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Posts Tagged ‘1940’

La déroute française de 1940, la faute aux Belges ? (Economica, 2015)

5 janvier 2016 4 commentaires

Economica 2015 DELHEZ Jean Claude Mysteres de guerre 8 deroute 1940 Belges

Un bijou ! Ce petit livre de Jean-Claude DELHEZ paru chez Economica dans la collection « Mystères de guerre » se dévore et éclaire de façon lumineuse les dispositions prises tant par les Belges que par les Français en 1940.

Pour comprendre l’Histoire, il ne faut pas juger avec les yeux du moment, mais se replacer dans le contexte de l’époque.

Tout d’abord, petit rappel… La traversée des Ardennes par les Allemands n’a pas été si facile que cela et à plusieurs reprises il ne s’en est pas fallu de beaucoup pour qu’elle tourne au cauchemar. Quelques abattis et quelques combats retardateurs des Chasseurs ardennais ont provoqué facilement du chaos chez l’envahisseur. Que se serait-il passé si les Belges avait choisi de défendre plus vigoureusement cette région ? Pourquoi les Panzer ont pu se retrouver en trois jours face à la Meuse ? L’exemple de décembre 1944 prouve que la région même faiblement défendue ralentit, voire bloque, toute velléité offensive… Lire la suite…

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GBM n°115 (Histoire & Collections, 2016)

GBM 115

Tous les trimestres, GBM, le magazine 100% armée française de 1914 à 1940, propose un ensemble d’études parfaitement présentées, détaillées et originales. Ce numéro en est la parfaite illustration.

Le magazine s’ouvre sur le canon 75 TR Saint-Chamond qui est l’occasion de survoler la « controverse » à propos du général BACQUET et de ses déclarations fin 1914 sur le fait que l’armée française d’alors n’a pas besoin de canons compte tenu du manque de munitions. Lire la suite…

Mémorial de la bataille de France (Heimdal)

8 décembre 2015 Laisser un commentaire

Heimdal 2016 MARY Jean-Yves Memorial France 1940 tome 1Après une volumineuse, et à ce jour inégalée, étude sur l’invasion allemande de mai et juin 1940, Jean-Yves MARY se replonge sur cette période en préparant deux volumes sur les opérations militaires à l’Ouest en 1940.

La promesse évoquée de traiter au jour le jour les combats de la Hollande à Menton, ce qui procure un champ un peu différent et plus complet que celui précédemment adopté qui se focalisait essentiellement sur les pointes blindées allemandes.

Annoncés respectivement pour 2016 et 2017, les deux volumes du « Mémorial de la bataille de France » publiés aux Editions Heimdal devraient représenter quelques 800 pages et plusieurs centaines de photos issues tant des archives officielles que des clichés pris par les vétérans. Le ticket d’entrée est élevé, puisqu’il faudra compter 118 € pour les deux volumes lors de leur parution. Le principal enjeu sera d’éviter de faire doublon aux six livres du même auteur déjà parus…

=> Acheter le tome 1

 

Sturmgeschütz-Abteilungen / Panzer-Divisionen : concurrence ou complémentarité ? (Batailles & Blindés n°65, Editions Caraktère, février/mars 2015)

2 février 2015 Laisser un commentaire

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Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les armées du III. Reich révolutionnent incontestablement l’utilisation de l’arme blindée. Tout d’abord en repensant le concept d’emploi des chars et leur interaction avec les autres armes, notamment l’aviation, puis en développant la notion de char de bataille (« Main Battle Tank ») qui préfigure les futures générations de tanks. Présents en petit nombre lors des opérations de mai et juin 1940, le canon d’assaut (« Sturmgeschütz ») voit son emploi de plus en plus élargi au point de devenir une partie intégrante des Panzer-Divisionen à la fin du conflit. De concurrent, le Sturmgeschütz s’est hissé au rang de meilleur allié du Panzer.

En fait, les deux engins sont complémentaires et en fonction de la situation et des terrains, l’un ou l’autre est plus approprié. En milieu urbain ou des compartiments de combat très cloisonnés comme le bocage normand ou les routes étroites et enlacées des Ardennes enneigées, le Sturmgeschütz est plus à son aise. Dans les grandes plaines, les steppes ou le désert, le Panzer est davantage dans son élément surtout s’il possède une excellent puissance de feu et une allonge de tir avantageuse, qui plus est servie par une optique dernier cri.

Le débat n’est pas d’opposer l’un à l’autre mais de comprendre que la victoire, ou a contrario la défaite, dépend certes de la qualité intrinsèque des engins employés, mais surtout de l’environnement dans lequel ils évoluent. L’économie de moyens n’est pas seulement de libérer un maximum de forces au « Schwerpunkt », mais aussi de dégager les « bonnes » forces.

En poussant le raisonnement un peu plus loin, la Wehrmacht aurait été mieux inspirée de déployer davantage d’unités de Sturmgeschütz en Normandie en 1944 pour libérer ses précieuses Panzer-Divisionen à l’Est ou les garder en réserve pour les utiliser dans de meilleures conditions géographiques.

L’article paru dans le magazine Batailles & Blindés n°65 (février/mars 2015) des Editions Caraktère invite le lecteur à mieux connaître ces blindés qui semblent être en apparence des Panzer atrophiés mais dont les Allemands eux-mêmes n’ont pas su tirer pleinement les avantages d’une telle idée, pourtant géniale, et d’un concept d’emploi transformé par les combats, les impératifs économiques et industriels qui en firent un Panzer comme un autre et non plus une seule arme de soutien de l’infanterie…


www.3945km.comDes origines aux conséquences de la Seconde Guerre mondiale, un siècle d’histoire militaire planétaire !

 

 

Mai 1940 : « Beute » à la française au sein de la 999/6 (GBM n°111, Editons Histoire & Collections, janvier/février/mars 2015)

23 janvier 2015 Laisser un commentaire

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Paradoxalement, le détail des combats en France de mai et juin 1940 est encore très largement méconnu. Depuis quelques années, des historiens et des passionnés s’attachent à renouveler notre connaissance des évènements de cette période. Il faut rendre grâce au travail énorme et bienfaiteur de François VAUVILLIER et de son équipe qui font de GBM « LE » magazine de l’armée française de 1914 à 1940, un exercice salvateur de réhabilitation des combattants de l’époque et surtout un exemple de travail historique irrigué par une passion sans borne.

Dans le numéro 111, la découverte du parcours et de l’équipement de la Compagnie Autonome de Protection Antiaérienne 999/6 de l’arme du Train en est une parfaite illustration. Cette unité destinée à protéger les convois routiers des attaques aériennes est équipée d’un curieux mélange d’attelages faits de camionnettes Chevrolet et mitrailleuses Maxim M-4 récupérées sur les unités de l’armée républicaine espagnole qui s’étaient réfugiées en France en février 1939. Ce montage est digne des bricolages dont les Allemands feront une de leur spécialité au cours de la guerre quand leur production nationale sera incapable de pourvoir aux besoins du front.

Ses hommes se voient crédités de cinq avions de Luftwaffe abattus.

Les quelques pages de l’article montrent aussi cruellement le désarroi dans lequel se trouvent les unités françaises et leurs hommes sur les routes de la retraite quand la défaite est consommée. Il n’y a qu’à subir, ce qui n’empêche quelques derniers sacrifices… pour l’Honneur.

Qui a dit que « Ceux de 40 » n’ont pas fait preuve d’initiative, de courage et de volonté ?


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Trucks & Tanks Magazine n°44 (Editions Caraktère, juillet / août 2014)

revue_tnt_044**** Excellent / *** Très bien / ** Bien / * Moyen / x A éviter

Malgré un sommaire faisant la part belle à l’un des best-sellers des publications dédiées à la Seconde Guerre mondiale (les chars lourds du III. Reich), ce numéro de Trucks & Tanks Magazine des Editions Caraktère poursuit une mue progressive en proposant des sujets de plus en plus contemporains ou postérieurs à 1945.

C’est ainsi que le comparatif qui oppose deux blindés adverses met aux prises cette fois-ci deux chars de la guerre Iran-Irak des années 80, un article présente deux chars aéroportés soviétiques, un autre relate l’histoire des SEAL américains et que le futur est déjà là avec les projets de robots blindés américains.

La Seconde Guerre mondiale est cependant toujours bien présente, et le camp « germanique » aussi. Le gros dossier présente tous les projets de chars lourds de la Panzerwaffe avec une très intéressante frise chronologique des projets et des chars fabriqués en série année par année.

Forcée de procéder à des expédients pour compenser ses carences de matériels, la Wehrmacht est passée maître dans la réutilisation du matériel pris à l’ennemi. Si l’usage des matériels capturés à l’Ouest en 1940 et en URSS est assez connu, les Allemands ont aussi su retourner contre les précédents propriétaires des engins d’origine anglaise ou américaine.

Face à la domination aérienne alliée, les troupes allemandes mettent également en œuvre tout un arsenal de défense antiaérienne. Une étude particulièrement précise présente les SdKfz 7/1 et 7/2 sur lesquels sont montés des canons de Flak.

Particulièrement original, un article présente le projet d’un petit char lourd de reconnaissance allemand sur châssis inspiré du T-34 et affichant des lignes similaires au PzKpfw V Panther.

Ce numéro de TnT ne sacrifie pas à la mode du 70ème anniversaire du Débarquement en Normandie, mais présente cependant la ligne des LVT (Landing Vehicles Tracked) américains utilisés lors des opérations de débarquement dans le Pacifique.

En conclusion, il s’agit d’un numéro équilibré entre thèmes classiques et originaux. La mise en page et l’iconographie est toujours de très bonne qualité.

=> Sommaire détaillé


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2e Guerre Mondiale n°54 (Mars & Clio Editions, juin / juillet 2014)

14 juin 2014 1 commentaire

revue_2gm_054**** Excellent / *** Très bien / ** Bien / * Moyen / x A éviter

Avec ce numéro, 2e Guerre Mondiale ouvre une nouvelle page de sa vie éditoriale puisque l’édition de la revue est reprise par Nicolas PONTIC son rédacteur en chef suite aux difficultés économique des Editions Astrolabe. Pour l’occasion, une nouvelle maison d’éditions a été mise sur pied : Mars & Clio Editions Il n’y a pas encore de changement dans le format et le contenu. Le lecteur non averti ne se rendra pas compte de ce changement avec ce numéro. En tout cas, bon courage à l’équipe et surtout tous nos vœux de succès éditorial et économique malgré une offre pléthorique de titres où le meilleur côtoie le pire, un noyau de lecteurs en baisse (espérons que les commémorations du 70ème anniversaire du Débarquement en Normandie apporteront de nouveaux passionnés) et des budgets loisirs / culture directement impactés par la lancinante morosité économique et le matraquage fiscal.

La plus grande partie du numéro est consacrée à une analyse de la situation stratégique du III. Reich de 1939 et 1945 et comment son outil militaire se transforme.

Ce qui marque le plus, c’est que la dimension mondiale n’est véritablement valable que pour les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Pour les autres belligérants (Italie, Japon, URSS), la guerre est essentiellement « régionale » au sens anglo-saxon du terme. Le champ de bataille du III. Reich c’est l’Europe (ou l’Asie et la Pacifique pour le pays du Soleil Levant) malgré quelques escapades en Afrique du Nord et sur les océans.

Le morceau de trop va être l’URSS envahie en juin 1941. L’échec de l’opération Barbarossa aux portes de Leningrad, Moscou et Rostov-sur-le-Don signe la fin de l’espoir d’une guerre relativement courte et victorieuse. Stalingrad annonce la défaite et modifie radicalement la situation stratégique. Le Reich ne combat plus pour vaincre mais pour ne pas perdre.

L’implication des Etats-Unis rend possible le retour de la Grande-Bretagne sur le continent européens. La défaite de l’Axe en Afrique du Nord et les débarquements en Sicile et en Italie ne sont rendus possible que grâce au support de l’Amérique.

A partir du Débarquement en Normandie et suite aux défaites majeures sur le Front de l’Est à l’été 1944, le III. Reich n’a plus d’espoir de résister et d’accrocher un match nul. La défaite devient inéluctable et les derniers sursauts de résistance, aussi étonnants qu’imprévus, ne sont que des illusions. De toute façon, la course à l’atome remportée par les Etats-Unis aurait signé le glas du Reich qui n’a pas compris le changement des équilibres stratégiques et militaires qu’entrainait l’arme atomique.

L’intérêt de ce dossier stratégique est de mettre en parallèle des perspectives pas uniquement germano-centrées et de proposer de nombreux tableaux comparatifs (effectifs mobilisés, divisions disponibles, production, etc.).

Particulièrement original, l’article sur les combats aériens au-dessus du Kouban au cours du premier semestre 1943 nous fait découvrir une facette assez peu connu du front germano-soviétique et permet d’analyser également la métamorphose des forces aériennes de l’URSS qui ont parcouru bien du chemin depuis leur quasi-disparition des cieux en juin 1941.

L’anniversaire du Débarquement en Normandie est l’occasion d’une étude assez succincte sur les chars américains dans les premières vagues d’assaut. Le contraste est saisissant entre la facilité d’Utah Beach et le naufrage à Omaha Beach.

Enfin, la dernière étude se penche sur la libération de la Corse en 1943, épisode assez peu connu mais dans lequel s’esquissent les enjeux franco-français de l’été 1944 entre résistants, armée française libre, gaullistes et velléités américaines de s’immiscer dans la politique nationale…

=> Sommaire détaillé


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