mai (Le corridor des Panzers) et juin 1940 (Le carrousel des Panzers) également éditée chez Heimdal, Jean-Yves MARY se replonge sur cette période décrivant jour par jour les combats de la Hollande à Menton. Le champ est donc plus vaste et surtout prétend à une certaine exhaustivité.

Chaque volume comprend un texte descriptif parcourant pour chacune des journées tous les secteurs du front en commençant préalablement par la situation politique. L’iconographie est particulièrement riche. Elle repose sur les très nombreux clichés pris par les soldats allemands au cours de cette campagne. Les cartes s’appuient sur des cartes Michelin de l’époque sur lesquelles sont surimprimés les mouvements des unités. Simple, mais efficace. Surtout, cela permet de visualiser le terrain tel qu’il était à l’époque.

Le tout remplace très avantageusement l’album mémorial Blitzkrieg à l’Ouest qui a cependant le mérite de tout couvrir en un seul volume, mais beaucoup moins exhaustif.

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