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Posts Tagged ‘Dwight David EISENHOWER’

Ardennes 1944/1945 – mercredi 27 décembre 1944

27 décembre 2019 2 commentaires

La situation s’est aggravée pour les Allemands le 26 décembre 1944. La 2. SS-Panzer-Division a été repoussée de Manhay, la 2. Panzer-Division a dû replier ses avant-gardes en abandonnant leur matériel et la 4th US Armored Division a rétabli la liaison avec la garnison de Bastogne qui n’est donc plus encerclée totalement, même si elle forme un saillant avancé dans les flancs allemands. Lire la suite…

Mook 1944 n°3/2019 (Weyrich, 2019)

18 décembre 2019 2 commentaires

Mook 1944 2019 003Actualité oblige, ce numéro de Mook 1944 revient avec bonheur sur la contre-offensive allemande des Ardennes après un n°1 consacré à la bévue allemande et plus particulièrement de la 130. Panzer-Lehr-Division qui fait rater la prise de Bastogne alors que la ville est peu défendue.

Il faut dire que sur les Ardennes comme sur bien d’autres combats majeurs de la Seconde Guerre mondiale, l’historiographie a fait beaucoup de progrès ces dernières années en s’extrayant peu à peu des historiques et des mémoires officiels par nature un peu biaisés, puis en les recoupant avec les archives d’origine, les témoignages écrits ou visuels (photos, films d’actualité) grâce à des chercheurs passionnés et des auteurs de grande qualité. Nous en avons encore un bel exemple ici. Lire la suite…

Mook 1944 hors-série n°1 (Weyrich, 2019)

27 octobre 2019 5 commentaires

Mook 1944 HS 001Très similaire sur la forme aux numéros réguliers de Mook 1944 (voir 1/2019 et 2/2019), ce hors-série est fondamental pour appréhender dans leur ensemble les ratés alliés après la bataille de Normandie. L’impossibilité de boucler à temps la poche de Falaise, l’échec de Market-Garden ou le coup de frein de Patton en Lorraine sont bien connus. Mais ces échecs ne sont pas les seuls et ne peuvent masquer les « autres » qui sont au moins tout aussi importants. Cela n’empêche de véritables succès tactiques, de longues chevauchées que seules les pannes d’essence arrêtent. Indispensable donc pour combler les trous historiographiques de la Libération. Lire la suite…

1944, l’été sanglant : 30 villes normandes sous les bombes (Historia / Paris Normandie, 2019)

Historia Paris Normandie HS 002 1944 ete sanglant 30 villes normandes sous les bombes.pngPublié à l’occasion des célébrations du 75ème anniversaire du Débarquement allié, ce numéro spécial d’une centaine de pages revient sur l’une des polémiques qui entachent de façon récurrente la victoire alliée en Normandie, à savoir les pertes civiles et les destructions patrimoniales occasionnées en vue et au cours de l’opération Overlord.

Comme le souligne immédiatement une infographie dès la première page, ce sont vingt mille civils qui sont tués. Les trois-quart d’entre eux se trouvent au Havre, à Rouen et à Evreux. Pertes inutiles ? Lire la suite…

Mook 1944 n°01/2019 (Weyrich, 2019)

25 mars 2019 5 commentaires

Voilà une belle initiative de Weyrich Edition sous la houlette de Hugues WENKIN. Tout d’abord, il faut saluer cette initiative qu’est le lancement de 1944, une nouvelle revue de grande qualité sur la Seconde Guerre mondiale et dans un format quelque peu décalé… pour une revue. En effet, la format est hybride car il se présente plutôt comme un livre broché contenant plusieurs articles illustrés de photos et de cartes dans une mise en page dynamique. Le côté « recueil » n’est pas nouveau à proprement parlé dans le monde littéraire (voir par exemple Stratégique autrefois publiée par la Commission Française d’Histoire Militaire – CFHM – chez Economica). Ni le côté largement illustré avec une maquette moderne (voir la collection Maîtres de guerre chez Perrin). Mais le concept est ici poussé jusqu’au bout sous le vocable « Mook » combinaison des mots « Magazine » et « Book ». Lire la suite…

Batailles n°84 (Ysec, 2018)

6 mars 2019 1 commentaire

Si le positionnement du magazine Batailles est parfois un peu difficile à suivre, il contient très régulièrement quelques articles qui sortent de l’ordinaire. C’est le cas avec ce numéro.

L’armée française est bien traitée avec plusieurs études la concernant. La première est la suite du numéro 83 sur les hydravions de l’aviation embarquée en 1939 et 1940 avec cette fois-ci un zoom sur le Loire 130 qui équipe les cuirassés Dunkerque, Strasbourg, Lorraine et Richelieu, la 1ère Division de Croiseurs (Algérie, Dupleix et Foch), la 2ème Division de Croiseurs (Colbert, Duquesne et Tourville), la 3ème Division de Croiseurs (La Marseillaise, Jean de Vienne et La Galissonnière), la 4ème Division de Croiseurs (Georges Leygues, La Gloire et Montcalm), les croiseurs Tourville, Suffren, Lamotte-Piquet, Primauguet, Dugay-Trouin et Jeanne d’Arc. C’est aussi l’occasion de découvrir le groupement HS7, les Gourdou-Leseurre des avisos Bougainville, Dumont d’Urville, Savorgnan de Brazza, Rigault de Genouilly et D’Iberville ainsi que le Besson MB 411 du sous-marin Surcouf. Seul, regret, l’article est trop court et trop énumératif, le sujet mérite davantage de développement. Les photos sont en tout cas rares et pour certaines très originales compte tenu du cadre d’emploi. Lire la suite…

Patton, la chevauchée héroïque (Tallandier, 2016)

5 août 2018 5 commentaires

En complément de plusieurs ouvrages consacrés à l’armée allemande (Afrikakorps, l’armée de Rommel, Invasion ! Le Débarquement vécu par les Allemands, L’armée d’Hitler), ou au Débarquement (Les divisions du Débarquement, Les opérations aéroportées du Débarquement), sans compter un nombre conséquent d’articles parus notamment dans le magazine 2e Guerre Mondiale, Benoît RONDEAU s’attaque avec brio aussi aux généraux emblématiques de la Seconde Guerre mondiale.

En témoigne ce Patton, avant de revenir à Rommel.

L’auteur puise dans les écrits de l’intéressé et de ses contemporains pour alimenter sur une base chronologique la trame de son livre. Son recul et surtout sa connaissance de certains théâtres d’opérations (Afrique du Nord, Normandie) lui permettent d’offrir un texte équilibré qui tient compte aussi de la perception de l’adversaire. Loin des récits politiquement corrects qui tendent à orienter les lecteurs avec des yeux contemporains, Benoît RONDEAU se garde de porter un jugement sur les opinions de George PATTON, bien qu’elles soient particulièrement bien tranchées et parfois sulfureuses. Elles font néanmoins partie intégrante du personnage dont il faut aussi savoir différencier les provocations des intimes convictions. Les actes traduisent plus le sentiment profond que les paroles qui relèvent parfois du théâtre. L’exemple de PATTON est à cet égard criant.

Car le sujet de cette biographie est à l’évidence un personnage. Bien plus complexe que ses propos crus peuvent laisser transparaître. Seule certitude, son ego est gigantesque. Contrairement à certains de ses contemporains et aux « grandes » individualités (réelles ou supposées) qui font partie intégrante de l’Humanité et de tout groupe humain (hier, aujourd’hui et demain), il ne s’en cache pas et l’assume pleinement. Lire la suite…