Divisions de cavalerie françaises

L’armée française comprend dix divisions de cavalerie quand débute la Première Guerre mondiale. La nature du conflit les réduit à un rôle secondaire et finalement seules six divisions de cavalerie demeurent à la fin du conflit. En 1921, la 2ème Division de Cavalerie (DC) est dissoute et les cinq autres restantes sont qualifiées de légères. Elles sont destinées à des missions de reconnaissance et d’éclairage au profit du corps de bataille principal composé des divisions d’infanterie. En 1930, les divisions de cavalerie sont renumérotées de de 1 à 5 : 1ère Division de Cavalerie (DC), 2ème Division de Cavalerie (DC), 3ème Division de Cavalerie (DC), 4ème Division de Cavalerie (DC) et 5 Division de Cavalerie (DC).

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Au cours de l’Entre-Deux-Guerres, la cavalerie se trouve au cœur des errements doctrinaux français. L’apparition d’unités de dragons portés est une véritable innovation puisqu’elle représente un exemple concret de motorisation de l’infanterie. Malheureusement l’initiative n’est pas poursuivie jusqu’au bout. Le maintien d’unités uniquement à cheval et la dualité qui s’instaure au sein des divisions de cavalerie leur donne le surnom de « pétrole-picotin » voire même « cambouis-crottin ».

En juillet 1935, la 4ème Division de Cavalerie (DC) est transformée en 1ère Division Légère Mécanique (DLM). Un an plus tard en 1936, la 5ème Division de Cavalerie (DC) est à son tour transformée et prend la dénomination de 2ème Division Légère Mécanique (DLM).

En septembre 1939, quand la Seconde Guerre mondiale éclate en Europe à la suite de l’invasion de la Pologne par le III. Reich, l’armée française ne possède plus que trois divisions de cavalerie. Elles sont transformées en Division Légères entre décembre 1939 et février 1940 par la cession d’une de leurs deux brigades à cheval et de la réduction de leur régiment d’artillerie. Le 10 février 1940, elles prennent le nom de Divisions Légères (DL). Le 16 février 1940 est créée la 4ème Division Légère (DL), le 25 février 1940 la 5ème Division Légère (DL). Elles utilisent toutes les deux des éléments cédés par les trois premières unités. Le 3 mars 1940, les cinq unités sont renommées Divisions Légères de Cavalerie (DLC).

Précurseur dans l’effort de motorisation durant l’Entre-Deux-Guerres, les divisions de cavalerie ne sont pas en mesure d’aller jusqu’au bout de leur mue. Cet handicap est irrémédiable lors du déclenchement de l’opération Fall Gelb et de la bataille de France.

Bibliographie