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Posts Tagged ‘Canons antichars allemands’

1940, la Wehrmacht de Fall Gelb (Economica, 2018)

24 mars 2018 11 commentaires

Ce livre est à l’évidence l’oeuvre d’un passionné et d’un chercheur qui ne se contente pas de reproduire ce que d’autres ont écrit (cf. sa propre présentation de cet ouvrage). Eric DENIS, son auteur, n’a pas hésité à se replonger dans les archives pour ressortir des éléments factuels, ce qui lui vaut le privilège d’une préface d’Alain VERWICHT connu pour ses plongées dans les archives allemandes pour ressortir les faits et les chiffres.

Pour l’armée allemande, mai 1940 est un moment particulier, assez rare dans l’histoire militaire, où plusieurs éléments se combinent favorablement et sont adaptés à l’objectif : stratégie, organisation, moyens matériels et humains, leadership. Comme le souligne l’auteur, cette armée n’est pas seulement rodée avec la guerre d’Espagne et l’invasion de la Pologne, mais aussi par la remilitarisation de la Sarre, l’annexion de l’Autriche, la prise de contrôle de Tchécoslovaquie. En effet, chacun de ces événements, même sans combat, a donné la possibilité de planifier, d’entraîner et de réaliser des manœuvres grandeur nature qui apportent nombre d’enseignements et retours d’expérience.

Comme le titre l’indique, ce n’est pas le récit de la première phase des opérations militaires entamées par le III. Reich à l’Ouest en mai 1940 qui aboutit à la mise hors jeu de la Hollande, de la Belgique et du Luxembourg tout en amputant très significativement le corps de bataille français et en rejetant le corps expéditionnaire britannique à la mer. Ce n’est pas non plus l’analyse des carences alliées. Mais c’est l’analyse des facteurs qui font que la victoire allemande de mai/juin 1940 n’est pas le fruit du hasard ou des seules carences de ses adversaires. Lire la suite…

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Wehrmacht 46, volume 1 , Heer & Panzerwaffe (Caraktère, 2016)

11 février 2018 3 commentaires

Si la Wehrmacht capte l’attention de nombreux passionnés de la Seconde Guerre mondiale, cela est dû en partie par le poids doctrinal et technologique que les forces armées du III. Reich ont fait peser sur la façon de mener le combat. L’un des paradoxes les plus frappants de la Seconde Guerre mondiale est que les Allemands remportent leurs plus grands succès alors qu’ils sont loin d’être parés pour un conflit d’une telle ampleur (Pologne 1939, Ouest 1940, Balkans 1941, début de l’opération Barbarossa), mais sont défaits alors qu’ils bénéficient d’une avance technologique indéniable en fin de conflit.

Les luttes intestines inhérentes à la nature même du pouvoir nazi tournent à la gabegie, des préjugés raciaux éloignent certains ingénieurs ou certaines thèses scientifiques, un système de commandement du plus en plus centralisé et coupé des réalités entraînent les III. Reich dans la défaite.

Les recherches et les technologies développées par les Allemands voient très souvent leur aboutissement, leur industrialisation et leur engagement au combat… sous les couleurs de leurs adversaires. La guerre achevée, ces derniers ne s’y sont pas trompés. Américain, Britanniques, Soviétiques, Français : tous ont cherché à mettre la main sur les plans, les prototypes et surtout les cerveaux qui en possèdent les secrets. Quitte à passer un pudique voile sur leur engagement auprès du régime nazi ou leur implication dans un système industriel reposant sur le travail forcé et exploitant les camps de la mort. Lire la suite…

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Batailles & Blindés n°71 (Caraktère, 2016)

30 janvier 2016 2 commentaires

Batailles et Blindes 071

Ce numéro regorge de sujets inédits et fait partie des grands crus de ce magazine à posséder impérativement dans sa bibliothèque. La couverture accrocheuse sur l’agonie de la Panzerwaffe à l’Est en 1945 ne suffit pas à résumer ce numéro !

Si la Belgique joue un rôle majeur dans l’avant mai 1940 et au cours des journées cruciales qui voient le III. Reich abattre d’un coup la Hollande, la Belgique elle-même, le Luxembourg et la France (voir La déroute française de 1940, la faute aux Belges ?), ses combats sont finalement très peu étudiés. C’est finalement tout l’intérêt de l’article consacré aux Renault ACG1 du Corps de Cavalerie belge qui représentent les seuls vrais blindés de l’Armée belge. Leur emploi est inappropié. Ils sont dispersés, disposés en support de l’infanterie. Bref, les huit exemplaires dont le lecteur suit le parcours un par un, ne s’illustrent pas particulièrement. Ils reprendront ensuite tous du service comme « Beute Panzer » sous la dénomination Panzer 738(f). Lire la suite…

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