Trucks & Tanks Magazine n°72 (Caraktère, 2019)

Êtes-vous un « Wehraboo » ? La question qui ouvre ce numéro de Trucks & Tanks Magazine sous ce mot étrange est à la fois truculente et fort sérieuse. Truculente devant la capacité des forums, jeux en ligne et autres réseaux instantanés à imaginer des notions plus virtuelles les unes que les autres. Bien plus sérieuse quand l’Histoire la plus dramatique est détournée aussi légèrement. Les polémiques qui agitent la France actuellement montrent qu’il est primordial de ne pas s’amuser de tout d’autant que le poids de cette époque se fait encore sentir. Et dire que tout n’a pas été encore exploré sur la Seconde Guerre mondiale, comme en témoignent heureusement les études qui régulièrement lèvent un voile ou portent un regard nouveau grâce à la distanciation des faits… La guerre est bien trop sérieuse pour être laissée aux seules mains des militaires (et des politiques), mais l’Histoire est trop grave pour être laissée aux seuls claviers des réseaux numériques. Lire la suite « Trucks & Tanks Magazine n°72 (Caraktère, 2019) »

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Berlin 1945 : le crépuscule des fauves éreintés… (Trucks & Tanks n°47, Editions Caraktère, janvier/février 2015)

revue_tnt_047La bataille de Berlin en avril 1945 est l’un des moments phares et scrutés à la loupe de la Seconde Guerre mondiale. Les grandes lignes sont assez connues mais il reste de nombreuses facettes inexplorées notamment en raison de l’absence d’archives allemandes compte tenu de la défaite et de la confusion qui règne alors.

Pourtant, le magazine Trucks & Tanks des Editions Caraktère apporte dans son numéro 47 un éclairage un peu particulier et original. Le III. Reich est alors en état de mort cérébrale, seuls les membres réagissent par réflexe. Son complexe militaro-industriel est asphyxié, en partie détruit ou occupé. Ses structures de commandement sont éclatées, sans liens ni cohésion. Ses forces de combat sont réduites, éparpillées sans plus aucune cohérence d’ensemble. Les effectifs sont réduits à la portion congrue. Les renforts d’adolescents ou de « seniors » ne comblent pas les vides en terme de quantité et encore moins en terme de qualité. Les derniers affrontements se font avec ce qui peut être rassemblé sur le champ et opposé immédiatement à l’adversaire.

Ainsi, dans les ruines de la capitale du Reich, quelques chars de série les plus modernes côtoient des prototypes plus ou moins aboutis de ce qui aurait pu être le futur de la Panzerwaffe et des bricolages basés sur des armes plus ou moins obsolètes, sans parler de quelques authentiques pièces de musée. Malgré tout, cet assemblage de bric et de broc d’hommes et de matériels donne jusqu’au bout du fil à retordre à l’Armée Rouge pourtant toute puissante et en pleine confiance. Elle laisse dans les ruines de la capitale du Reich deux milliers de chars et de trop nombreux soldat.

L’issue était connue d’avance. Mais l’intérêt de cette étude est de comprendre comment quand tout est fini, tout est perdu, il reste toujours de quoi fournir des armes aux combattants en puisant dans les ultimes stocks et l’imagination de quelques artisans…

Les photos, plans et profils couleurs qui accompagnent les textes combleront les maquettistes qui y trouveront de l’inspiration pour présenter des scènes originales de la bataille de Berlin…


www.3945km.comDes origines aux conséquences de la Seconde Guerre mondiale, un siècle d’histoire militaire planétaire !