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Posts Tagged ‘Gabriel THERIAULT’

Interview de Gabriel THERIAULT pour son livre Dans les ventres d’acier (ADA, 2018)

12 octobre 2018 Laisser un commentaire

Gabriel THERIAULT, auteur du livre Dans les ventres d’acier, présente son projet, ses sources d’inspiration (truffées de références littéraires) et ses projets…

Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Avec plaisir! Gabriel Thériault, un auteur québécois dans la trentaine. Mes études universitaires m’ont d’abord porté vers la chevalerie et les croisades auxquelles j’ai consacré mon mémoire de maîtrise (master). Je me présenterais comme un historien militaire fortement influencé par les travaux de Keegan. Mes objets d’étude et d’intérêt sont les mentalités, les cultures, les notions de crimes de guerre et les problèmes de conscience qui peuvent en découler. L’importance que l’historien doit attacher à l’atmosphère mentale et à cette façon d’être au monde propre à chaque époque décrit bien mon approche située au confluent d’une pratique historique et littéraire.

Par conséquent, ma curiosité est essentiellement tournée vers l’histoire du soldat au front, les pieds dans la merde et la boue. Bref, une histoire militaire par le bas, sur les manières dont le soldat pouvait vivre et dépasser les dures conditions d’engagement, sur ses motivations, sur son moral, sur sa réalité et son vécu. Lire la suite…

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Dans les ventres d’acier (ADA, 2018)

7 octobre 2018 2 commentaires

Sur la vie quotidienne au front des soldats allemands au cours de la Seconde Guerre mondiale, il y avait les romans de Sven HASSEL ou les ouvrages romancés de Jean MABIRE. Il faut maintenant compter avec celui de Gabriel THERIAULT. Aussi passionnant, prenant et poignant qu’Eclairs lointains écrit dans un camps de prisonnier dans les mois qui suivent la chute de Stalingrad par l’un de ses témoins directs.

Dans les ventres d’acier se lit comme on regarde un film de guerre moderne. C’est Fury en version littéraire, côté germanique et sur le Front de l’Est. Le lecteur est plongé dans l’action, dans l’horreur des combats, dans l’habitacle d’un char, dans la tête, les yeux, le nez et la bouche- bref dans la peau – des hommes qui livrent combat.

L’action principale se situe à partir du printemps 1942 dans les centres d’entrainement de la Panzerwaffe puis dans les forêts et marais autour de Leningrad en plein hiver 1943. Après le choc qui suit les premiers affrontements avec les chars soviétiques T-34, KV-1 et autres KV-2 dont le héros est l’un des rescapés miraculeux de l’été 1941, l’armée allemande cherche la riposte. La première est le Panzer VI Ausf. E Tiger dont les premiers exemplaires sortent au compte compte pour être engagés au sein de bataillons autonomes. L’un de ceux-ci est la schwere Panzer-Abteilung 502 dont le lecteur suit les premiers engagements d’abord laborieux, voire désastreux. Lire la suite…