La déroute française de 1940, la faute aux Belges ? (Economica, 2015)

Un bijou ! Ce petit livre de Jean-Claude DELHEZ paru chez Economica dans la collection « Mystères de guerre » se dévore et éclaire de façon lumineuse les dispositions prises tant par les Belges que par les Français en 1940. Pour comprendre l’Histoire, il ne faut pas juger avec les yeux du moment, mais se replacer dans le contexte de l’époque… De quoi dépasser le titre quelque provocateur. Un complément indispensable à La guerre inéluctable.

Lire la suite « La déroute française de 1940, la faute aux Belges ? (Economica, 2015) »
Publicités

GBM n°115 (Histoire & Collections, 2016)

GBM 115

Tous les trimestres, GBM, le magazine 100% armée française de 1914 à 1940, propose un ensemble d’études parfaitement présentées, détaillées et originales. Ce numéro en est la parfaite illustration.

Le magazine s’ouvre sur le canon 75 TR Saint-Chamond qui est l’occasion de survoler la « controverse » à propos du général BACQUET et de ses déclarations fin 1914 sur le fait que l’armée française d’alors n’a pas besoin de canons compte tenu du manque de munitions. Lire la suite « GBM n°115 (Histoire & Collections, 2016) »

Mémorial de la bataille de France (Heimdal, 2016-2018)

Tout simplement indispensable ! Cette fresque en quatre volumes présente au jour le jour les événements de mai et juin 1940 avec un texte précis et une iconographie exceptionnelle. Après une volumineuse étude sur l’invasion allemande de mai (Le corridor des Panzers) et juin 1940 (Le carrousel des Panzers) également éditée chez Heimdal, Jean-Yves MARY se replonge sur cette période décrivant jour par jour les combats de la Hollande à Menton. Le champ est donc plus vaste et surtout prétend à une certaine exhaustivité.

Le tout remplace très avantageusement l’album mémorial Blitzkrieg à l’Ouest qui a cependant le mérite de tout couvrir en un seul volume, mais beaucoup moins exhaustif.

Lire la suite « Mémorial de la bataille de France (Heimdal, 2016-2018) »

Sturmgeschütz-Abteilungen / Panzer-Divisionen : concurrence ou complémentarité ? (Batailles & Blindés n°65, Editions Caraktère, février/mars 2015)

revue_bataillesetblindes_065

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les armées du III. Reich révolutionnent incontestablement l’utilisation de l’arme blindée. Tout d’abord en repensant le concept d’emploi des chars et leur interaction avec les autres armes, notamment l’aviation, puis en développant la notion de char de bataille (« Main Battle Tank ») qui préfigure les futures générations de tanks. Présents en petit nombre lors des opérations de mai et juin 1940, le canon d’assaut (« Sturmgeschütz ») voit son emploi de plus en plus élargi au point de devenir une partie intégrante des Panzer-Divisionen à la fin du conflit. De concurrent, le Sturmgeschütz s’est hissé au rang de meilleur allié du Panzer.

En fait, les deux engins sont complémentaires et en fonction de la situation et des terrains, l’un ou l’autre est plus approprié. En milieu urbain ou des compartiments de combat très cloisonnés comme le bocage normand ou les routes étroites et enlacées des Ardennes enneigées, le Sturmgeschütz est plus à son aise. Dans les grandes plaines, les steppes ou le désert, le Panzer est davantage dans son élément surtout s’il possède une excellent puissance de feu et une allonge de tir avantageuse, qui plus est servie par une optique dernier cri.

Le débat n’est pas d’opposer l’un à l’autre mais de comprendre que la victoire, ou a contrario la défaite, dépend certes de la qualité intrinsèque des engins employés, mais surtout de l’environnement dans lequel ils évoluent. L’économie de moyens n’est pas seulement de libérer un maximum de forces au « Schwerpunkt », mais aussi de dégager les « bonnes » forces.

En poussant le raisonnement un peu plus loin, la Wehrmacht aurait été mieux inspirée de déployer davantage d’unités de Sturmgeschütz en Normandie en 1944 pour libérer ses précieuses Panzer-Divisionen à l’Est ou les garder en réserve pour les utiliser dans de meilleures conditions géographiques.

L’article paru dans le magazine Batailles & Blindés n°65 (février/mars 2015) des Editions Caraktère invite le lecteur à mieux connaître ces blindés qui semblent être en apparence des Panzer atrophiés mais dont les Allemands eux-mêmes n’ont pas su tirer pleinement les avantages d’une telle idée, pourtant géniale, et d’un concept d’emploi transformé par les combats, les impératifs économiques et industriels qui en firent un Panzer comme un autre et non plus une seule arme de soutien de l’infanterie…


www.3945km.comDes origines aux conséquences de la Seconde Guerre mondiale, un siècle d’histoire militaire planétaire !

 

 

Mai 1940 : « Beute » à la française au sein de la 999/6 (GBM n°111, Editons Histoire & Collections, janvier/février/mars 2015)

revue_gbm_111

Paradoxalement, le détail des combats en France de mai et juin 1940 est encore très largement méconnu. Depuis quelques années, des historiens et des passionnés s’attachent à renouveler notre connaissance des évènements de cette période. Il faut rendre grâce au travail énorme et bienfaiteur de François VAUVILLIER et de son équipe qui font de GBM « LE » magazine de l’armée française de 1914 à 1940, un exercice salvateur de réhabilitation des combattants de l’époque et surtout un exemple de travail historique irrigué par une passion sans borne.

Dans le numéro 111, la découverte du parcours et de l’équipement de la Compagnie Autonome de Protection Antiaérienne 999/6 de l’arme du Train en est une parfaite illustration. Cette unité destinée à protéger les convois routiers des attaques aériennes est équipée d’un curieux mélange d’attelages faits de camionnettes Chevrolet et mitrailleuses Maxim M-4 récupérées sur les unités de l’armée républicaine espagnole qui s’étaient réfugiées en France en février 1939. Ce montage est digne des bricolages dont les Allemands feront une de leur spécialité au cours de la guerre quand leur production nationale sera incapable de pourvoir aux besoins du front.

Ses hommes se voient crédités de cinq avions de Luftwaffe abattus.

Les quelques pages de l’article montrent aussi cruellement le désarroi dans lequel se trouvent les unités françaises et leurs hommes sur les routes de la retraite quand la défaite est consommée. Il n’y a qu’à subir, ce qui n’empêche quelques derniers sacrifices… pour l’Honneur.

Qui a dit que « Ceux de 40 » n’ont pas fait preuve d’initiative, de courage et de volonté ?


www.3945km.comDes origines aux conséquences de la Seconde Guerre mondiale, un siècle d’histoire militaire planétaire !

 

 

Trucks & Tanks Magazine n°44 (Editions Caraktère, juillet / août 2014)

revue_tnt_044**** Excellent / *** Très bien / ** Bien / * Moyen / x A éviter

Malgré un sommaire faisant la part belle à l’un des best-sellers des publications dédiées à la Seconde Guerre mondiale (les chars lourds du III. Reich), ce numéro de Trucks & Tanks Magazine des Editions Caraktère poursuit une mue progressive en proposant des sujets de plus en plus contemporains ou postérieurs à 1945.

C’est ainsi que le comparatif qui oppose deux blindés adverses met aux prises cette fois-ci deux chars de la guerre Iran-Irak des années 80, un article présente deux chars aéroportés soviétiques, un autre relate l’histoire des SEAL américains et que le futur est déjà là avec les projets de robots blindés américains.

La Seconde Guerre mondiale est cependant toujours bien présente, et le camp « germanique » aussi. Le gros dossier présente tous les projets de chars lourds de la Panzerwaffe avec une très intéressante frise chronologique des projets et des chars fabriqués en série année par année.

Forcée de procéder à des expédients pour compenser ses carences de matériels, la Wehrmacht est passée maître dans la réutilisation du matériel pris à l’ennemi. Si l’usage des matériels capturés à l’Ouest en 1940 et en URSS est assez connu, les Allemands ont aussi su retourner contre les précédents propriétaires des engins d’origine anglaise ou américaine.

Face à la domination aérienne alliée, les troupes allemandes mettent également en œuvre tout un arsenal de défense antiaérienne. Une étude particulièrement précise présente les SdKfz 7/1 et 7/2 sur lesquels sont montés des canons de Flak.

Particulièrement original, un article présente le projet d’un petit char lourd de reconnaissance allemand sur châssis inspiré du T-34 et affichant des lignes similaires au PzKpfw V Panther.

Ce numéro de TnT ne sacrifie pas à la mode du 70ème anniversaire du Débarquement en Normandie, mais présente cependant la ligne des LVT (Landing Vehicles Tracked) américains utilisés lors des opérations de débarquement dans le Pacifique.

En conclusion, il s’agit d’un numéro équilibré entre thèmes classiques et originaux. La mise en page et l’iconographie est toujours de très bonne qualité.

=> Sommaire détaillé


www.3945km.com – Des origines aux conséquences de la Seconde Guerre mondiale, un siècle d’histoire militaire planétaire !

2e Guerre Mondiale n°54 (Mars & Clio Editions, juin / juillet 2014)

revue_2gm_054**** Excellent / *** Très bien / ** Bien / * Moyen / x A éviter

Avec ce numéro, 2e Guerre Mondiale ouvre une nouvelle page de sa vie éditoriale puisque l’édition de la revue est reprise par Nicolas PONTIC son rédacteur en chef suite aux difficultés économique des Editions Astrolabe. Pour l’occasion, une nouvelle maison d’éditions a été mise sur pied : Mars & Clio Editions Il n’y a pas encore de changement dans le format et le contenu. Le lecteur non averti ne se rendra pas compte de ce changement avec ce numéro. En tout cas, bon courage à l’équipe et surtout tous nos vœux de succès éditorial et économique malgré une offre pléthorique de titres où le meilleur côtoie le pire, un noyau de lecteurs en baisse (espérons que les commémorations du 70ème anniversaire du Débarquement en Normandie apporteront de nouveaux passionnés) et des budgets loisirs / culture directement impactés par la lancinante morosité économique et le matraquage fiscal.

La plus grande partie du numéro est consacrée à une analyse de la situation stratégique du III. Reich de 1939 et 1945 et comment son outil militaire se transforme.

Ce qui marque le plus, c’est que la dimension mondiale n’est véritablement valable que pour les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Pour les autres belligérants (Italie, Japon, URSS), la guerre est essentiellement « régionale » au sens anglo-saxon du terme. Le champ de bataille du III. Reich c’est l’Europe (ou l’Asie et la Pacifique pour le pays du Soleil Levant) malgré quelques escapades en Afrique du Nord et sur les océans.

Le morceau de trop va être l’URSS envahie en juin 1941. L’échec de l’opération Barbarossa aux portes de Leningrad, Moscou et Rostov-sur-le-Don signe la fin de l’espoir d’une guerre relativement courte et victorieuse. Stalingrad annonce la défaite et modifie radicalement la situation stratégique. Le Reich ne combat plus pour vaincre mais pour ne pas perdre.

L’implication des Etats-Unis rend possible le retour de la Grande-Bretagne sur le continent européens. La défaite de l’Axe en Afrique du Nord et les débarquements en Sicile et en Italie ne sont rendus possible que grâce au support de l’Amérique.

A partir du Débarquement en Normandie et suite aux défaites majeures sur le Front de l’Est à l’été 1944, le III. Reich n’a plus d’espoir de résister et d’accrocher un match nul. La défaite devient inéluctable et les derniers sursauts de résistance, aussi étonnants qu’imprévus, ne sont que des illusions. De toute façon, la course à l’atome remportée par les Etats-Unis aurait signé le glas du Reich qui n’a pas compris le changement des équilibres stratégiques et militaires qu’entrainait l’arme atomique.

L’intérêt de ce dossier stratégique est de mettre en parallèle des perspectives pas uniquement germano-centrées et de proposer de nombreux tableaux comparatifs (effectifs mobilisés, divisions disponibles, production, etc.).

Particulièrement original, l’article sur les combats aériens au-dessus du Kouban au cours du premier semestre 1943 nous fait découvrir une facette assez peu connu du front germano-soviétique et permet d’analyser également la métamorphose des forces aériennes de l’URSS qui ont parcouru bien du chemin depuis leur quasi-disparition des cieux en juin 1941.

L’anniversaire du Débarquement en Normandie est l’occasion d’une étude assez succincte sur les chars américains dans les premières vagues d’assaut. Le contraste est saisissant entre la facilité d’Utah Beach et le naufrage à Omaha Beach.

Enfin, la dernière étude se penche sur la libération de la Corse en 1943, épisode assez peu connu mais dans lequel s’esquissent les enjeux franco-français de l’été 1944 entre résistants, armée française libre, gaullistes et velléités américaines de s’immiscer dans la politique nationale…

=> Sommaire détaillé


www.3945km.com – Des origines aux conséquences de la Seconde Guerre mondiale, un siècle d’histoire militaire planétaire !

39/45 Magazine n°321 (Editions Heimdal, avril 2014)

revue_3945magazine_321**** Excellent / *** Très bien / ** Bien / * Moyen / x A éviter

Ce numéro de 39/45 Magazine revient sur un épisode connu du Front de l’Est, le sauvetage du sud du Front de l’Est après Stalingrad grâce au contre conçu par MANSTEIN autour de Kharkov en février / mars 1943. La première partie de cette étude revient sur la situation des deux belligérants après l’encerclement de la VI. Armee et les options qui s’ouvrent aux deux camps. C’est donc l’occasion de revenir sur la retraite menée avec brio des forces allemandes et sur les ambitions démesurées soviétiques qui surestiment leur potentiel et surtout l’effondrement de la Wehrmacht.

Sont également offerts aux lecteurs deux portraits de combattants français qui continuent la lutte après la défaite du printemps 1940. L’un se retrouve sur le « Georges Leygues » et participe ainsi aux débarquements de Normandie et de Provence. L’autre portrait s’attarde sur l’un des héros de l’escadrille Normandie-Niemen qui combat aux côtés des forces aériennes soviétiques (VVS).

Original, la seconde partie du dossier sur l’OSS en Birmanie apporte fait découvrir un théâtre d’opération peu connu de la Seconde Guerre mondiale et l’intérêt de ces opérations un peu particulières dans cette région particulière.

La rubrique archéologique quitte encore une fois la terre pour sonder les fonds sous-marins et s’attarder sur un sous-marin italien coulé dans l’estuaire de la Gironde par un submersible britannique en décembre 1940.

Quelques très beaux profils couleurs accompagnent l’iconographie. Les cartes sont par contre de pauvre qualité. De nombreuses reproductions couleurs d’objets d’époque accompagnent également les photos.

=> Sommaire détaillé

=> 39/45 Magazine n°321, Editions Heimdal, mars 2014, 6,90 € (prix à parution, France métropolitaine), 66pages

=> Texte, photos N&B et couleurs, cartes, profils couleurs, reproductions couleurs d’objets d’époque.

www.3945km.com – Des origines aux conséquences de la Seconde Guerre mondiale, un siècle d’histoire militaire planétaire !

2e Guerre Mondiale n°53 (Editions Astrolabe, mars / avril 2014)

revue_2gm_053**** Excellent / *** Très bien / ** Bien / * Moyen / x A éviter

La couverture de ce numéro peut alimenter tous les fantasmes de certains et toute la haine des autres. Le principal dossier du numéro est consacré l’ésotérisme et à l’occultisme nazi. La première question qui peut se poser est : quoi de neuf ? En fait, sur le fond pas grand-chose. Les articles reviennent sur la société de Thulé, Heinrich HIMMLER, le château du Wewelsburg et les codes de la SS. Mais au-delà de cette synthèse bien faite, l’intérêt de ce dossier réside surtout sur le mythe et sa déclinaison dans les milieux néonazis ou d’extrême-droite ainsi que l’exploitation que le cinéma en a faite avec notamment Indiana Jones. En bref, passionnant et questionnant sur les propres interprétations qui peuvent être faites de l’Histoire.

Justement, les deux articles de la rubrique « comprendre l’Histoire » analysent d’un côté la pratique de la reconstitution (certains diront de l’histoire vivante) et ses questions morales, et de l’autre côté l’image des soldats de la Seconde Guerre mondiale dans l’esprit du grand public où les clichés jouent un rôle prépondérants, souvent entretenus par le cinéma et certains ouvrages loin d’être exemplaire d’un point de vue rigueur historique et scientifique.

Trois articles plus centrés sur les aspects militaires du conflit sont également présents et méritent tous une grande attention. Le premier est une très bonne synthèse des généraux limogés. Si les exemples allemands viennent le plus facilement à l’esprit, et sont les plus nombreux, des généraux américains et britanniques furent aussi l’objet de limogeage. L’article ne propose pas une succession de portraits, mais au contraire chercher à faire une synthèse des motivations (défaite, désobéissance, santés, difficultés relationnelles…) et des conséquences. Comme le rappelle son auteur, l’article est vraiment une construction originale qui n’est pas la transcription de tel ou tel ouvrage.

L’autre synthèse particulièrement bien réussie est celle qui analyse la réaction allemande face au Débarquement allié en 1944, non pas sous un angle purement militaire, mais sous celui des conséquences sur la répression qui s’instaure, notamment face à la multiplication des actes de résistance et de sabotage. Après quelques exemples, l’auteur essaye de comprendre l’origine de cette brutalité (idéologie nazie, expérience du Front de l’Est, lutte contre les partisans, priorité aux impératifs militaires).

Enfin, un article revient sur les combats dans la région d’Orel à l’automne 1941 lors de la course final vers Moscou. Les blindés allemands se font durement étrillés par les chars soviétiques à Mtsenk, bataille peu connue, mais qui est un épisode de plus qui va progressivement stopper, user et laminer les forces combattantes de la Wehrmacht à l’Est. Deux superbes profils couleurs de chars allemands aux couleurs pré-hivernales sur des pleines pages A4 accompagnent l’article.

=> Sommaire détaillé

=> 2e Guerre Mondiale n°53, Editions Astrolabe, mars / avril 2014, 6,95 € (prix à parution, France métropolitaine), 84 pages

=> Texte, photos N&B et couleurs, cartes, profils couleurs

www.3945km.com – Des origines aux conséquences de la Seconde Guerre mondiale, un siècle d’histoire militaire planétaire !

Militaria Magazine n°344 (Editions Histoire & Collections, mars 2014)

revue_militaria_344**** Excellent / *** Très bien / ** Bien / * Moyen / x A éviter

Au-delà des habituelles rubriques d’annonces, d’informations et malheureusement de publicités, ce numéro de Militaria Magazine comprend un article très original sur les combats du bataillon du Mont-Blanc issu des forces de la Résistance dans les Alpes fin 1944 / début 1945 contre notamment les chasseurs alpins allemands de la 5. Gebirgs-Division. Anecdotique quant à son impact sur les opérations en général, cet épisode n’en démontre pas moins la vaste étendue de détails qu’il reste à découvrir et à explorer sur la Seconde Guerre mondiale. Les reproductions d’uniformes d’époque sont très belles.

Ce numéro poursuit l’imposante revue des insignes de la « Yeomanry » qui en est ici à sa 22ème partie et se concentre sur le 104 (Essex Yeomanry) Regiment Royal Horse Artillery (Palestine, Afrique du Nord, Italie, Autriche – Birmanie et Inde pour la 414 Battery) et sur le 147 (Essex Yeomnary) Regiment Royal Horse Artillery (Grande-Bretagne, Normandie, Pays-Bas, Allemagne). Bien plus que les présentations des insignes, cette série d’articles est une vraie encyclopédie de toutes les unités qui puisent leurs traditions dans les anciennes milices britanniques formées à la fin du XVIIIème siècle.

La suite de l’étude sur les sabres et épées de la Polizei sous le III. Reich est l’opportunité de découvrir de belles pièces et surtout la complexité de l’organisation policière à cette époque. Dans le même genre, un article poursuit son exploration des outils du soldat allemand de la Seconde Guerre mondiale avec ce sixième volet consacré aux cisailles et porte-pelles. Très spécialisé et construit comme une sorte d’inventaire, celui-ci se focalise surtout sur les caractéristiques visuelles des outils présentés. Comme pour les matériels plus lourds (canons, chars, etc.), l’armée allemande fait feu de tout bois également dans le domaine des petits équipements individuels en recyclant des stocks de la Première Guerre mondiale et de belligérants vaincus.

Particulièrement intéressant, un article présente sous toutes les coutures la tenue d’un fantassin soviétique en 1942 et commence une série d’articles sur l’officier belge en 1940.

La couverture pourrait laisser penser que le numéro contient un gros morceau consacré sur les hommes des U-Boot en Méditerranée. En fait, il n’y a que quatre pages consacrées au commandant de l’U-617, Albrecht BRANDI. Les photos et les pièces de collection sont néanmoins exceptionnelles. Dommage que l’article soit aussi réduit !

Plus contemporain, le second article consacré aux pilotes de l’US Navy au cours du Vitenam contient quelques belles reproductions d’uniformes. Les photos d’époque sont par contre un peu décevantes.

=> Sommaire détaillé

=> Militaria Magazine n°344, Editions Histoire & Collections, mars 2014, 7,50 € (prix à parution, France métropolitaine), 84 pages

=> Texte, photos N&B et couleurs, cartes, profils couleurs, reproductions couleurs d’objets d’époque

=> Rechercher un exemplaire à acheter sur eBay

www.3945km.com – Des origines aux conséquences de la Seconde Guerre mondiale, un siècle d’histoire militaire planétaire !