Ligne de Front n°100 (Caraktère, 2022)

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Un numéro 100 pour Ligne de Front qui comprend pas mal de bonnes surprises ! Avec des exercices d’uchronie qui sortent de l’ordinaire et qui évitent les pièges qui tendent à exagérer l’avance technologique allemande…

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Présentation

Interview d’auteur

Tout d’abord, il faut apprécier l’interview par Nicolas PONTIC de son complice Benoît RONDEAU (les deux collaborent depuis maintenant pas mal d’années dans plusieurs revues dont récemment 2e Guerre mondiale et Batailles) qui parle de son travail et de son approche éditoriale à l’occasion de la parution chez Caraktère de son livre La guerre du désert, héros et faits d’armes. Les lecteurs qui le connaissent retrouveront des thèmes qui lui tiennent à cœur avec en plus quelques précisions sur la façon dont il a construit son dernier livre ainsi que quelques informations sur des projets. Voilà de quoi introduire intelligemment le dernier article qui y fait également explicitement référence avec l’aventure de Victor TURNER de la 1st Armoured Division durant la bataille d’El Alamein.

Aux sources des Navy SEALS

Particulièrement original, l’article sur les Amphibious Scouts and Raiders puis des Opernational Naval Demolition Units américains permet de comprendre l’origine de ce qui amène progressivement à la naissance des Navy SEALS. Une culture qui remonte directement à la Seconde Guerre mondiale et à ses nombreuses opérations combinées de débarquement.

Mythe de supériorité technologique ?

La très bonne surprise vient du dossier uchronique composé de deux parties : et si la guerre en Europe avait débuté en 1940 et si elle s’était terminée en 1946 ? Nicolas PONTIC évite de tomber dans les pièges habituels de ce types d’exercice qui peut facilement devant la contemplation béate des projets allemands de la fin du conflit dans le domaine des chars, des avions à réaction, des optiques infrarouge, des missiles, etc.

Mieux, il détricote même le mythe d’une Wehrmacht à l’aube d’une domination technologique absolue. Car à y regarder de près, ses adversaires ne sont pas si en retard que cela, voire même déjà un peu en avance sur de nombreux domaines. Cela dit, la technique ne fait pas tout comme le rappelle l’exercice dévolu à 1940. Dans ce cas, l’auteur reste dubitatif sur les possibilités françaises de l’emporter, même avec des matériels plus modernes, compte tenu des questions doctrinales et stratégiques qui se révèlent rédhibitoires tant qu’elles ne sont pas résolues.

L’exercice concernant le déclenchement de a Seconde Guerre mondiale en Europe avec quelques mois d’écart permet de s’imprégner des projets de chars et d’avions polonais particulièrement méconnus.

Un siècle d’artillerie russe…

La guerre en Ukraine donne l’occasion de proposer une étude sous forme de grand « pont » au sujet de l’artillerie russe en analysant la place qu’elle occupe dans la culture opérationnelle depuis la Seconde Guerre mondiale. L’actualité rappelle ainsi l’importance de la question de la logistique et de la mobilité de cette arme. Ainsi, Nicolas PONTIC rappelle au travers de quelques exemples de la nature structurante des stocks d’obus dans les plans de feux et les différents missions proposées (préparation, couverture, suppression, contre-préparation, contre-batterie). La conclusion ne peut être que temporaire en attendant de mesurer avec recul les résultats de la confrontation actuelle entre Ukrainiens et Russes où se mêle en outre l’utilisation extensive des drones…

Volontaire danois

Stephan CAZENAVE revient sur l’une des figures des volontaires danois de la Waffen-SS, Egon CHRISTOPHERSEN. Celui-ci intègre d’abord la SS-Division Wiking puis la 11. SS-Freiwilligen-Panzergrenadier-Division Nordland avec laquelle il combat en Croatie contre les partisans puis à Narva qui fait l’objet de quelques détails. Son parcours à la fin du conflit est ensuite davantage résumé. a noter quelques clichés originaux appartenant à des fonds privés.

En conclusion

En conclusion, un très bon numéro qui parvient à éviter les pièges de l’uchronie type « Wehrmacht 1946 ». Le seul défaut revient aux rubriques d’actualités, qui outre de reprendre des billets parus dans Zone militaire, duplique des brèves parus dans Batailles & Blindés n°111 quelques jours avant…

Voir aussi…

Sommaire

  • Actualités
  • Nicolas PONTIC, 5 questions à… Benoît RONDEAU
  • Nicolas PONTIC, Aux origines des Navy Seals, reconnaître et sécuriser les plages
  • Nicolas PONTIC, Et si la guerre avait débuté en 1940 ? Les Alliés auraient-ils pris l’avantage ?
  • Nicolas PONTIC, Et si la guerre s’était prolongée en 1946 ? Le mythe de la supériorité technologique allemande battu en brèche
  • Nicolas PONTIC, L’artillerie, atout maître de l’armée russe ? La « déesse » de la guerre en question
  • Stephan CAZENAVE, Le lion danois de Narva, Egon Christophersen
  • Benoît RONDEAU, Victor Turner, 6 Pounder contre Panzer

Thèmes abordés

Caractéristiques

  • Nombre de pages : 82
  • Langue : Français
  • Couverture : souple
  • Reliure : agrafée
  • Dimensions : 21 x 29,7 cm
  • Prix conseillé France à la date de parution : 7,80 € TTC

Historique de la page

  • 26/12/2022 : création

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