1940, vérités et légendes (Perrin, 2020)

D’un format poche avec un peu plus de deux cinquante pages, ce livre de Rémy PORTE est l’une des meilleures synthèses à destination du grand public publiées à l’occasion du quatre-vingtième anniversaire des opérations de mai et juin 1940. Construit sur la base de trente questions qui sont autant de chapitres, le livre se lit très facilement. Parfait pour accompagner des vacances ou un déplacement.

Publicités
Lire la suite « 1940, vérités et légendes (Perrin, 2020) »

2e Guerre Mondiale n°42 (Astrolabe, 2011)

Vaste question que celle-ci : la France pouvait-elle gagner en 1940 ? En effet, contrairement aux idées reçues, les soldats français se sont battus, bien battus même. Les matériels n’ont pas à rougir devant ceux de l’adversaire. Rien n’est toujours parfait, mais en face aussi il y a des faiblesses. La manœuvre Dyle-Breda se justifie, mais l’armée française pensée, conçue et entraînée pour la défensive ne prend-elle pas un trop risque à s’exposer ainsi ? Le sens du sacrifice est évident mais trop d’attaques ou de contre-attaques échouent ou ne sont pas décisives. L’incapacité à réduire les têtes de pont allemandes sur la Somme fragilise la Ligne Weygand alros que les effectifs sont déjà tendus. A son habitude, Dominique LORMIER défend avec acharnement l’armée française et croit en la poursuite des combats en Afrique du Nord. Faut-il encore être en capacité de l’organiser. Chacun se fera son idée. Ce qui est clair, c’est que la possibilité de renverser sérieusement le cours des événements se situe au cours des dix premiers jours qui suivent le déclenchement de Fall Gelb une fois passées les opportunités des toutes premières heures…

Lire la suite « 2e Guerre Mondiale n°42 (Astrolabe, 2011) »

2e Guerre Mondiale Thématique n°20 (Astrolabe, 2010)

Rédigé à l’occasion du soixante-dixième anniversaire de 1940, ce numéro thématique du magazine propose une introspection de l’armée française de 1919 à 1940. Articulé en trois parties (de 1919 à 1935, de 1935 à 1940, la bataille de Belgique et de France), il souligne la complexité d’un jugement définitif et le manque d’analyse d’un nombre conséquent d’archives encore non exploitées. Dans les trois dimensions (terre-air-mer) la question est tout autant de volonté politique, de moyens financiers, de capacités industrielles et de doctrine. Mais aussi d’effectifs alors que l’impact des classes creuses issues de la Première Guerre mondiale se fait sentir. Un très grand numéro.

Lire la suite « 2e Guerre Mondiale Thématique n°20 (Astrolabe, 2010) »

Vae Victis n°63 (Histoire & Collections, 2005)

Deux monuments de l’arme blindée française sont au menu de ce numéro de Vae Victis : les batailles de Hannut/Gembloux et de Stonne en mai 1940. Le jeu fourni en encart propose en fait une règle pour rejouer les opérations à l’Ouest en 1940 à l’échelle des bataillons et des divisions. Il est accompagné d’un article historique analysant parfait ces deux batailles et n’hésitant pas à remettre en causes les habituels poncifs qui les qualifient de grandes victoires françaises, au-delà du mérite et du sacrifice des soldats français. Ce numéro contient également le second volet d’une étude sur l’art opératif en illustrant les propos à l’aide Kasserine Rommel’s Battle for Tunisia, 1943 chez GMT Games.

Lire la suite « Vae Victis n°63 (Histoire & Collections, 2005) »

Batailles n°26 (Histoire & Collections, 2008)

Engagés tout au long des combats à l’Ouest en 1940, les chars français et les chars allemands se sont mesurés à plusieurs reprises : dans les Ardennes, à Hannut/Gembloux, à Flavion, à Stonne, Crécy-sur-Serre, etc. Quels sont les meilleurs ? Cette question agite les historiens depuis ce moment. Ainsi, ce numéro du magazine Batailles retravaille ce sujet en y consacrant pas moins de trois articles. Souvent oubliée des récits de la manœuvre Dyle-Breda et des combats en Belgique, la British Expeditionary Force (BEF) est également au sommaire. Ce numéro propose également la retranscription du journal d’un sous-officier français du Hackenberg, illustrant ainsi la vie dans les ouvrages de la Ligne Maginot alors que la bataille de France se joue dans leur dos : passionnant.

Lire la suite « Batailles n°26 (Histoire & Collections, 2008) »

Militaria hors-série n°96 (Histoire & Collections, 2015)

En mai 1940, les chars français sont partout ! C’est en tout cas une impression bien réelle qui ressort de ce numéro hors-série de Militaria Magazine et d’une analyse un peu fin des engagements en mai 1940. En effet, dès le 10 mai 1940, chacun des belligérants met en action les forces blindées développées durant l’Entre-Deux-Guerres.

Lire la suite « Militaria hors-série n°96 (Histoire & Collections, 2015) »

La défaite française, un désastre évitable, le 16 mai 1940, il fallait rester en Belgique (Economica, 2007)

Choquée par la brutalité de sa défaite en 1940, la France considère que le résultat ne peut être différent. Plombés par le jugement qu’en fait Vichy puis la fracture française issue de l’opposition entre gaullistes, pétainistes et communistes, les combats menés à l’Ouest en 1940 ne condamnent pas obligatoirement l’armée française. Cet exercice d’uchronie, aussi théorique soit-il, comprend une fine analyse des six premiers jours de combat et rappelle que chaque décision entraîne un ensemble de réactions, bonnes et/ou mauvaises.

Lire la suite « La défaite française, un désastre évitable, le 16 mai 1940, il fallait rester en Belgique (Economica, 2007) »

En mai 1940, fallait-il entrer en Belgique ? (Economica, 2000)

L’Histoire semble condamner définitivement la manœuvre Dyle-Breda qui consiste à faire entrer en Belgique l’aile mobile française et le British Expeditionary force le 10 mai 1940 en réaction de la triple invasion allemande des Pays-Bas, de la Belgique et du Luxembourg. En effet, sa mis en action facilite l’enveloppement qui résulte du franchissement de la Meuse de Sedan à Dinant par le corps de bataille principal allemand qui vient de franchir les Ardennes en trois jours. Le résultat est connu, c’est Dunkerque et l’anéantissement d’une partie importante de l’armée française et britannique tant d’un point quantitatif que qualificatif. Alors pourquoi se poser encore la question du bien fondé de cette manœuvre ?

Lire la suite « En mai 1940, fallait-il entrer en Belgique ? (Economica, 2000) »

Ligne de Front n°84 (Caraktère, 2020)

Ligne de Front 084100% Seconde Guerre mondiale et spécial chars ! Ce numéro de Ligne de Front revient aux grands classiques… tout en glissant quelques belles promesses comme le double extrait de la biographie de Lioudmila PAVLITCHENKO qui parait chez Overlord Press, second livre après les mémoires d’Otto CARIUS. Saisissant… Lire la suite « Ligne de Front n°84 (Caraktère, 2020) »

Science & Vie Guerres & Histoire n°47 (Mondadori, 2019)

Pour tout amateur de Seconde Guerre mondiale et de conflits contemporains, le regard est de suite attiré dans ce numéro par l’article qui oppose Somua S35 à Panzer III. Malgré un entrefilet succinct sur la bataille de Hannut, l’intérêt du texte est de proposer une étude parallèle du développement et de la conception des deux engins avant le déclenchement du conflit. Dans les deux cas, les contraintes budgétaires et industrielles sont évidentes mais ont des conséquences différentes. Dans le deux cas cependant, la gestation est laborieuse et prend du retard au point de forcer les états-majors à trouver des expédients dans des solutions palliatives. Les différences résident dans les transmissions et surtout dans l’ergonomie du poste de combat. Ce à quoi ne répond pas l’article, est la question de savoir pourquoi les Allemands ont fait le choix d’un équipage à cinq hommes et d’une tourelle pour trois, concept pertinent qui perdure ensuite toute la durée du conflit. Le potentiel d’évolution des cellules montre également une différence notable. Résultat des expérimentations passées ? Et pourtant, si le constat est peu près unanime, comprendre la raison des choix d’un côté comme de l’autre est une autre histoire qui n’est pas encore vraiment éclairée. Lire la suite « Science & Vie Guerres & Histoire n°47 (Mondadori, 2019) »