Divisions blindées françaises

Les premières grandes unités blindées françaises sont mises sur pied par la Cavalerie avec les Divisions Légères Mécaniques (DLM). Deux sont prêtes avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. L’Infanterie met plus de temps à finaliser son concept et ce n’est qu’en janvier 1940 qu’apparaissent les premières Division Cuirassées dites de Réserve (DCR). Au moment de l’Armistice du 22 juin 1940, cinq Divisions Légères Mécaniques (DLM) et quatre Divisions Cuirassées (DCR) sont constituées. Le projet de créer trois autres Divisions Légères Mécaniques (DLM) est abandonné compte tenu de la situation stratégique.

De nouvelles grandes unités blindées sont ensuite constituées avec le support américain qui fournit le matériel et la logistique. Trois divisions blindées sont ainsi levées (1ère, 2ème et 5ème Divisions Blindées). Elles participent à la Libération de la France et à l’invasion de l’Allemagne.

Au cours de la Guerre Froide, cinq autres divisions sont mises sur pied (3ème, 6ème, 7ème, 8ème et 10ème Divisions Blindées).

La réorganisation et le changement de format des armées à la fin du XXème siècle et au début du XXIème siècle entraînent de profondes modifications dans la constitution et la dénomination des grandes unités blindées. Les divisions blindées disparaissent pour laisser place à trois brigades blindées (2ème, 6ème et 7ème Brigades Blindées).  En 2016, la 1ère Division et la 3ème Division sont néanmoins réactivées mais dans un format interarmes.

Bibliographie :

Dominique LORMIER, Mai-juin 1940, les causes de la défaite, panorama inédit des responsabilités politiques et militaires (Alisio, 2020) : livre de plus de deux cent cinquante pages analysant les causes de la défaite française à l’Ouest en 1940 remettant en cause le principe que seule la France serait responsable en rappelant les erreurs britanniques, belges et hollandaises (héritage du Traité de Versailles, rendez-vous diplomatique raté avec l’Italie de Benito MUSSOLINI et conséquence indirectes de l’invasion de l’Ethiopie, erreurs de Maurice GAMELIN et opposition avec Alphonse GEORGES sur l’ampleur de la manœuvre Dyle-Breda, dispersion des divisions blindées, rôle d’Edouard DALADIER, combativité de l’armée française, contexte de l’Armistice).