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Posts Tagged ‘Hollande 1944/1945’

39/45 Magazine n°357 (Heimdal, 2019)

3945 Magazine 357Tout d’abord, bravo pour l’immersion dans les archives allemandes, loin de celles habituellement épluchées. Dans les cartons d’un corps d’armée basé en Hollande, l’auteur Nicolas BUCOURT découvre un rapport sur des manœuvres de débarquement en Grande-Bretagne quelques jours avant le raid de Dieppe… Passionnant.

La série des 75ème anniversaires se poursuit et sont l’occasion de guider les lignes éditoriales des revues spécialisées, à l’instar de ce numéro de 39/45 Magazine. Après le Débarquement et à la Normandie (numéro 355 et 356), place désormais à l’opération Market-Garden en Hollande ! Lire la suite…

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Militaria n°404 (Histoire & Collections, 2019)

Militaria 404Ce numéro qui se veut « équilibré » selon la formule de son éditorial réussit en effet à proposer quelques sujets originaux et à couvrir trois grandes périodes de l’histoire militaire contemporaine.

La Première Guerre mondiale est abordée par le biais du Marine-Korps Flandern. Au-delà des très belles reproductions d’objets d’époque en couleurs et des photos d’archives, l’article est consacré aux hommes des 1. et 2. Marine-Division issus des surplus de troupes de la marine impériale allemande et transformés progressivement en fantassins. La description de l’évolution des tenues est très intéressante et montre de fait l’assimilation de ces unités à l’armée de terre. Dans la rubrique « Trésor de chine », quelques clichés et documents d’un vétéran français du 106ème Régiment d’Artillerie Lourde. Lire la suite…

Death Ride of the Panzers (Skyhorse Publishing, 2018)

26 février 2019 Laisser un commentaire

Dennis OLIVIER, connu notamment par la très intéressante série Tank Craft chez Pen & Sword, monographies consacrées aux chars et blindés de la Seconde Guerre mondiale, réalise ici un très bon et bel ouvrage sur la situation de l’arme blindée allemande sur le Front de l’Ouest dans les derniers mois du conflit en Europe en 1944 et 1945.

Le cadre de l’étude débute à l’issue de l’opération Cobra qui permet aux Américains de percer le front allemand en Normandie et l’échec de la contre-offensive germanique sur Mortain, éphémère tentative de rétablir la situation avec une offensive blindée de grand style. A cette occasion, l’auteur rappelle les principaux principes d’organisation des unités blindées allemandes de l’époque (régiments blindés des Panzer-Divisionen et bataillons autonomes de chars lourds) . La carte du positionnement des grandes unités allemandes au Nord-Ouest de la France à la veille du Débarquement n’est pas particulièrement originale, mais elle est très bien faite. Idem pour les organigrammes théoriques avec les silhouettes d’engins. Lire la suite…

LOS ! n°42 (Caraktère, 2019)

2 janvier 2019 1 commentaire

Certaines illustrations apportent parfois une réelle valeur ajoutée et permettent de se replonger dans l’époque ou de mieux visualiser la configuration de certains lieux. C’est le cas en particulier des illustrations en 3D qui accompagnent régulièrement les articles de LOS ! Ce numéro y fait appel, non pour redonner une certaine vie à un navire, mais ici à des structures destinées à les héberger en toute sécurité. En l’occurrence, il s’agit des bases de sous-marins allemands durant la Seconde Guerre mondiale à Brest et à Lorient. La structure, les défenses antiaériennes, les écluses, les transbordeurs sont ainsi représentés. Un très bon complément aux publications plus spécialisées (et indispensables) que sont l’album Kriegsmarine ou le livre Les bases de sous-marins et de vedettes du Mur de l’Atlantique qui ne bénéficient pas de ce type d’iconographie. Une suite logique du dossier sur la bataille de l’Atlantique paru dans le numéro 40. Lire la suite…

Batailles & Blindés n°76 (Caraktère, 2016)

8 décembre 2016 Laisser un commentaire

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Ce numéro est particulièrement germano centré… A l’exception d’un article sur les combats menés par les Italiens lors de l’invasion des Balkans au printemps 1941 et des rubriques d’actualité, tous les autres se focalisent sur l’armée allemande au cours de la Seconde Guerre mondiale. Lire la suite…

Ligne de Front n°52 (Caraktère, 2014)

21 octobre 2014 1 commentaire

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Il est parfois bon de rappeler que le résultat d’une guerre n’est pas que la conséquence d’une seule stratégie militaire et politique ou d’une succession d’engagements. La mobilisation du potentiel économique (et plus particulièrement industriel) et humain sont deux conditions essentielles notamment dans l’optique de conflits longs et totaux comme l’ont été les deux guerres mondiales. Ce numéro en donne deux exemples. Le premier concerne la mobilisation de l’industrie d’armement du III. Reich. Tout le monde ou presque connaît la progression spectaculaire des chiffres de production dans la deuxième partie du conflit. Pourtant, l’une des causes évidentes de la défaite allemande réside dans son impréparation économique, des choix matériels et industriels hasardeux. La technologie sans la production n’est rien. Et paradoxalement, la Wehrmacht a connu ses plus grands succès militaires quand son industrie était balbutiante. Les excellentes synthèses chiffrées données dans l’article sont évidentes : le Reich atteint son plein potentiel industriel en 1943 et 1944 quand la guerre est déjà perdue. Il manque malheureusement une facette à ces chiffres : celles des pertes. Car si l’industrie participe à l’expansion du potentiel militaire jusqu’en 1941, elle ne réussit pas à combler les pertes qui s’accumulent dès 1942 et qui cumulées à la multiplication des théâtres d’opérations conduisent à une défaite inéluctable malgré quelques coups défensifs et un mordant jusqu’au bout.

Le second exemple concerne la mobilisation humaine française au cours de la Première Guerre mondiale. Les chiffres donnent la mesure de l’effort accompli et du sacrifice consenti. Ils expliquent aussi en partie le poids qu’aura à supporter le pays pour s’occuper des blessés et le contrecoup moral qui touchera ensuite la France pour des années, voire plus…

Pour commémorer les 70 ans de l’opération « Market-Garden » ce numéro propose une vision allemande de la bataille d’Arnhem. C’est l’occasion de comprendre pourquoi il est fondamental pour les Allemands de reprendre le contrôle du pont d’Arnhem afin de convoyer renforts et ravitaillement vers Nimègue.

Deux études étudient plus spécifiquement deux batailles dont l’une a eu lieu et l’autre n’aura jamais lieu. La première décrit les affrontements autour de Gomel que la Panzergruppe Guderian, devant la résistance acharnée de l’Armée Rouge à Smolensk et à  Yelnia, glisse vers le Sud et rend possible le futur encerclement gigantesque autour de Kiev. Malgré une nouvelle victoire, les germes de la défaite allemande à l’Est apparaissent… La seconde compare les plans d’invasion américains et de défense nippons du Japon. Le largage des bombes atomiques précipitera de toute façon la fin de conflit et résumera l’invasion du Japon à un cas d’école dont les hypothèses de pertes des deux côtés ne pourront heureusement jamais être vérifiées…

Côté systèmes d’armes, ce numéro passe en revue les « Nebelwerfer » allemands avec un très bel organigramme théorique dessiné véhicule par véhicule.


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Automne 1944, échec allié ou redressement allemand ? (Batailles & Blindés hors-série n°25, Batailles n°66)

18 octobre 2014 1 commentaire

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La bataille de Normandie débouche en août 1944 sur une claire victoire alliée. Le front allemand est percé et la Wehrmacht condamnée à abandonner les conquêtes du printemps 1940. Alors que les Allemands sont dans l’impossibilité d’offrir une résistance organisée et d’être en capacité de reprendre l’initiative, le mois de septembre voit tous les espoirs alliés de terminer la guerre avant Noël s’envoler.

Sur le front Ouest, le second semestre 1944 se déroule en quatre étapes :

  • La victoire alliée en Normandie
  • L’enlisement allié
  • La consolidation des positions des deux camps
  • La contre-offensive allemande dans les Ardennes et en Alsace

La question est donc ouverte : s’agit-il d’un échec allié ou d’un spectaculaire redressement allemand ?

Deux numéros viennent alimenter la réflexion. Le numéro 66 du magazine Batailles se penche plutôt sur la réaction allemande et la capacité du III. Reich à rétablir une situation qui pouvait paraître désespérée. De son côté hors-série numéro 25 de la revue Batailles & Blindés analyse la succession des erreurs que commettent les Alliés.

La poche de Falaise marque d’un côté la fin de la bataille de Normandie pour les Allemands mais aussi le début des décisions erronées alliées. Même en laissant un matériel important et plusieurs milliers de prisonniers, les Allemands préservent l’essentiel. Le franchissement de la Seine et le repli du Sud de la France sont deux succès défensifs à mettre au crédit allemand. La problématique est la même : comment sauver ce qui peut l’être et ramener le maximum de troupes sur les frontières du Reich à défaut d’être capable de mettre en place des lignes de défense intermédiaires.

L’exploitation du succès normand est clairement un échec allié. Si les moyens militaires sont là, la logistique n’est pas suffisante, même si elle est colossale, pour alimenter correctement tous les axes de progression : Bretagne, Nord, Ouest… Des choix sont à faire, et seuls des compromis verront le jour pour des questions essentiellement politiques et relationnelles au sein des Alliés. Les Américains sont stoppés en Lorraine et les Alliés tenus en échec en Hollande.

En fait, c’est l’addition de petits événements qui s’accumulent et qui conduisent à l’impossibilité alliée de terminer la guerre avant Noël :

  • L’impossibilité alliée de boucler hermétiquement la poche de Falaise
  • Le succès des replis allemands par la Seine et du Sud de la France
  • Le blocage des principaux ports français avec l’établissement de forteresses qui détournent des unités alliées et empêchent la multiplication des points de ravitaillement sur les côtes
  • L’incapacité alliée à encercler la 15. Armee et à s’emparer de l’embouchure de l’Escaut pour se servir d’Anvers dont les installations portuaires sont pourtant capturées intactes
  • L’inadéquation des plans opérationnels américains en Lorraine
  • L’opération aéroportée « Market-Garden » mal conçue, sur un terrain inapproprié
  • Le maintien de la cohérence tactique des unités allemandes rodée par des années de guerre et de situations acrobatiques, sans oublier une discipline de fer et une éducation idéologique relayées par une propagande omniprésente

Comme le souligne John MOSIER dans son livre Le mythe du Blitzkrieg, les Alliés répètent les mêmes erreurs que les Allemands en Hollande en 1940 ou pendant la Première Guerre mondiale face à des unités relativement faibles mais bien installées dans des fortifications rustiques comme à Metz.

En fait, l’analyse comparée des erreurs alliées et des mesures de redressement allemand démontre que comme souvent, celui qui gagne au final est celui qui fait le moins d’erreurs. Cela dit, le déséquilibre stratégique et des forces est tel, qu’une défaite alliée et une victoire du III. Reich étaient impossibles sauf à imaginer une succession de décisions désastreuses d’un côté et un sans-faute de l’autre. Les conséquences de l’automne 1944 ne se ressentent pas immédiatement mais sur le seconde moitié du XXème siècle avec l’abandon de toute l’Europe de l’Est au profit de l’URSS… Et la Guerre froide qui en résulte.

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