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Posts Tagged ‘Franck SEGRETAIN’

Batailles n°78 (Ysec, 2017)

18 mai 2017 1 commentaire

Batailles 078Généralement, les magazines de printemps et d’été se penchent sur le Débarquement en Normandie, cette fois-ci c’est un retour sur le drame de Dunkerque que nous propose ce numéro. Ce n’est pas le seul événement de mai 1940 qui est abordé puisqu’un article revient sur la bataille de Gembloux durant laquelle les cavaliers français font bonne figure face aux troupes blindées allemandes, avant de leur laisser le terrain mais surtout de se retrouver enfermer dans la gigantesque nasse qui se forme du fait de la rupture du front français sur la Meuse. A ce propos, il faut noter une erreur sur la maquette et dans le sommaire qui annoncent un article sur Porsche, de la Volkswagen au Tigre, alors le sujet abordé est la bataille de Gembloux. Lire la suite…

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Ligne de Front n°66 (Caraktère, 2017)

22 février 2017 1 commentaire

ligne-de-front-066Ce numéro tourne autour de trois thèmes seulement, tous centrés sur la Seconde Guerre mondiale. Comme affiché en couverture, un dossier revient sur le parcours hors-norme de huit soldats du III. Reich, sur terre, sur et sous mer et dans les airs. Le sujet peut paraître rebattu. Certains diront, encore… Mais aux côtés de quelques as ultra connus (Kurt KNISPEL, Hans-Ulrich RUDEL, Erich HARTMANN, Otto KRETSCHMER) se cachent d’autres moins célèbres mais ont un palmarès tout aussi bien rempli (Matthäus HETZENAUER le sniper de la 3. Gebirgs-Division, Günther VIEZENZ le casseur de chars de la 28. puis de la 252. Infanterie-Division, Gerardus MOOYMAN le Hollandais avec son canon antichar, Ernst-Felix KRÜDER et ses 32 navires coulés ou abordés à bord de son corsaire Pinguin). C’est donc tout l’intérêt de découvrir ces as aussi variés. En espérant que leurs adversaires des autres belligérants bénéficient eux-aussi un jour d’une telle couverture, même si les palmarès ne sont en apparence pas aussi étoffés. Lire la suite…

2e Guerre mondiale n°57 (Mars & Clio Editions, décembre 2014 / janvier 2015)

27 novembre 2014 1 commentaire

revue_2gm_057Brouillard de la guerre et frictions clausewitziennes sont au menu de ce numéro de 2e Guerre Mondiale.

Tout d’abord, il faut saluer le dossier consacré à la bataille de Bastogne en décembre 1944, tant la partie consacrée à l’avance allemande que celle décrivant les efforts américains pour défendre la ville et faire sauter le siège. Il montre que le résultat n’était pas joué d’avance, ce qui souligne une fois de plus comment une succession de petits détails peut faire basculer le sort des armes d’un côté comme de l’autre quel que soit le côté vers lequel penche la balance stratégique. Loin d’être un récit monolithique, le dossier s’attache à mettre en relief les décisions prises d’un côté comme de l’autre tout en tenant compte de l’état des connaissances des protagonistes au moment de faits. En bref, une étude sur une bataille ultra connue mais qui a le courage de l’analyser d’un point de vue opératique.

Autre exemple d’évènement qui ne se passe pas comme prévu, la libération de Brest qui demande six semaines d’intenses combats aux Américains pour finalement un résultat presqu’inutile, le port étant inutilisable, trop loin de la ligne de front et excentré logistiquement. Il suffit d’une erreur d’appréciation d’un côté et d’un homme déterminé de l’autre pour que les cartes soient rebattues. A l’instar de Bastogne, il aurait suffit que le contexte stratégique ne soit pas aussi défavorable aux Allemands pour que le résultat soit différent ou que la garnison représente un point de fixation et une menace dans le flanc allié. Une fois encore, 2e Guerre Mondiale aime s’aventurer sur un sujet qui pourrait être polémique, mais en évitant tout écueil, en abordant le poids de la Résistance française dans la Libération du pays. La conclusion est très bien équilibrée en relativisant le poids militaire mais en lui reconnaissant un rôle politique essentiel qui permet à la France de trouver toute sa place dans les nations qui triomphent du III. Reich, ce qui était loin d’être acquis après la cinglante défaite de 1940. De son côté, la rubrique « Ecrire l’Histoire » se penche également sur les résultats controversés de l’armée britannique dans le conflit avec un angle de vue original soulignant le contraste entre l’armée impériale et l’armée britannique. A lire et à cogiter.

Egalement original, le rôle de l’infanterie allemande dans les déserts nord-africains. L’Afrika-Korps est réputée pour les exploits et les chevauchées de Panzer. C’est effectivement vite oublier que des blindés ne sont rien sans infanterie. Rommel manque non seulement de chars, d’approvisionnements, mais aussi de fantassins…

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Collections : 1ère Guerre mondiale2ème Guerre mondialeAprès 1945 www.3945km.com – Des origines aux conséquences de la Seconde Guerre mondiale, un siècle d’histoire militaire planétaire !


http://www.3945km.com propose en toute indépendance de recenser des publications couvrant un siècle d’histoire militaire, du début du XXème siècle aux conflits contemporains en mettant en avant notamment les travaux en langue française. Bien entendu, il n’y a pas de prétention à être exhaustif, mais simplement de proposer des pistes bibliographiques à ceux qui portent un intérêt sur un sujet particulier. La Seconde Guerre mondiale est un tournant majeur dans l’histoire du monde, que ce soit en Europe ou en Asie. La dimension intercontinentale est essentiellement vraie pour les Etats-Unis qui se battent en Europe pour y prendre physiquement et culturellement pied ainsi qu’en Asie et dans le Pacifique. Les conflits qui vont germer après 1945 sont issus des conséquences du conflit. Durablement, les armées sont marquées par l’évolution des technologies, des doctrines et des mentalités de la guerre. L’apparition de l’atome, tout comme la décolonisation et l’apparition du terrorisme sont les héritiers de la guerre. De même, la Seconde Guerre mondiale n’a pas été spontanée. Elle résulte, que ce soit en Europe, dans le Pacifique et en Asie d’influences issues du début du XXème siècle. La conjonction d’intérêts idéologiques et politiques, le calendrier propre des protagonistes, le développement des moyens de transport et de communication vont donner l’impression d’une certaine unité de temps à défaut de lieu. 2e Guerre Mondiale est une revue spécialisée sur la période 1939 / 1945 comme son nom l’indique. Les sujets traités couvrent les aspects militaires, techniques, économiques, politiques et diplomatiques. La ligne éditoriale cherche à opposer les visions de l’Axe et des Alliés ou de prendre du recul sur les évènements bruts pour en dégager des analyses plus systémiques.

Joachim Peiper, « l’adjudant du diable » (2e Guerre Mondiale n°56, octobre / novembre 2014)

11 octobre 2014 1 commentaire

revue_2gm_056Comme tout grand évènement, une guerre repose sur l’engagement et la souffrance d’une multitude d’anonymes, mais aussi de quelques icônes qui marquent l’esprit collectif des contemporains et de l’Histoire.

Dans son numéro 56, la revue 2e Guerre Mondiale propose un portrait de Joachim PEIPER dont le nom est associé tant à des victoires qu’à des défaites du III. Reich, à l’idéologie de son régime par son appartenance à la Waffen-SS et les massacres commis sous son autorité, ainsi qu’à son assassinat dans l’incendie de sa maison.

Victorieux à Kharkov au printemps 1943 quand le SS-Panzer-Korps participe au rétablissement du front allemand après la défaite de Stalingrad et le repli du Caucase, défait à Koursk, en Normandie et dans les Ardennes.

Comme souvent, Joachim PEIPER a dépassé son niveau de compétence quand il s’extrait de son statut de chef de bataillon où son charisme, son entrain, son exemple mais aussi sa brutalité sont pour beaucoup dans les résultats de son unité. Il ne se fond pas dans ses habits de chef de corps. Probablement dépassé par le niveau de compétences nécessaires, nerveusement épuisé, physiquement fragilisé, il est en « burn-out » en Normandie à l’été 1944. Il n’est pas en possession de toutes ses capacités physiques, nerveuses et intellectuelles en décembre 1944 où il compense son manque de résultat par une brutalité encore plus excessive.

Le cas de Joachim PEIPER est donc un vrai exemple de l’impact d’un leader, tant d’un point de vue positif que négatif.

L’article de Stéphane MANTOUX est une invitation à analyser les combats par l’impact de quelques chefs. Sans parler de l’importance de la gestion des cadres, même en temps de guerre et dans les moments les plus difficiles… Bref, un sujet encore largement inédit et à explorer par les historiens !

=> Sommaire détaillé

livre_schiffer_westemeier_jens_joachim_peiper livre_pen_and_sword_reynolds_michael_devils_adjdant_peiper livre_heimdal_trang_charles_leibstandarte_tome_1 livre_heimdal_trang_charles_dictionnaire_waffen_ss_tome_1 livre_hc_naud_philippe_kharkov_1943

Collections : 1ère Guerre mondiale2ème Guerre mondialeAprès 1945

www.3945km.com – Des origines aux conséquences de la Seconde Guerre mondiale, un siècle d’histoire militaire planétaire !


http://www.3945km.com propose en toute indépendance de recenser des publications couvrant un siècle d’histoire militaire, du début du XXème siècle aux conflits contemporains en mettant en avant notamment les travaux en langue française. Bien entendu, il n’y a pas de prétention à être exhaustif, mais simplement de proposer des pistes bibliographiques à ceux qui portent un intérêt sur un sujet particulier.

La Seconde Guerre mondiale est un tournant majeur dans l’histoire du monde, que ce soit en Europe ou en Asie. La dimension intercontinentale est essentiellement vraie pour les Etats-Unis qui se battent en Europe pour y prendre physiquement et culturellement pied ainsi qu’en Asie et dans le Pacifique. Les conflits qui vont germer après 1945 sont issus des conséquences du conflit. Durablement, les armées sont marquées par l’évolution des technologies, des doctrines et des mentalités de la guerre. L’apparition de l’atome, tout comme la décolonisation et l’apparition du terrorisme sont les héritiers de la guerre. De même, la Seconde Guerre mondiale n’a pas été spontanée. Elle résulte, que ce soit en Europe, dans le Pacifique et en Asie d’influences issues du début du XXème siècle. La conjonction d’intérêts idéologiques et politiques, le calendrier propre des protagonistes, le développement des moyens de transport et de communication vont donner l’impression d’une certaine unité de temps à défaut de lieu.

2e Guerre Mondiale est un magazine bimensuel édité en français initialement par les Editions Astrolabe et repris par Mars & Clio Editions depuis 2014. Les textes sont accompagnés d’une large iconographie et de profils couleurs  en format A4. Régulièrement les articles opposent la vision alliée et de l’Axe sur un même sujet. L’intérêt de cette revue est également ses dossiers qui ne se contentent pas de narrer des événements militaires, politiques ou économiques, mais entraînent le lecteur dans une vision plus globale et systémique.

2e Guerre Mondiale n°54 (Mars & Clio Editions, juin / juillet 2014)

14 juin 2014 1 commentaire

revue_2gm_054**** Excellent / *** Très bien / ** Bien / * Moyen / x A éviter

Avec ce numéro, 2e Guerre Mondiale ouvre une nouvelle page de sa vie éditoriale puisque l’édition de la revue est reprise par Nicolas PONTIC son rédacteur en chef suite aux difficultés économique des Editions Astrolabe. Pour l’occasion, une nouvelle maison d’éditions a été mise sur pied : Mars & Clio Editions Il n’y a pas encore de changement dans le format et le contenu. Le lecteur non averti ne se rendra pas compte de ce changement avec ce numéro. En tout cas, bon courage à l’équipe et surtout tous nos vœux de succès éditorial et économique malgré une offre pléthorique de titres où le meilleur côtoie le pire, un noyau de lecteurs en baisse (espérons que les commémorations du 70ème anniversaire du Débarquement en Normandie apporteront de nouveaux passionnés) et des budgets loisirs / culture directement impactés par la lancinante morosité économique et le matraquage fiscal.

La plus grande partie du numéro est consacrée à une analyse de la situation stratégique du III. Reich de 1939 et 1945 et comment son outil militaire se transforme.

Ce qui marque le plus, c’est que la dimension mondiale n’est véritablement valable que pour les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Pour les autres belligérants (Italie, Japon, URSS), la guerre est essentiellement « régionale » au sens anglo-saxon du terme. Le champ de bataille du III. Reich c’est l’Europe (ou l’Asie et la Pacifique pour le pays du Soleil Levant) malgré quelques escapades en Afrique du Nord et sur les océans.

Le morceau de trop va être l’URSS envahie en juin 1941. L’échec de l’opération Barbarossa aux portes de Leningrad, Moscou et Rostov-sur-le-Don signe la fin de l’espoir d’une guerre relativement courte et victorieuse. Stalingrad annonce la défaite et modifie radicalement la situation stratégique. Le Reich ne combat plus pour vaincre mais pour ne pas perdre.

L’implication des Etats-Unis rend possible le retour de la Grande-Bretagne sur le continent européens. La défaite de l’Axe en Afrique du Nord et les débarquements en Sicile et en Italie ne sont rendus possible que grâce au support de l’Amérique.

A partir du Débarquement en Normandie et suite aux défaites majeures sur le Front de l’Est à l’été 1944, le III. Reich n’a plus d’espoir de résister et d’accrocher un match nul. La défaite devient inéluctable et les derniers sursauts de résistance, aussi étonnants qu’imprévus, ne sont que des illusions. De toute façon, la course à l’atome remportée par les Etats-Unis aurait signé le glas du Reich qui n’a pas compris le changement des équilibres stratégiques et militaires qu’entrainait l’arme atomique.

L’intérêt de ce dossier stratégique est de mettre en parallèle des perspectives pas uniquement germano-centrées et de proposer de nombreux tableaux comparatifs (effectifs mobilisés, divisions disponibles, production, etc.).

Particulièrement original, l’article sur les combats aériens au-dessus du Kouban au cours du premier semestre 1943 nous fait découvrir une facette assez peu connu du front germano-soviétique et permet d’analyser également la métamorphose des forces aériennes de l’URSS qui ont parcouru bien du chemin depuis leur quasi-disparition des cieux en juin 1941.

L’anniversaire du Débarquement en Normandie est l’occasion d’une étude assez succincte sur les chars américains dans les premières vagues d’assaut. Le contraste est saisissant entre la facilité d’Utah Beach et le naufrage à Omaha Beach.

Enfin, la dernière étude se penche sur la libération de la Corse en 1943, épisode assez peu connu mais dans lequel s’esquissent les enjeux franco-français de l’été 1944 entre résistants, armée française libre, gaullistes et velléités américaines de s’immiscer dans la politique nationale…

=> Sommaire détaillé


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2e Guerre Mondiale n°53 (Editions Astrolabe, mars / avril 2014)

22 mars 2014 1 commentaire

revue_2gm_053**** Excellent / *** Très bien / ** Bien / * Moyen / x A éviter

La couverture de ce numéro peut alimenter tous les fantasmes de certains et toute la haine des autres. Le principal dossier du numéro est consacré l’ésotérisme et à l’occultisme nazi. La première question qui peut se poser est : quoi de neuf ? En fait, sur le fond pas grand-chose. Les articles reviennent sur la société de Thulé, Heinrich HIMMLER, le château du Wewelsburg et les codes de la SS. Mais au-delà de cette synthèse bien faite, l’intérêt de ce dossier réside surtout sur le mythe et sa déclinaison dans les milieux néonazis ou d’extrême-droite ainsi que l’exploitation que le cinéma en a faite avec notamment Indiana Jones. En bref, passionnant et questionnant sur les propres interprétations qui peuvent être faites de l’Histoire.

Justement, les deux articles de la rubrique « comprendre l’Histoire » analysent d’un côté la pratique de la reconstitution (certains diront de l’histoire vivante) et ses questions morales, et de l’autre côté l’image des soldats de la Seconde Guerre mondiale dans l’esprit du grand public où les clichés jouent un rôle prépondérants, souvent entretenus par le cinéma et certains ouvrages loin d’être exemplaire d’un point de vue rigueur historique et scientifique.

Trois articles plus centrés sur les aspects militaires du conflit sont également présents et méritent tous une grande attention. Le premier est une très bonne synthèse des généraux limogés. Si les exemples allemands viennent le plus facilement à l’esprit, et sont les plus nombreux, des généraux américains et britanniques furent aussi l’objet de limogeage. L’article ne propose pas une succession de portraits, mais au contraire chercher à faire une synthèse des motivations (défaite, désobéissance, santés, difficultés relationnelles…) et des conséquences. Comme le rappelle son auteur, l’article est vraiment une construction originale qui n’est pas la transcription de tel ou tel ouvrage.

L’autre synthèse particulièrement bien réussie est celle qui analyse la réaction allemande face au Débarquement allié en 1944, non pas sous un angle purement militaire, mais sous celui des conséquences sur la répression qui s’instaure, notamment face à la multiplication des actes de résistance et de sabotage. Après quelques exemples, l’auteur essaye de comprendre l’origine de cette brutalité (idéologie nazie, expérience du Front de l’Est, lutte contre les partisans, priorité aux impératifs militaires).

Enfin, un article revient sur les combats dans la région d’Orel à l’automne 1941 lors de la course final vers Moscou. Les blindés allemands se font durement étrillés par les chars soviétiques à Mtsenk, bataille peu connue, mais qui est un épisode de plus qui va progressivement stopper, user et laminer les forces combattantes de la Wehrmacht à l’Est. Deux superbes profils couleurs de chars allemands aux couleurs pré-hivernales sur des pleines pages A4 accompagnent l’article.

=> Sommaire détaillé

=> 2e Guerre Mondiale n°53, Editions Astrolabe, mars / avril 2014, 6,95 € (prix à parution, France métropolitaine), 84 pages

=> Texte, photos N&B et couleurs, cartes, profils couleurs

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